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Publié en 1999
OHJI Kenta
XIFARAS Mikhaïl
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L'universalisme européen confond l'universel et ses propres prétentions. Sa version contemporaine (qu'incarne Habermas) fondée sur le modèle de l'échange communicationnel ne fait pas exception en proposant des procédures de légitimation valables en tous lieux et en tous temps sans même chercher à comprendre la portée réelle du modèle hors contexte européen. Mais l'universalisme s'est-il jamais demandé ce qu'est l'universel pour les autres ? Ce bref essai propose au lecteur, sous une forme qui se veut légère et accessible au non spécialistes, un petit voyage philosophique de Francfort à Königsberg, jusqu'à Kyôto puis Tôkyô. Durant ce voyage, de dialogues avortés avec des Japonais fictifs en rencontres plus ou moins réussies avec de vrais philosophes du XXe siècle, un touriste de plus en plus philosophe découvre que l'universel ne se déclame pas, mais doit s'éprouver, dans le triple sens du terme : prouver, ressentir, expérimenter. Cette découverte ouvre ainsi une nouvelle voie d'accès à l'universel, purgée de tout eurocentrisme : non pas l'échange, mais la rencontre, avec ses risques et ses surprises. Se dessine alors un devenir possible, et souhaitable, de l'activité philosophique en ces temps de mondialisation.

in Revue française d'histoire des idées politiques Publié en 2002-04
XIFARAS Mikhaïl
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Le jeune Marx, encore influencé par Savigny, tente d’élaborer une science du droit qui puisse, tout en satisfaisant aux exigences internes de la discipline, prétendre être vraiment philosophique, c’est-à-dire à la fois rationnelle au sens hégélien du terme et politiquement critique, donnant ainsi une signification moderne à la formule jurisprudentia vera philosophia est. Par la critique conjointe de la loi et de la coutume, Marx cherche à se dégager du romantisme au nom de droits populaires universels, qui doivent beaucoup aux études des germanistes de l’École Historique, dont Marx se démarque cependant dès 1843, abandonnant l’idée d’une critique interne du droit, et soldant ainsi cette tentative par un échec.

Sous la direction de XIFARAS Mikhaïl Publié en 2008
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Le dispositif des savoirs juridiques contemporains et l’agencement des disciplines scientifiques qui l’accompagne reposent sur la distinction de trois ordres de vérités et par suite de trois champs de compétences : décrire le réel revient aux sciences de la société ; la science juridique à la tâche de décrire les règles de droit dont la justification rationnelle incombe à la philosophie. Cet agencement disciplinaire a été institué au cours du XIXème siècle mais conçu au XVIIIème, sous la forme d’une critique de la scientia civilis traditionnelle. Les Lumières produisent les catégories, méthodes et modes de raisonnement qui vont conduire à l’émergence de savoirs du droit nouveaux, au premier rang desquels l’économie politique ou les sciences camérales et à la transformation profonde des savoirs du droit existants. On peut dans ce sens isoler un « moment XVIIIème siècle » de la pensée juridique de l’Europe continentale qui gouverne la mise en place du dispositif des savoirs juridiques contemporains. Les auteurs de ce volume se sont attachés à étudier les déplacements conceptuels qui ont présidé à la naissance ou au renouvellement de la science politique, la science sociale, les sciences de gestion, l’économie politique et la philosophie du droit en les réinscrivant dans la perspective juridique d’où ils procèdent pour une large part. Ce faisant, ils ont voulu éclairer, dans une perspective généalogique, la compréhension du dispositif des savoirs juridiques contemporains et mieux cerner, dans une perspective d’histoire de la pensée et des discours juridiques, ce que les Lumières firent au droit et à sa science.

in Corpus Publié en 2004
XIFARAS Mikhaïl
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Rendre compte de la théorie de la propriété de Proudhon est une gageure, tant abondent, dans cette oeuvre brouillonne, chaotique et parfois boursouflée, les formules contradictoires, les raccourcis confondants, les approximations grossières. Pourtant, depuis deux siècles, Proudhon ne cesse d'avoir des lecteurs, parmi lesquels des commentateurs sérieux qui se· réclament de lui2• Si le seul style prophétique expliquait cette constance, cette théorie devrait être ramenée à un brillant exercice de rhétorique, et son auteur à un pamphlétaire de génie. Proudhon lui-même croit mériter toutes les reconnaissances, celle du tribun et celle du savant. S'il confesse volontiers l'aspect chaotique et contradictoire de ses écrits, il ne cesse néanmoins jamais de réclamer à ses lecteurs qu'ils rendent justice à son travail, en le considérant comme une authentique, sérieuse, et peut être même tragique recherche de la vérité3 (...).

