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Cette thèse analyse l’action publique dans le domaine du gouvernement des langues à travers l’étude de la transformation de la politique d’enseignement des langues étrangères en France, en Allemagne et au Luxembourg. L’analyse vise à expliquer comment des politiques d’enseignement des langues relativement similaires en termes d’objectifs et de moyens mis en œuvre produisent des résultats significativement différents dans deux cas a priori très proches que sont la France et l’Allemagne. Retraçant le processus d’institutionnalisation de ces politiques sur le temps long, la démonstration montre que ces différences ne s’expliquent que partiellement par des dynamiques infra-sectorielles. L’explication des variations d’output et d’outcome de la politique d’enseignement des langues étrangères nécessite de prendre en compte la configuration politique et sociétale dans son ensemble à travers une perspective systémique : le découpage sectoriel ou intersectoriel de l’objectif du multilinguisme et les effets d’interaction entre la politique d’enseignement des langues et d’autres secteurs de politique publique expliquent des variations dans la perception d’utilité des langues par les individus et leur motivation de s’investir dans l’apprentissage de ces dernières, et partant les différences de résultat de cette politique. L’absence de lien direct entre inputs, outputs et outcomes de la politique d’enseignement des langues soulève la question des limites de l’action publique en matière de gouvernement des langues, limites qui sont liées à la réactivité de l’Etat à des préférences contradictoires des citoyens et au lien entre langue et citoyenneté dans les sociétés monolingues.

Publié en 2013-09 Collection Que sais-je ? : 2534
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L’analyse des politiques publiques constitue, plus que jamais, un outil indispensable pour comprendre les enjeux auxquels sont confrontées les sociétés contemporaines. Multiplication des interventions publiques dans tous les domaines de la vie quotidienne, tentatives de réponses aux grands problèmes économiques ou environnementaux, les gouvernements sont écartelés entre des contraintes toujours plus fortes liées à la mondialisation et des demandes citoyennes de participation politique renouvelée. Dans ce contexte, le modèle français d’action publique pourra-t-il répondre à ces défis ? Cet ouvrage propose, au carrefour des savoirs juridiques, économiques, sociologiques et de science politique, une introduction à la science de l’État en action. (Résumé éditeur)

Cette analyse comparée des politiques de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle en Europe retrace les conditions de genèse et d'institutionnalisation d'une action publique à ce sujet en France, en Suède et au Royaume-Uni depuis le début du 20ème siècle et dans les années 1960/1970 avant d'interroger leur évolution depuis les années 1990 à aujourd’hui. Focalisant sous quelles formes et par quelles justifications les pouvoirs publics dans les trois pays ont décidé d'intervenir pour organiser des services d'accueil des jeunes enfants et des dispositifs de congé parental, l'analyse insiste initialement sur les différences qui marquent historiquement ces politiques. Elle met ensuite en visibilité une série des changements graduels récents agencés dans les trois cas autour de deux axes communs : un processus de « défamilialisation » d'un côté, combinant une prise en charge étatique accentuée de la petite enfance et une diversité croissante des services. Un processus de « parentalisation » de l'autre côté, traduit par une orientation publique du travail familial visant à favoriser à la fois une plus grande participation professionnelle des parents et une implication parentale plus égalitaire au sein du foyer. Cette re-définition similaire des frontières entre public et privé dans les trois cas laisse voir une tendance à la convergence articulée autour d'une nouvelle conception des rapports de genre. Mise en perspective avec l'intervention accrue des instances communautaires dans ce domaine, cette convergence atteste de l'imbrication croissante des politiques publiques européennes, révélant un cas où l'influence de l'Europe ne peut être ni prouvée, ni écartée.

Publié en 2011-09 Collection Que sais-je
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L’analyse des politiques publiques constitue, plus que jamais, un outil indispen-¬sable pour comprendre les enjeux auxquels sont confrontées les sociétés contemporaines. Multiplication des interventions publiques dans tous les domaines de la vie quotidienne, tentatives de réponses aux grands problèmes économiques ou environnementaux, les gouvernements sont écartelés entre des contraintes toujours plus fortes liées à la mondialisation et des demandes citoyennes de participation politique renouvelée. Dans ce contexte, le modèle français d’action publique pourra-t-il répondre à ces défis ? Cet ouvrage propose, au carrefour des savoirs juridiques, économiques, sociologiques et de science politique, une introduction à la science de l’État en action.

