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La mobilisation sociale qui dure maintenant depuis plus de deux mois en Bulgarie s’est cristallisée autour d’une double demande de démission, du Premier ministre Bojko Borissov (GERB, droite populiste) et du procureur général, Ivan Gechev. Les manifestants, rassemblés autour du slogan « La mafia, dehors ! », exigent des élections anticipées, avant le scrutin législatif prévu en mars 2021. Leur mouvement se veut une dénonciation de l’arrogance des élites, des collusions entre milieux politiques et économiques, des usages politiques de la justice, ainsi que de la corruption au sein de l’appareil d’Etat. Pour en comprendre le déclenchement, il convient de considérer plusieurs échelles de temps, court terme et moyen terme. La distribution des protagonistes comprend des lanceurs d’alerte, des oligarques, des hommes politiques soupçonnés d’entretenir des relations illicites avec ces derniers et le Parquet. Les affrontements se jouent sur plusieurs scènes, politico-économique, partisane et judiciaire...

in La France et l’Europe médiane : construction des savoirs savants Sous la direction de MARÈS Antoine Publié en 2020-02
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[résumé de l'ouvrage] Ce volume vise à mieux cerner le monde français de l’enseignement supérieur et de la recherche comme producteur des savoirs sur l’Europe médiane – l’espace situé entre l’Allemagne et la Russie – en abordant leur production et leur transmission des années 1840 au XXIe siècle. Certaines institutions (École libre des sciences politiques, VIe section de l’EPHE, Langues’O et universités) ont joué un rôle capital dans ce domaine. Sans exclure les approches transversales, l’histoire, la géographie, la littérature et les sciences politiques ont été ici privilégiées. Les contributions combinent approches nationales et régionales (Europe baltique, centrale, balkanique ou orientale). Comment s’est structuré le champ ? Quels sont les champs disciplinaires concernés et comment évoluent-ils ? Quels sont les contenus des savoirs dispensés ou diffusés ? Quels sont les liens entre savoirs universitaires, savoirs savants et savoirs publics ? Quelles sont les relations entre milieux savants et pouvoirs publics ? Qui sont les acteurs ? Telles sont quelques-unes des questions sur lesquelles les auteurs ont été invités à se pencher. Une première synthèse et un premier bilan sur le sujet à travers des institutions et des parcours individuels.

Contenu de l'ouvrage : Introduction Partie 1.Façonner, dire, interdire le « je » en Bulgarie :Puissance publique et stratégies de résistance minoritaires - Chapitre 1. Contribution à l’historiographie de l’assimilation forcée des musulmans de Bulgarie - Chapitre 2. Faire taire l’altérité. Police de la langue et mobilisations linguistiques au temps de l’assimilation forcée des Turcs de Bulgarie(1984-1989) - Chapitre 3. Voyages en identités. Les espaces-temps du re/de-venir des Turcs de Bulgarie établis en Turquie - Chapitre 4. Les mobilités du postcommunisme : Pratiques migratoires et constitution d’un champ de recherche sur les migrations en Bulgarie - Chapitre 5. Usages politiques du passé et controverses historiographiques en Bulgarie : le cas du « massacre de Batak » (1876) - Chapitre 6. Du balkanisme à une histoire transnationale des Balkans ? - Partie 2. Politiques anti-juives, historiographie et mémoire de la Shoah en Bulgarie - Chapitre 7. Les Juifs de Bulgarie et des territoires yougoslaves et grecs occupés par la Bulgarie pendant la Seconde Guerre mondiale - Chapitre 8. La spoliation des biens juifs en Bulgarie pendant la Seconde Guerre mondiale : un état des lieux historiographique - Chapitre 9. Nationalization through Internationalization. Writing, Remembering, and Commemorating the Holocaust in Macedonia and Bulgaria after 1989 - Partie 3. Faire État-nation en Macédoine post-yougoslave : de la conflictualité armée à la concurrence des emblèmes identitaires - Chapitre 10. The Former Yugoslav Republic of Macedonia: between Ohrid and Brussels - Chapitre 11. Maillage communal, frontières et nation :les imaginaires, enjeux et pratiques de la décentralisation en Macédoine - Chapitre 12. The Political Uses and Social Lives of “National Heroes”: Controversies over Skanderbeg’s Statue in Skopje - Chapitre 13. Macédoine-Grèce: les pouvoirs de la métonymie

Bulgaria was amongst the first states in Europe to hold trials with an exclusive focus on anti-Jewish persecutions during the Second World War. On 24 November 1944, a chamber solely dedicated to the prosecution of anti-Jewish crimes was established within the People’s Courts (1944–1945). This judicial action thus constitutes a unique experiment in the qualification of crimes, the use of material/testimonial evidence, the establishment of proof, and the devising of sentencing policy. Seen as a stage on which several contenders fought over the reading of the recent past and the present in the making, the Court also offers a lens on the complex interplay between the prosecution of war crimes and the crafting of revolutionary changes as well as on the relations between Jews and non-Jews at the end of the war. Drawing on a diversity of archival records (accusation files and protocols of the hearings among others), the article will underline two paradoxes. First, the chamber established to prosecute anti-Jewish crimes ended up building a master narrative of “collective innocence” centered on the “rescue of the Bulgarian Jews,” which has remained dominant in Bulgarian public discourse to this day. Second, the communist Jews who had fought for the recognition of Jewish suffering ultimately took part in the euphemization of Jewish experiences of the war. In resorting to justice, they hoped to convince the local Jewry to stay in Bulgaria and build socialism there. For that purpose, they had to prove that the wartime policies were the deeds of a handful of “fascists.” Henceforth, they embraced the official discourse of interethnic solidarity in combat and sorrow, thus downplaying the specificity of the Jewish predicament.

