Co-auteur
  • HUBERT Paul (61)
  • TIMBEAU Xavier (61)
  • CREEL Jérôme (54)
  • LE BAYON Sabine (54)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (133)
  • Rapport (13)
  • Contribution à un site web (13)
  • Working paper (13)
  • Voir plus
0
vues

0
téléchargements
Après une année 2006 favorable dans la zone euro, le PIB affichant une progression de 2,9 %, les chiffres du premier semestre 2007 apparaissent nettement plus contrastés. Dans la continuité des performances de la fin 2006, la croissance du PIB a atteint 0,6 % au premier trimestre. Elle s’est avérée par contre décevante au deuxième trimestre (0,4 %), soulevant ainsi de nombreuses interrogations sur la poursuite de la reprise dans un contexte marqué par la crise bancaire et financière qui a éclaté durant l’été. Les difficultés pourraient en outre s’accroître en raison de la poursuite de l’appréciation de l’euro. L’intransigeance de la Banque centrale européenne (BCE), contrastant avec la baisse amorcée des taux directeurs aux États-Unis, pousserait l’euro vers de nouveaux sommets. L’année 2008 serait alors marquée par le ralentissement de l’investissement par rapport à 2006 et 2007 et par des difficultés grandissantes pour les entreprises exportatrices de la zone euro. La dynamique favorable qui s’était jusqu’ici enclenchée serait freinée même si la zone euro resterait à l’abri des turbulences financières avec une croissance de 2,5 % en 2008.

1
vues

0
téléchargements
La crise des dettes souveraines au début de l'année 2010 a pour l'instant eu un impact limité sur la croissance de la zone euro. Cette dernière a en particulier été forte au deuxième trimestre avec un rebond à 1 % (après 0,3 % au premier trimestre). L'activité a d'abord été tirée par des facteurs techniques puis par le redressement de l'investissement. La performance de l'Allemagne a été impressionnante (+2,2 % de croissance au deuxième trimestre 2010). Les facteurs qui ont soutenu la croissance au premier semestre 2010 continueraient d'être actifs en fin d'année. De ce fait, le PIB de la zone euro progresserait de 1,7 % en moyenne en 2010. Mais les interrogations liées aux dettes publiques ont laissé des traces, puisque les primes de risques sur les taux publics restent élevées dans plusieurs pays jugés fragiles par les marchés financiers (Grèce, Portugal, Espagne, Italie et Irlande) et que des plans de rigueur très forts ont été adoptés dans plusieurs pays, ce qui pèsera sur leur demande intérieure et donc sur les débouchés des autres pays. En 2011, la croissance du PIB de la zone euro resterait de 1,7 %, moins forte que ce que la dynamique entrevue en 2010 aurait pu laisser supposer. En effet, la restriction budgétaire deviendra générale dans la zone, intervenant alors même que le PIB par tête est inférieur de 4,2 % à son niveau du début 2008, que le taux de chômage reste élevé (9,9 % en 2011) et que le financement des entreprises reste problématique.

2
vues

0
téléchargements
À la suite de quatre trimestres consécutifs de forte baisse du PIB, le second trimestre 2009, avec une contraction du PIB de – 0,1 % seulement, apporte l’espoir d’une stabilisation au sein de la zone euro, au moment où la croissance repart aux États-Unis. Cette timide amélioration se produit après le trimestre le plus noir de la crise, au cours duquel le taux de croissance a atteint – 2,5 %. La récession prolongée s’explique par une contraction de toutes les composantes du PIB : la consommation privée a baissé, non compensée par la consommation publique, et le recul de l’investissement, en particulier de l’investissement productif, a été d’une ampleur sans précédent par rapport au début des années 1990, avec un recul de – 5,3 % au premier trimestre 2009. Dans l’ensemble de la zone, le chômage a crû de plus de deux points depuis le premier trimestre 2008, pour atteindre 9,3 % au second trimestre 2009. En outre, la crise touchant symétriquement les pays développés et en développement, le commerce extérieur n’a pas compensé l’atonie de la demande interne. Selon nos prévisions, la zone euro devrait néanmoins renouer avec une croissance positive dès le troisième trimestre 2009. Pourtant, il serait prématuré de parler de reprise. La dégradation de l’emploi se poursuivrait encore tout au long de l’année 2010, témoignant de l’emprise de la crise sur les évolutions conjoncturelles à venir. Surtout, les pertes passées des banques et le désendettement probable des agents non financiers pèseront sur le financement de nouveaux projets et entraveront la demande à court et moyen terme. Ainsi, quand bien même le niveau de vie par habitant dans la zone euro repartirait à la hausse, il ne récupérera pas avant des années le niveau qui prévalait avant la crise, restant marqué par la chute historique qu’il vient de subir. En dépit d’une consommation privée déprimée, l’investissement productif devrait augmenter dès le troisième trimestre. La situation de reprise s’amorçant dans tous les pays, le commerce extérieur devrait à nouveau contribuer à la croissance. En outre, après une période de déstockage massif, les stocks devraient se reconstituer. Après deux trimestres de rattrapage en 2009, la croissance en 2010 s’établirait à 0,8 % en moyenne annuelle, la consommation privée restant faible, et la consommation publique ralentissant dans une perspective de maîtrise des déficits publics. L’investissement devrait croître faiblement (0,2 % en 2010), et le commerce extérieur devrait se rétablir, mais sans retrouver son niveau d’avant la crise. En comparaison, les États-Unis renoueraient avec la croissance dès le troisième trimestre 2009, croissance qui devrait se poursuivre à un rythme plus modéré en 2010.

