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in Revue internationale de politique comparée Publié en 2008
RAVINET Pauline
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Le processus de Bologne, ou processus de coordination européenne des politiques d’enseignement supérieur développé en dehors des instances communautaires, montre que la résistance initiale à l’UE peut paradoxalement être motrice dans la construction d’un espace européen d’action publique. Cet article analyse l’ambiguïté de cette résistance. Elle a en effet permis le lancement rapide d’un processus puissant dans un domaine où l’UE n’a pas compétence. Mais ce processus a ensuite pu s’institutionnaliser parce qu’il mobilisait des ressources engagées par la Commission, et surtout parce que ses objectifs étaient compatibles avec la matrice de l’économie et la société de la connaissance, promue et diffusée par l’UE depuis les années 1990.

Cette thèse porte sur le changement des politiques d’armement en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au niveau européen de 1976 à 2010. Elle repose sur l’analyse transversale des politiques et des programmes en cooperation des missiles antichar TRIGAT. Face aux développements européens (OCCAR, Agence européenne de la défense et directive sur les marchés publics de défense et de sécurité) et aux réformes nationales libérales (privatisation, nouveau management public), ce travail interroge la redéfinition du rôle et des instruments de l’État dans ce domaine d’action publique. Il s’agit de comprendre pourquoi les gouvernements initient ces changements, puis d’analyser le fonctionnement au concret de la coopération européenne. Cette étude montre que la montée vers l’Europe s’explique par le « double mouvement » de la libéralisation : on assiste à la mise en œuvre de réformes libérales et au renforcement des stratégies de politique industrielle de défense gouvernementales au sein de la coopération. Les tensions engendrées par la combinaison de ces enjeux expliquent à la fois l’institutionnalisation de nouvelles organisations européennes et le maintien des États comme acteurs prédominants. On observe la mutation des stratégies de « patriotisme économique » des Etats entre niveaux national et européen. Plus qu’un transfert de compétences dans un jeu à somme nulle, ces développements créent une gouvernance européenne multi-niveaux qui ne se réduit pas à l’Union européenne : dans ce cadre, les gouvernements restent déterminants, tandis que les organisations européennes participent d’une intégration négative fondée sur la création d’un marché (market making).

in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publié en 2006-09
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in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publié en 2008
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Publié en 2009-06
MULLER Pierre
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Entre le triomphe de l'État-régulateur attesté par la multiplication des interventions publiques dans tous les domaines de la vie quotidienne et le développement des approches néolibérales depuis les années 1970, entre les demandes par les citoyens de nouvelles formes de participation politique et le constat que les politiques publiques sont de plus en plus déterminées en fonction des contraintes internationales, le modèle français de politiques publiques semble en crise. Cet ouvrage propose, au carrefour de savoirs juridiques, économiques, sociologiques et de science politique, l’analyse des politiques publiques, c’est-à-dire une science de l’État en action.

La période des années cinquante et soixante constitue un extraordinaire laboratoire d’idées pour qui veut comprendre les transformations de la société française. C’est une époque où, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, parvient au pouvoir une génération de leaders politiques, syndicaux, professionnels qui vont tenir les rênes du pouvoir jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire serait-on tenté de dire. Au-delà des clivages politiques où idéologiques, et sans vouloir faire de cette période une sorte « d’âge d’or », il est tout à fait intéressant de constater la capacité de ces élites à construire une vision cohérente de la société française et de rôle que l’État doit y jouer à travers la mise en place de politiques modernisatrices. Aucun secteur n’échappe ainsi à cette volonté de changement et l’agriculture, avec les lois d’orientation de 1960 et 1962, y prend toute sa part (...).

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