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In France, immigrants are more likely to be unemployed or in low-skilled work than their native-born peers. Immigrants face a number of challenges to entering and advancing in the French labor market, including discrimination, foreign qualification recognition, and limited professional networks. Moreover, the French labor market is structurally unfavorable to new entries, whether migrants or native-born youth, and foreign nationals from outside the European Union (EU) are barred from many public- and private-sector jobs. Despite these obstacles, the government has not made a policy priority of getting newcomers into jobs. Integration policy in France has traditionally come in the form of urban policy, targeting disadvantaged neighborhoods that often happen to have a large number of immigrants and their children rather than immigrants themselves. While there have been significant reforms to integration policy since 2000, the focus of these reforms has been cultural, not socioeconomic, integration. Many features of France's robust workforce development system are available to immigrants upon arrival, including use of the public employment service that provides job search assistance and career counseling, but immigrants are excluded from the more prestigious elements like vocational training. This report examines how well mainstream employment policies, in combination with recent integration policy reforms—particularly the introduction of a new category, "newly arrived migrants"—are supporting migrants' integration into the labor market and advancement into middle-skilled jobs. The report provides an overview of immigrants' progress in the French labor market and analyzes recent French immigration policy and the relevant aspects of employment policy, language and vocational training, and antidiscrimination programs. Finally, the report proposes some policy recommendations.

Cet article propose un état des lieux empirique de la question de la ségrégation des populations immigrées en France. Il fournit des informations quantifiées, jusqu’ici très rares dans la recherche française, sur le niveau et l’évolution de la ségrégation de ces populations en utilisant les données issues de cinq recensements successifs et en diversifiant les outils de mesure. Un passage en revue théorique explicite les liens entre l’intégration des immigrés et leur distribution dans l’espace. Alors que la théorie de l’assimilation spatiale prédit une sorte de disparition naturelle de la ségrégation, les évolutions régulièrement décroissantes ne sont observées dans ce travail que pour les immigrés venus d’Espagne et d’Italie. Les immigrés venus d’Afrique ou de Turquie se caractérisent non seulement par des niveaux de ségrégation bien plus forts mais également par des évolutions plus contrastées, difficilement interprétables en termes d’assimilation spatiale. La multiplication des outils de mesure ainsi que des zones géographiques analysées met en évidence la complexité de l’analyse quantitative de la ségrégation spatiale et la diversité des facettes de ce phénomène.

in Revue française de sociologie Publié en 2006
SAFI Mirna
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Cet article porte sur l'intégration des immigrés en France en tant que processus démographique, économique, social et politique. Les méthodes utilisées sont de type quantitatif et se fondent sur l'exploitation statistique de l'enquête MGIS (Mobilité géographique et insertion sociale, INSEE-INED, 1992). En partant d'une littérature qui met l'accent sur le caractère multidimensionnel et segmenté du processus d'intégration des immigrés, on a cherché à élaborer une typologie empirique de ce dernier permettant de tester l'existence de différents modèles. On montre alors que l'hypothèse classique de l'intégration qui suppose l'existence d'un processus de convergence uniforme n'est validée que pour le cas des Espagnols. D'autres modèles plus complexes et plus segmentés semblent caractériser les différentes communautés représentées dans l'enquête.

Using data from the three rounds of the European Social Survey, this article investigates the disparities in life satisfaction measures between the first- and second-generation immigrants, on the one hand, and the natives, on the other hand, in 13 European countries. Two major theoretical hypotheses explaining the lower level of immigrants’ subjective well-being are tested: the straight line assimilation and the effect of discrimination. The main finding is that immigrants’ relative dissatisfaction does not diminish with time and across generations, which refutes the predictions of the assimilation paradigm. However, when ethnic groups are compared, the discrimination some of them perceive in the host society seems to be a more consistent explanation for their lower life satisfaction level. The effect of discrimination is measured with an attempt to correct for the endogeneity bias that it may lead to by using simultaneous regressions with instrumental variables.

in L'enquête sociologique Sous la direction de PAUGAM Serge Publié en 2010
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Ce document de travail s’inscrit dans une série de textes résultant de l’exploitation de l’enquête « Trajectoires et Origines, enquête sur la diversité des populations en France » (TeO). Il s’agit de versions de travail qui seront publiées sous une forme révisée dans un ouvrage aux Editions de l’Ined. L’enquête TeO est une coproduction de l’Ined et de l’Insee. Elle a été réalisée entre septembre 2008 et février 2009 par les enquêteurs de l’Insee. Elle décrit et analyse les conditions de vie et les trajectoires sociales des individus en fonction de leurs origines sociales et de leur lien à la migration. Elle s’interroge sur l’importance et l’impact des expériences de discrimination sur les parcours des individus. TeO a été réalisée auprès d’environ 21 000 personnes nées entre 1948 et 1990, vivant dans un ménage ordinaire en France métropolitaine en 2008. Pour les individus fils ou filles d’immigré ou d’une personne née dans un DOM, le champ représentatif de l’enquête est limité aux personnes nées après 1958. Le questionnaire de TeO explore l’histoire migratoire de personnes ou de leurs parents, décrit leurs parcours scolaires et professionnels, leur histoire résidentielle et leurs conditions de logement, leur vie familiale, les modalités de transmission des langues et la religion. De façon transversale, il examine l’accès des individus aux biens et services (travail, logement, services, soins…) ainsi que les discriminations pouvant y faire obstacle. Bien qu’évoquant à de nombreuses reprises la couleur de la peau comme facteur de discrimination, l’enquête n’a finalement pas enregistré cette caractéristique personnelle, suivant en cela l’avis du Conseil constitutionnel du 15 novembre 2007.

in La Vie des Idées Publié en 2008-06-26
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Dix ans après la revue Population, la Revue Française de Sociologie vient de publier un dossier-débat sur l’usage des catégories ethniques en sociologie. Les contributions permettent de mesurer la légitimité sociale et politique croissante de ces instruments.

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