3
vues

3
téléchargements
Cet article analyse les politiques conduites par les différentes banques centrales pour sortir de la crise. La Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Japon ont lancé de nouveaux programmes de mesures non conventionnelles. La Banque d’Angleterre a maintenu le statu quo. Quant à la Banque centrale européenne (BCE), elle est intervenue pour enrayer le mouvement de spéculation sur les dettes souveraines en achetant des titres publics mais, en même temps, elle a réduit le nombre de ces opérations de refinancement à long terme. Ces divergences se sont accentuées en début d’année 2011 après qu’une nouvelle flambée du prix du pétrole ait provoqué une accélération de l’inflation. Pourtant, si l’inflation est bien repartie à la hausse, il est erroné de considérer qu’il y a des tensions inflationnistes. L’inflation sous-jacente est en effet toujours au point mort et le niveau de chômage ne fait pas craindre d’effets de second tour. La BCE, en décidant une hausse des taux d’intérêt par crainte des tensions inflationnistes, pourrait donner le signal d’un mouvement plus général de hausse des taux. Cette décision pourrait fragiliser la reprise et aboutirait à un policy-mix franchement restrictif. Aux États-Unis, la hausse des taux serait plus tardive et motivée par un objectif de normalisation de la politique monétaire plutôt que par le souci de lutter contre un regain éphémère de l’inflation. Quant au Japon, le tsunami puis l’accident nucléaire écartent la perspective d’une orientation moins expansionniste de la politique monétaire. Ces divergences se répercuteraient sur le marché des changes. Si le terme de « guerre des monnaies » semble exagéré, il n’en demeure pas moins que l’intransigeance de la BCE infligera une double peine aux États membres de la zone euro qui subiront une nouvelle phase d’appréciation de l’euro. Enfin, dans de nombreux pays émergents, la reprise plus franche de la croissance et de l’inflation ont conduit plusieurs banques centrales à resserrer dès l’année 2010 leur politique monétaire provoquant des mouvements de capitaux et donc une appréciation de certaines monnaies (Singapour, Brésil, Mexique, Corée du Sud, Chine...).

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-10
4
vues

4
téléchargements
Quatre ans après le début de la Grande Récession, le PIB de la zone euro est toujours inférieur à son niveau d’avant-crise. La reprise observée depuis la fin de l’année 2009 aura été insuffisante pour compenser les pertes subies. Surtout, la zone euro plonge de nouveau en récession depuis la fin de l’année 2011. La principale explication de cette situation tient à la stratégie budgétaire menée par l’ensemble des États membres. En souhaitant rapidement ramener des déficits budgétaires vers le seuil de 3 %, les pays de la zone euro ont mis en œuvre, de vastes plans d’économies budgétaires. (Premières lignes)

2
vues

2
téléchargements
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 7 décembre 2006, la BCE a décidé d’augmenter son principal taux directeur de 25 points de base en le fixant à 3,5 %. Cette décision était anticipée et avait été implicitement annoncée par Jean-Claude Trichet lors de la précédente conférence de presse. Le président de la BCE souligne que les « risques pesant sur la stabilité des prix » sont toujours orientés à la hausse. La BCE poursuit ainsi le cycle de resserrement de sa politique monétaire entamé depuis décembre 2005. Après deux ans et demi de statu quo, le principal taux de refinancement de la zone euro a été relevé six fois. Cette phase de « normalisation » s’inscrit dans un contexte de durcissement généralisé des politiques monétaires. Néanmoins, en raison de situations conjoncturelles différentes ou de problèmes structurels spécifiques, les hausses de taux n’ont pas suivi le même rythme (...).

in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publié en 2013-04
LABONDANCE Fabien
1
vues

0
téléchargements
L’objectif de notre contribution est d’analyser empiriquement les mécanismes de transmission de la politique monétaire vers les prix immobiliers dans les principales économies de la zone euro. Nous tenons compte explicitement du rôle des banques, via le canal du taux d’intérêt. Notre approche est en deux étapes : la première permet d’illustrer la répercussion des taux contrôlés par la BCE sur les taux pratiqués par les banques pour les crédits immobiliers, tandis que la deuxième fait le lien entre les taux bancaires et les prix immobiliers. Cette analyse permet de comprendre les différentes sources de l’hétérogénéité de la transmission de la politique monétaire. Il apparaît en effet que le canal du taux d’intérêt est de plus en plus homogène dans la zone euro. Mais ce résultat masque le rôle des effets d’offre de crédit qui ont pu induire une hétérogénéité de la transmission de la politique monétaire. La transmission des taux bancaires aux prix immobiliers et à l’ensemble de l’économie demeure dépendante des structures propres à chaque État membre.

