Co-auteur
  • CRESPY Cécile (14)
  • MUSSELIN Christine (4)
  • PURENNE Anaïk (4)
  • VÉZIAN Audrey (3)
  • Voir plus
Type de Document
  • Communication non publiée (22)
  • Article (17)
  • Partie ou chapitre de livre (13)
  • Compte-rendu d’ouvrage (4)
  • Voir plus
0
vues

0
téléchargements
En adoptant une grille d'analyse empruntée au néo-institutionnalisme historique, l'article tente de montrer que l'application de la loi Faure à Lyon est structurée par des logiques héritées du système institutionnel antérieur. Si la loi cherche à rompre avec le système des facultés en instituant des universités pluridisciplinaires, elle laisse une place décisive aux acteurs locaux dans la définition des nouvelles universités. Ce faisant, elle fournit un cadre propice à l'expression des logiques antérieures. La définition d'établissements émancipés de la logique facultaire se heurte à deux obstacles majeurs. D'une part, l'héritage institutionnel a contribué à différencier chaque ordre de faculté ; il structure également le choix des instances de concertation. D'autre part, le maintien des découpages antérieurs est l'objet de rendements croissants (increasing returns). Les universitaires lyonnais, engagés sur le sentier facultaire, ont plus intérêt à leur maintien qu'à la promotion de logiques innovantes.

2
vues

0
téléchargements

Les politiques d'implantation universitaire apparaissent a priori emblématiques des tendances récentes de l'action publique. Elles sont en effet marquées par l'investissement croissant des collectivités locales, la décentralisation des scènes de définition des objectifs et le recours au contrat pour formaliser les liens entre partenaires. Pourtant si les configurations d'acteurs sont plus polycentriques, les acteurs du ministère de l'Éducation nationale conservent la maîtrise de la détermination des objectifs. L'investissement croissant des collectivités locales, en allégeant la dépendance financière des universités à l'égard du centre étatique, renforce cependant les présidents des établissements.

Creating the Market University d'Elisabeth Popp Berman analyse la façon dont la valorisation économique de la science académique s'est imposée comme référence légitime dans le champ universitaire états-unien. Le livre intéressera bien sûr les spécialistes de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation mais, au-delà, tous ceux et celles qui s’intéressent à la diffusion du marché dans des univers historiquement non marchands. (premier paragraphe)

in Revue française de sociologie Publié en 2012-01
CRET Benoit
4
vues

4
téléchargements
En prenant le cas d’un service déconcentré du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche – les Délégués régionaux à la recherche et à la technologie (DRRT) –, l’article analyse les restructurations qui marquent, depuis le début des années 1980, la relation entre l’État et son territoire et leurs effets sur l’appareil bureaucratique étatique. Alors que les DRRT sont créés en 1981 pour promouvoir de nouveaux partenariats avec les acteurs locaux, ils sont progressivement marginalisés du gouvernement des politiques de recherche et d’innovation. L’implication croissante des collectivités locales et le recours de plus en plus fréquent à des appels à projets compétitifs par l’État aboutissent à organiser de manière directe les relations entre le centre étatique, les élus locaux et les représentants du monde académique. Seule la gestion de certains fonds européens est favorable aux DRRT. Le gouvernement des politiques de recherche et d’innovation témoigne donc de phénomènes de retrait et de réinvestissement des territoires : si l’État s’appuie de plus en plus sur les collectivités locales, des structures et des projets territoriaux pour piloter ces politiques publiques, c’est cependant en désinvestissant ses services déconcentrés, qui ne jouent plus un rôle de médiation entre le centre étatique, le personnel politique et la communauté académique locale.

in La loi Edgar Faure Publié en 2016
3
vues

0
téléchargements
S'intéresser à la mise en oeuvre de la loi Faure est intéressant à plusieurs titres. D'un point de vue général, l'adoption de ce texte constitue d'abord un de ces moments - ils ne sont finalement pas si nombreux dans l'histoire universitaire française - où le ministère de l'Education nationale tente de refonder l'organisation du système universitaire par un "grand" texte de loi. En supprimant les facultés, en cherchant à promouvoir des établissements pluridisciplinaires, en créant des Unités d'Enseignement et de Recherche (UER), la loi Faure tente de s'écarter du modèle disciplinaire qui a en France longtemps prévalu dans l'organisation de l'enseignement supérieur français. (premières lignes)

in Science politique Publié en 2010-11
8
vues

0
téléchargements

Suivant