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Plan : I. Dépasser le binarisme victime passive / victime active ; II. Quels procès ? Quels crimes ? Quelles places pour les victimes ? Élargir le spectre de l’analyse ; III. Devenir victime : acquisition d’une expertise et exercice d’un jugement ? ; IV. Témoigner, être évalué ; V. Établir la preuve par la victime : quelques pistes.

in Droit et société Sous la direction de JAKŠIĆ Milena, RAGARU Nadège Publié en 2019-09
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La construction en objet d’intérêt de la catégorie de victimes a suscité des cadrages privilégiés. Certains travaux ont décrit, pour mieux le déplorer, l’avènement d’une « société des victimes » dans laquelle une sensibilité presque exclusive à cette condition singulière se serait cristallisée, simplifiant le récit de faits complexes, alimentant les concurrences entre victimes et entraînant l’orientation exclusive des procédures judiciaires vers des enjeux de réparation. D’autres recherches ont pointé la permanence d’un soupçon qui aurait continué à peser sur les personnes manifestant de manière trop présente dans les arènes judiciaires les souffrances qu’elles avaient endurées. Plutôt que d’adopter une position de surplomb par rapport à ces débats sur la centralité ou la marginalité des victimes, une aspiration a guidé la constitution de ce dossier : se tenir au plus près des acteurs – qu’il s’agisse de personnes qualifiées de victimes, de professionnels de la justice ou de la police, etc. – et restituer les opérations critiques par lesquelles ils sont amenés à prendre parole, à faire récit de leur expérience, établir des faits et formuler des attentes. Au-delà des sensibilités disciplinaires plurielles des articles ici rassemblés (anthropologie, sociologie, sociologie historique du politique), une même attention aux détails minuscules, à la matérialité à travers laquelle gestes et actes adviennent, traverse les écritures dans une démarche qui fait écho aux analyses du processus de victimisation par le droit. Nous pensons ici aux travaux de Yannick Barthe sur les victimes d’essais nucléaires français  ou de Janine Barbot et Nicolas Dodier sur les procès d’hormone de croissance. Ces derniers envisagent le procès comme un dispositif  de temps long non réductible aux audiences et comme le site privilégié pour étudier « les moments de confrontation des victimes aux différentes juridictions, civiles ou pénales ». Le procès apparaît ici comme un moment constitutif de l’identité des victimes engagées dans un « travail normatif » pour obtenir réparation des dommages qu’elles estiment avoir subis...

in Mariages à l’européenne. Les coproductions cinématographiques intra-européenne depuis 1945 Sous la direction de PALMA Paola, POZNER Valérie Publié en 2019-06
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[résumé de l'ouvrage] La coproduction cinématographique, voulue par les gouvernements européens après la Seconde Guerre mondiale, est un objet multiforme : modalité de coopération économique et technique, elle recouvre aussi des enjeux politiques, et elle est le vecteur de synergies artistiques et de transferts culturels. C’est un révélateur des déterminations que la situation politique, économique et diplomatique internationale fait peser sur la fabrique des films. Dix pays européens, de l’Ouest comme de l’Est, sont ici envisagés dans leurs collaborations croisées, dans une démarche qui permet d’écrire autrement l’histoire du cinéma européen, et de contribuer ainsi à une histoire culturelle de l’Europe contemporaine.

in Local Dimensions of the Second World War in Southeastern Europe Sous la direction de BOUGAREL Xavier, GRANDITS Hannes, VULESICA Marija Publié en 2019-05
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At dawn, on 11 March 1943, 3,264 Jews from the southern city of Bitola in Bulgarian-held Macedonia were rounded up. In the middle of the night, the Jewish quarter of the city, where all the Jews had been relocated in the fall of 1942, was sealed by the army and the police. At five in the morning, twenty groups, each comprising a police officer, rank and file police, soldiers and a teacher, started touring the houses, telling the Jews they had one hour to collect their things. Each household was allowed 30 kilograms of luggage. In the freezing cold, the Jews were walked under guard to the train station located on the other side of the river Dragor which carves the town in two halves. After a body search and several hours of waiting in the snowy winter, the Jews of Bitola were transferred to a temporary detention camp in Skopje. By the end of March, the detainees had been transported to Treblinka and exterminated. An estimated 116 Jews managed to escape the deportations.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2019-01
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La Macédoine qui vient de se rebaptiser « Macédoine du Nord » le 11 janvier pourrait devenir le 30e membre de l'Otan. En dépit de la crise que ce nouveau nom suscite chez les nationalistes grecs, une nouvelle configuration de la scène politique rend possible une telle adhésion.

Much public controversy has surrounded the discussion of the Holocaust in Bulgaria during the Second World War. Whilst about 48,000 Bulgarian Jews from Bulgaria (in its pre-1941 boundaries) were not deported and survived the war, an estimated 11,343 Jews in the territories of Yugoslavia and Greece occupied by Bulgaria in April 1941 were rounded up, deported and later exterminated. Key issues in these disputes over the past revolve around the pondering of Bulgaria and Germany’s respective responsibilities in the deportations, as well as the reasons behind the diverging fate of the Jews in the “old” and “new” kingdoms. In examining the historiography and memory policies relating to the Holocaust in Yugoslav Macedonia and Bulgaria, the present paper demonstrates that a similar reconsideration might also be warranted in Southeast Europe.

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