4
vues

0
téléchargements
Les importations mondiales de marchandises ont augmenté de près de 10 % en volume en 2006, portées par une croissance soutenue de l’activité à l’échelle mondiale, notamment dans les économies émergentes. En 2007 et 2008, le commerce mondial croîtrait à des rythmes annuels de 8 %, sans remous particulier. La croissance des importations resterait en retrait dans les pays industriels, avec des rythmes de l’ordre de 6 à 7 %. Elle serait en moyenne de 11 % dans les pays en voie de développement. En 2006, les exportateurs japonais ont continué à engranger des gains de compétitivité sous l’effet de la baisse du yen et du maintien d’un différentiel de prix favorable. Les exportateurs américains ont aussi amélioré leurs positions compétitives, surtout grâce à la poursuite de la baisse du dollar amorcée en 2002. La meilleure compétitivité du Japon, des États-Unis et de la Chine s’est faite principalement au détriment des exportateurs européens et canadiens. L’amélioration de la compétitivité-prix a permis aux exportateurs japonais d’arrêter de perdre des parts de marché depuis 2000. Les performances à l’exportation des États-Unis ont commencé à se redresser à partir de la mi-2005. À l’horizon 2008, ces tendances se poursuivraient. Les exportateurs chinois continueraient à gagner des parts de marché importantes. Parmi les grands pays de la zone euro, les exportateurs allemands feraient toujours figure d’exception en parvenant à gagner des parts de marché, tandis que leurs homologues français, italiens et espagnols en perdraient.

1
vues

0
téléchargements
En dépit de l’amélioration généralisée de la conjoncture, les banques centrales des grands pays industrialisés n’ont pas mis un terme aux mesures non conventionnelles adoptées en réponse à la crise financière. Les écarts de production étant très négatifs et le chômage restant élevé, le risque de déflation n’est toujours pas écarté, aux États-Unis en particulier. En Europe, aux États-Unis et au Japon, les banques centrales n’ont pratiquement plus de marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt et s’appuient sur le maintien des mesures non conventionnelles pour stimuler l’économie. L’aversion pour le risque demeure, les agents privilégiant toujours la liquidité et les actifs sans risque. Il semble bien que l’économie mondiale soit au bord d’une trappe à liquidité. En conséquence, les grandes banques centrales maintiendraient les taux directeurs à leur niveau plancher en 2010 et 2011. Certaines mesures non conventionnelles arriveront prochainement à échéance mais de nouveaux programmes d’achats de titres publics pourraient être lancés si la croissance n’est pas suffisamment solide. C’est ce qui se dessine depuis la fin de l’été aux États-Unis. Au final, la déflation serait évitée mais la croissance resterait faible, nécessitant toujours le soutien de politiques monétaires accommodantes.

2
vues

0
téléchargements
L’incertitude sur les développements à venir de l’inflation a été l’élément principal guidant la réflexion des banques centrales de la zone euro, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Japon. La baisse du pétrole a permis la réduction des tensions dans la zone euro. La Banque centrale européenne (BCE) considère cependant que les risques sont toujours orientés à la hausse en raison de l’abondance de liquidités et d’une possible accélération des salaires. Ces hypothèses ont justifié les précédentes hausses de taux intervenues en décembre 2006 et mars 2007 et conduiraient la BCE à une dernière hausse au mois de juin 2007. Le principal taux directeur serait ainsi porté à 4 %. En prenant en compte la poursuite de l’appréciation de l’euro, notamment par rapport au dollar, les conditions monétaires n’auront jamais été aussi restrictives depuis le lancement de l’euro. Au Royaume-Uni, les tensions sont restées assez vives en fin d’année 2006 puisque l’inflation a atteint le haut de la fourchette de la cible de la politique monétaire en décembre. La Banque d’Angleterre a réagi en augmentant d’un quart de point son taux directeur dès novembre. Elle déciderait d’une dernière hausse des taux avant que le ralentissement de la croissance et de l’inflation lui permette d’assouplir progressivement sa politique monétaire en fin d’année 2008. Malgré la baisse du pétrole, les risques inflationnistes ne se sont pas dissipés aux États-Unis. Dans le même temps, la Réserve fédérale s’est retrouvée confrontée à la perspective d’un ralentissement conjoncturel entraîné par le retournement brutal du marché immobilier. Dans ces conditions, les autorités monétaires ont privilégié le statu quo. La situation deviendrait cependant plus facile à gérer dans la mesure où la faiblesse de la croissance réduira rapidement les tensions inflationnistes en 2007 et 2008. La Réserve fédérale retrouvera alors des marges de manœuvre suffisantes pour baisser ses taux. Finalement, l’espoir de sortie définitive de la déflation aura été de courte durée au Japon. L’indice des prix a de nouveau reculé en février en raison des effets de base liés au pétrole. La Banque du Japon avait pourtant mis fin à sa politique de taux zéro en juillet 2006. De nouvelles hausses de taux sont à venir mais sont retardées à 2008, une fois que les pressions déflationnistes auront définitivement cessé.

Suivant