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in Note d’actualité de l’OFCE Publié en 2015-12
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L’analyse du tissu productif français mène aux conclusions suivantes : ■ Le coût du travail. La France a un coût salarial horaire voisin de celui de l'Allemagne. Le problème de la France vient davantage d’un coût du travail nettement plus élevé dans les services marchands, ces derniers étant un intrant important des industries manufacturières. L'Espagne se distingue par son entrée dans une politique de modération salariale. ■ L'investissement productif. Le volume d’investissement n’est pas en cause. C’est bien la nature de l’investissement réalisé par les entreprises qui est questionnable. L’investissement des entreprises semble notamment trop orienté vers l’immobilier, du fait de prix élevés, et non vers la montée en gamme. ■ Le positionnement en gamme. La France fait des efforts de R&D significatifs mais plus faibles que les pays les plus innovants, comme l'Allemagne. ■ La destruction créatrice. Dans l'ensemble, la vision commune qui voit en France un déficit de création d'entreprises est fausse. La France peine pourtant à renouveler en profondeur l’appareil productif du fait d'un processus concurrentiel qui avantage les entreprises déjà en place. Plus globalement, le diptyque « faiblesse structurelle des investissements productifs et en R&D–concurrence en prix de nos voisins » représente une réelle menace de décrochage de l'appareil productif français. L’économie française est « prise en sandwich » entre d'un côté une concurrence en prix croissante et d'un autre côté une anémie persistante de son effort de recherche et de ses investissements productifs. Dans ce contexte, il faut que les politiques fiscales mises en place dernièrement (CICE) se traduisent par des gains réels de compétitivité, soit via les prix pratiqués par les entreprises à court terme, soit via des investissements modernisant l'appareil productif français à plus long terme. Les futurs gouvernements devront trancher sur l’avenir du tissu productif fran- çais, entre d’un côté orienter le pays vers une économie de services aux entreprises, insérée dans la chaîne de valeur mondiale mais sans réelle spécialisation industrielle, et de l’autre, engager la spécialisation du pays vers des industries considérées comme des leviers importants de la compétitivité future du pays, comme l’énergie, l’aéronautique, et les industries liées à la santé. Une chose semble claire aujourd’hui : le redressement du tissu productif français a besoin de politiques bien plus ambitieuses que la simple mise en place d’incitations fiscales.

The three-tier inclining block tariff (‘‘IBT’’) issued by the Chinese government in 2010 is focusing attention of energy economists, among whom Lin and Jiang (2012. Designation and influence of household increasing block electricity tariffs in China. Energy Policy 42, 164–173) who assert that the issued tariff is unsuited to meet the social and environmental objectives it was designed for. These authors offer an alternative four-tiered IBT, the performance of which they show by evaluating its welfare and income distribution effects taking the current uniform tariff as reference. To measure the surplus loss to a representative household in a given block the authors use the trapezoid approach. But, because of the limited data on demand, they calculate the household’s response by using a constant point estimate of the own-price elasticity of electricity demand. In this note I show there is an incompatibility between these two modeling assumptions. Combining them is causing an upward bias in the surplus loss, which is of significance given the large price change associated with the IBT. I then offer a correction to this bias.

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Few endogenous growth models have focused attention on the strong Porter hypothesis that stricter environmental policies induce innovations, the benefits of which exceed the costs. A key assumption underlying this hypothesis is that policy strictness pushes firms to overcome some obstacles to profit maximization. This paper incorporates pollution and taxation in the model of Aghion and Griffith (2005) of growth which includes satisficing managers and non-drastic innovation. Our theoretical results predict the strong Porter hypothesis. However, assuming drastic innovation in the model, we predict the weak Porter hypothesis. We also consider several extensions, such as a simultaneous competition policy or a command and control policy.

