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in Theory, culture & society Publication date 2002
LATOUR Bruno
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Technology is always limited to the realm of means while morality is supposed to deal with ends. In this theoretical paper about comparing those two regimes of enunciation, it is argued that technology is on the contrary characterized by the " ends of means " that is the impossibility of being limited to tools ; then, it is possible to relate in a totally different ways to morality which is not about values, but about the exploration of ends.

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Cosmopolitism is one of the great traditions in political philosophy, human rights and international law. There is however, a much more recent and small interest in cosmo-politics, as exemplified by Isabelle Stengers’ philosophy. In the first one, the cosmos –assimilated with nature- is taken for granted and politics is taken as meaning international or global. In the other tradition, however, cosmos and its potential unity is precisely what is up for grabs. The paper comments Ulrich Beck’s lead article and increases the contrast between the two. Like (85) and (87), this article explores the possibility that constructivism might be a better resource for universality than naturalism

Publication date 2002-08
LATOUR Bruno
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If one takes seriously the notion of cosmopolitics developped by Isabelle Stengers and the diplomatic work it entails, one is engaged in a rethinking of the link between cultures and natures -now in the plural- ; it is argued here that the extension of nature can no longer count as the diplomatic way of creating a common world ; alternatives are explored including the notion of constructivisme, an unlikely candidate at first, but a good possibility in the end.

in E/C rivista dell’Associazione Italiana di studi semiotici Publication date 2009
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Me ne sono reso conto alla festa di inaugurazione del convegno Networks of Design… Mi stavo sforzando di comprendere fino a che punto la parola “design” si era estesa, quando sono stato invitato a visitare una mostra intitolata Re-imagining Cornwall! Ero consapevole che le aziende dovessero essere reingnerizzate, gli ecosistemi rinaturati, le città ripianificate, le aree dimesse rivitalizzate, i quartieri rigenerati, le piattaforme politiche riscritte, gli interni ridecorati e i layout delle riviste ridisegnati. La mostra sulla Cornovaglia mi confermava che ero sulla strada giusta: se intere province possono essere riprogettate2, allora il termine “design” non ha più limiti (...).

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Le recours aux liens juridiques prend chaque jour dans nos sociétés une importance grandissante. Il existe pourtant peu d'études empiriques sur la fabrique quotidienne du droit. Alors que la très grande technicité de la matière juridique réserve le droit aux juristes de profession, la sociologie croit souvent pouvoir s'en débarrasser en l'expliquant par les rapports de forces qu'il ne ferait que dissimuler. La méthode ethnographique se trouve donc particulièrement bien ajustée à l'analyse du droit au quotidien. C'est toute l'originalité de cette étude ethnographique du Conseil d'État que propose ici Bruno Latour. Il y porte une grande attention aux actes d'écriture, à la fabrication et à la manipulation des dossiers, aux interactions entre les membres, aux particularités du corps des conseillers d'État, mais surtout à la diversité des ressorts qui permettent de bien juger. L'aridité même du droit administratif français aurait de quoi effaroucher le plus courageux des lecteurs : heureusement, par une grande qualité de style, l'auteur a su à la fois rendre compte de la technicité des jugements et renouer les nombreux liens entre le droit et cette société qui le nourrit et à laquelle il sert, en même temps, de garant. Après une série d'études sur les laboratoires scientifiques, les innovations techniques, le discours religieux, la parole politique, Bruno Latour continue ici, avec le droit, son programme d'anthropologie systématique des formes contemporaines de véridiction.

in Action and Agency in Dialogue: Passion, Incarnation and Ventriloquism Publication date 2010
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Cette publication n'a pas de résumé.

in Des sols et des hommes : un lien menacé Publication date 2010
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La pédologie est une science essentielle au moment même où se développe la conscience écologique et la compréhension de la fragilité des sols.