Publié en 2011-08 Nom de la conférence 11ème congrès de l'Association française de science politique (AFSP), section thématique n° 17 Excellence scientifique et prise de parole dans l’espace public. Le cas de l’analyse des politiques publiques
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Cette thèse porte sur le changement des politiques d’armement en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et au niveau européen de 1976 à 2010. Elle repose sur l’analyse transversale des politiques et des programmes en cooperation des missiles antichar TRIGAT. Face aux développements européens (OCCAR, Agence européenne de la défense et directive sur les marchés publics de défense et de sécurité) et aux réformes nationales libérales (privatisation, nouveau management public), ce travail interroge la redéfinition du rôle et des instruments de l’État dans ce domaine d’action publique. Il s’agit de comprendre pourquoi les gouvernements initient ces changements, puis d’analyser le fonctionnement au concret de la coopération européenne. Cette étude montre que la montée vers l’Europe s’explique par le « double mouvement » de la libéralisation : on assiste à la mise en œuvre de réformes libérales et au renforcement des stratégies de politique industrielle de défense gouvernementales au sein de la coopération. Les tensions engendrées par la combinaison de ces enjeux expliquent à la fois l’institutionnalisation de nouvelles organisations européennes et le maintien des États comme acteurs prédominants. On observe la mutation des stratégies de « patriotisme économique » des Etats entre niveaux national et européen. Plus qu’un transfert de compétences dans un jeu à somme nulle, ces développements créent une gouvernance européenne multi-niveaux qui ne se réduit pas à l’Union européenne : dans ce cadre, les gouvernements restent déterminants, tandis que les organisations européennes participent d’une intégration négative fondée sur la création d’un marché (market making).

La période des années cinquante et soixante constitue un extraordinaire laboratoire d’idées pour qui veut comprendre les transformations de la société française. C’est une époque où, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, parvient au pouvoir une génération de leaders politiques, syndicaux, professionnels qui vont tenir les rênes du pouvoir jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire serait-on tenté de dire. Au-delà des clivages politiques où idéologiques, et sans vouloir faire de cette période une sorte « d’âge d’or », il est tout à fait intéressant de constater la capacité de ces élites à construire une vision cohérente de la société française et de rôle que l’État doit y jouer à travers la mise en place de politiques modernisatrices. Aucun secteur n’échappe ainsi à cette volonté de changement et l’agriculture, avec les lois d’orientation de 1960 et 1962, y prend toute sa part (...).

in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publié en 2011
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Le problème des inégalités entre les hommes et les femmes dans les administrations n’a pas encore, en France, reçu toute l’attention qu’il mérite. Certes, des recherches importantes ont été menées (notamment par certaines des contributrices à ce numéro), mais la question des rapports de genre dans l’administration ne bénéficie pas, aujourd’hui, d’une légitimité scientifique à la mesure l’importance des enjeux auxquels elle correspond, aussi bien du point de vue du management public que de l’analyse des politiques publiques.

Questionner la construction politique des métiers féminisés d’intervention dans la sphère privée présente un intérêt pour qui s’interroge sur l’inégale prise en charge du travail domestique et du travail de care, mais aussi plus généralement sur les relations entre le politique et le privé. L’objet de cette thèse est d’étudier la régulation politique des métiers qui sont occupés dans la sphère privée, à 95% par des femmes. Il s’agit de mettre à jour les processus historiques et politiques ayant conduit, au niveau national, à la construction de régulations collectives concernant ces métiers. Visant à articuler l’analyse des politiques publiques, de l’Etat-providence, de la sociologie de l’emploi et des professions, cette thèse distingue quatre types de processus pouvant affecter les régulations collectives des métiers : ceux de professionnalisation, déprofessionnalisation, précarisation et déprécarisation. Ce cadre théorique est alors utilisé pour étudier les situations de l’Allemagne et de la France, most similar cases, pour lesquels les règles concernant les métiers ont été construites différemment depuis les années 1970. L’enjeu de la thèse est de comprendre comment les politiques sociales ciblées sur la demande de care et de travail domestique ont pu contenir des ressources et des contraintes pour le développement, par les acteurs, de normes concernant les métiers. Nous montrons que les rapports Eglise-Etat, la phase de problématisation, le contenu des instruments de politiques sociales et leur visibilité sont des variables déterminantes permettant de rendre compte du développement de normes pour les métiers.

in Politiques et management public Sous la direction de LAUFER Jacqueline, MULLER Pierre Publié en 2011
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Le problème des inégalités entre les hommes et les femmes dans les administrations n’a pas encore, en France, reçu toute l’attention qu’il mérite. Certes, des recherches importantes ont été menées (notamment par certaines des contributrices à ce numéro), mais la question des rapports de genre dans l’administration ne bénéficie pas, aujourd’hui, d’une légitimité scientifique à la mesure l’importance des enjeux auxquels elle correspond, aussi bien du point de vue du management public que de l’analyse des politiques publiques.

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