in La doctrine en droit administratif. Actes du colloque de l'Association française de droit administratif Publié en 2010
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in Canadian Journal of Law & Jurisprudence Publié en 2016
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Familiar legal theories are epistemologically and politically stato-centric theories; they aim to rationalize intra- and inter-national legal systems. If this Westphalian approach were abandoned, then its replacement might be called Global Law, which invites theorizing that is not stato-centric. When that change happens, one would talk about a Global Turn in legal theory. Describing this turn is the aim of the present paper. To this end I am going to present two ideas and three intuitions—not to mention a couple of ambiguities. The two ideas concern the history and the geography of Global Law. The three intuitions are about the fate of legal theory itself in this new emerging context. What follows is neither a substantial or positivistic analysis, nor a prediction or a wish. I point out tendencies, things that are happening more and more.

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Commençons par dire que nous partageons l'idée directrice énoncée dans l'article de MM. Beaud et Libchaber : la question centrale est celle de la liberté de l'université, victime à la fois d'une tutelle étatique écrasante et d'un manque patent de moyens financiers. L'université se meurt du manque de liberté, la conquérir engage au moins autant l'accès aux ressources financières que la restauration de formes de vertus collectives, à travers l'encouragement de bonnes pratiques. À ce constat, nous ajouterions volontiers que cette conquête est indissociable d'un vigoureux renouveau intellectuel et institutionnel, d'une transformation profonde de la conception dominante de ce que doit être la pensée juridique et les manières de l'enseigner. C'est sur ce point que nous divergeons. Il en résulte, par exemple, que nous peinons à voir dans le CNU ou l'agrégation des institutions favorables à la liberté académique que nous appelons de nos voeux. Il en résulte surtout que, contrairement à ce qu'ils écrivent, nous ne pensons pas que « La difficulté à envisager la critique de Sciences Po tient à ce qu'elle est impuissante à formuler des griefs utiles pour le renouvellement de l'université ». Nous n'estimons pas non plus qu'être professeurs à Sciences Po nous place dans le système extra-universitaire, faisant de nous des déserteurs (« La défection, c'est la fuite hors de l'université ! »). Sciences Po est un établissement hybride à la fois public et privé, à vocation de service public, qui tient de son passé le statut de grande école et de son présent celui d'université sélective et payante (plus précisément, de « grand établissement » au sens de l'article L. 717-1 du Code de l'éducation), comme il en existe partout dans le monde. Son statut offre à son École de droit la possibilité de jouir d'une plus grande autonomie que les facultés de droit. Ce qui en fait moins un « concurrent déloyal » (sa petite taille rendrait de toute façon cette concurrence dérisoire) qu'un laboratoire où peut s'expérimenter, avec son lot nécessaire de tâtonnements, d'erreurs et de réussites, d'autres manières de faire du droit et de l'enseigner. Dans ce sens, l'expérimentation qui s'y poursuit n'est pas trop éloignée pour offrir de quelconques enseignements aux facultés de droit ; tout au contraire, et comme l'article le suggère au demeurant très bien, elle présente d'autres manières de faire le même métier, un peu plus librement peut-être, un peu plus joyeusement aussi (« C'est que nous faisons le même métier, mais dans des conditions si différentes ! Si nous avions leurs moyens, et leur liberté, nous serions très heureux »). La « critique intellectuelle » que le projet de l'École de droit porte au modèle dominant (mais pas hégémonique, tant s'en faut !) dans les facultés de droit nous paraît mériter d'être pris au sérieux, car elle est au coeur du projet de conquête de cette liberté académique et politique que nous appelons tous de nos voeux. [Premier paragraphe de l'article]

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Les Théories Générales de l'État sont des théories épistémologiquement et politiquement statocentristes, élaborées par des communautés nationales de juristes savants. Ce qui vient " après" peut être appelé Droit Global, expression confuse mais stimulante. Dans le Droit Global, on change d'échelle voir d'objet, mais on peut aussi changer de paradigme, prendre le Global Turn. Les théories globales du droit global ne s'intéressent pas aux mêmes choses, ne relèvent pas de la même esthétique et ne déploient pas les mêmes modes de raisonnement.

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