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Este artigo examina as condições de felicidade (estendendo-se o sentido que tem este conceito na teorias dos atos de fala) da enunciação religiosa. Por analogia com a fala de amor, a fala religiosa é aqui vista como um discurso transformativo antes que informativo, isto é, um discurso que fala-faz (de) quem fala antes que do mundo, mas que, ao fazê-lo/ falá-lo, muda o mundo em que se fala tanto quanto aqueles que nele falam. Comparam-se em seguida as condições de verdade do discurso da ciência, fundadas no estabelecimento de longas cadeias mediativas entre a palavra e o mundo, e as condições de felicidade da fala religiosa, fala de proximidade, radicada em uma "imediação". A partir de uma análise ilustrativa de alguns modos de experimentação das imagens (visuais) religiosas na arte, conclui-se então com uma recusa da dupla redução caricatural da religião à crença e da ciência ao conhecimento.

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Le spectre de la modernisation hante la planète. On compare les sociétés en s'interrogeant sur les avancées ou sur les reculs de ce front apparemment irréversible de modernisation. Or, chose étrange, on manque toujours d'une description anthropologique de ceux qui se désignent comme étant à l'origine de ce mouvement. Dans un précédent livre, Bruno Latour avait fait l'hypothèse que « nous n'avons jamais été modernes » : le développement des sciences et des techniques nous aurait entraînés dans une histoire d'attachements chaque jour plus intimes entre humains et non-humains. Une histoire tout à fait contraire de celle des Modernes s'émancipant toujours davantage de la nature. Pour repérer les valeurs multiples et contradictoires auxquelles tiennent ceux qui se disent Modernes, il faut accepter qu'il y ait plusieurs régimes de vérité, plusieurs types de raison, plusieurs modes d'existence dont l'enquêteur doit dresser avec soin les conditions de félicité et d'infélicité. On peut alors revisiter le coeur de notre vie collective : les sciences, les techniques, mais aussi le droit, la religion, la politique et, bien sûr, l'économie, la plus étrange et la plus ethnocentrique des productions. Et se poser autrement ces questions : Que nous est-il donc arrivé ? De quoi pouvons-nous hériter ? Qu'avons-nous en propre ? L'enjeu n'est pas mince au moment où les crises écologiques obligent toutes les sociétés à repenser ce qu'elles ont en commun. Pour avancer dans ces questions, l'auteur a mis au point un dispositif original qui s'appuie sur une enquête collective auquel le livre sert d'introduction, de rapport provisoire. Grâce à un environnement numérique monté tout exprès, les lecteurs pourront participer au recueil des expériences multiples repérées par l'enquête, avant de devenir coproducteurs des versions finales. C'est par cet exercice d'« humanités numériques » que l'auteur prétend renouveler, avec ses lecteurs, l'anthropologie philosophique des Modernes.

Publication date 2002
LATOUR Bruno
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Pourquoi avons-nous perdu l'usage de la parole religieuse ? Parce que nous croyons la religion tortueuse comme s'il fallait accéder par elle à des mystères obscurs et lointains tout le long d'un chemin étroit semé d'embûches. Elle sème bien des obstacles qui nous font trébucher, mais c'est parce que ses épreuves ont un autre ressort : comme il est difficile, en effet, de trouver les mots justes, exacts, précis pour rendre la parole salutaire, pour parler bien de l'amour. Si en matière de science naturelle ou sociale, le chercheur a le devoir d'ajouter sa pierre au vaste édifice du savoir, de découvrir, d'innover, de produire de l'information nouvelle, en matière de religion, son devoir est de fidélité : il ne doit pas inventer, mais renouveler ; il ne doit pas découvrir, mais recouvrer ; il ne doit pas innover, mais reprendre à nouveaux frais la sempiternelle ritournelle. D'où les S difficultés que rencontrent ceux qui veulent, tout simplement, parler de religion aujourd'hui. Dans ce livre, mordant et brûlant, Bruno Latour fusionne l'analyse et la jubilation et fait subir au narrateur les tourments de l'expression religieuse.

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