Les réformes qui ont conduit à la libéralisation des marchés de l’énergie ont considérablement influencé le comportement d’innovation des utilités électriques dans certains pays. Aux Etats-Unis, elles ont provoqué une diminution de l’investissement en R&D environnementale de ces entreprises, mais aussi des dépôts de brevets des équipementiers. En ce qui concerne l’Europe, l’existence d’une influence ou pas de ces réformes sur les dépôts de brevets verts n’a pas été clairement démontrée. L’objet de cet article est précisément de répondre à cette question à partir d’un échantillon des principales utilités électriques ayant déposé leurs brevets à l’Office Européen des Brevets sur la période 1980-2005.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2015-02
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L’engagement de la France dans la transition énergétique peut se résumer en une phrase : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 75 % en 2050 par rapport à leur niveau de 1990. Pour y parvenir, des objectifs de sobriété énergétique et de réduction du recours aux énergies fossiles ont été inscrits dans le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte (PLTE), dont la discussion à l’Assemblée a débuté le 1er octobre 2014 pour un vote solennel le 3 mars 2015. Il est ainsi prévu de diviser par deux la consommation d’énergie finale d’ici à 2050 (avec un objectif intermédiaire de – 20 % en 2030), de porter à 32 % la part des sources d’énergie renouvelable dans cette consommation en 2030 et de ramener à 50 %, en 2025, la part de l'énergie nucléaire dans la production électrique hexagonale. Cependant, pour atteindre les grands objectifs fixés par cette loi – au terme de débats houleux, notamment sur le nucléaire –, il va également falloir renforcer les instruments qui, concrètement, permettront de les mettre en œuvre. Ces instruments se déclinent en deux grandes familles : d’une part, les normes et, d’autre part, les instruments économiques (taxes ou marché de permis d’émission) destinés à rendre coûteux le fait d’émettre des gaz à effet de serre.

This book addresses the foundations of economic growth at the firm level, combining both theoretical and econometric contributions by established scholars. Challenging ideas revisit Marshall's view on the management of innovation, investigate the decision of firms to venture into entrepreneurship and clarify some misunderstanding about Schumpeter's views. The book goes on to shed light on the classical specialisation-flexibility trade-off and provides a vision on the role of the knowledge-based economy and firm networks on technology development. Firm survival and performance, price-cost margins and the determinants of research intensity are also investigated econometrically. This book will be of great relevance to students and the academics involved in research projects that address issues of firm growth, behaviour and performance. It will also appeal to practitioners seeking tangible results concerning the relationship between key economic variables at the firm level, and to policymakers who need to be aware of the impact that changes in the organization of industries and markets may have on the performance of firms.

The paper focuses on the innovative French broadband Internet industry that is characterised by inertia phenomena in terms of technology choice. We argue that although inertia on the supply side helps to explain the faster diffusion of ADSL, a more complete picture can be obtained when we consider the existence of costs faced by customers when switching between Internet Service Providers (ISPs). We calculate these so-called “switching costs” and conclude that they act as a barrier to customers' mobility, thus bringing about a dominance of the technology supplied by the largest firm.

Publié en 2010-03
BIANCO Dominique
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Une manière de vérifier la pertinence de la théorie de la croissance endogène est de tester en économie fermée l’existence d’une relation entre l’innovation et la productivité globale des facteurs. Plus récemment, cette approche a été élargie afin de tenir compte des externalités induites par les activités d’innovation venant de l’étranger. Cet article tente de tester cette relation dans le cas d’un pays souvent négligé, le Luxembourg, à partir d’un modèle vectoriel à correction d’erreurs. Ce modèle, plus flexible que l’approche qui consiste à relier de manière ad hoc la productivité à l’innovation, nous permet de tester le caractère exogène des externalités induites par les activités étrangères en R&D.

Cette étude aborde la question de la cohérence des notes des experts dégustateurs en vin. Chacun sait l’importance que peuvent avoir leurs notes sur les comportements d’achat de certains consommateurs et sur les décisions des viticulteurs qui attendent leur publication pour fixer le prix de sortie des vins primeurs. Des études hédonistiques ont montré qu’il existait des différences significatives entre ces experts aussi bien dans le marché des primeurs qu’à l’aveugle après mise en bouteille. Alors que certains clament l’infaillibilité des experts, d’autres, trouvent que leurs notes sont peu corrélées. Dans ce papier nous nous intéressons à la cohérence du système de notation de deux experts fameux : R. Parker et F. Dubourdieu. Nous considérons un millésime pour lequel il n’y a pas ou peu de désaccord : l’excellent 1989 pour un échantillon de grands vins de Bordeaux. Nous proposons une mesure de cohérence inter-temporelle du système de notation de chaque expert dans un cadre paramétrique (β-convergence) et non-paramétrique (Cronbach-α). Puis, nous testons la cohérence inter-personnelle, c’est-à-dire entre les notations des deux experts pour ce même millésime (Spearman, Cronbach-α). Nous évaluons ensuite cette cohérence dans le cadre de modèles multivariés conditionnels à partir desquels nous testons si les différences de notation reflètent des préférences pour des caractéristiques objectives relatives à l’assemblage et l’élevage.

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