Co-auteur
  • PRETE Giovanni (13)
  • DEDIEU François (9)
  • HENRY Emmanuel (4)
  • BORRAZ Olivier (4)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (23)
  • Partie ou chapitre de livre (16)
  • Communication non publiée (10)
  • Livre (3)
  • Voir plus
1
vues

0
téléchargements

0
vues

0
téléchargements
Survenue au cœur des années 1990, la crise de l’amiante a marqué une rupture dans l’histoire des mobilisations de travailleurs en faveur de la reconnaissance des maladies professionnelles. Si la lutte contre les poisons industriels a constitué un enjeu politique important dans la construction du syndicalisme français à la fin du XIXe siècle (Gordon, 1993 ; Devinck, 2008), elle est devenue un objet de mobilisation nettement plus discret au cours du siècle suivant (Rosental, Omnès, 2009), même si plusieurs luttes sociales notables ont eu pour enjeu la dénonciation des dangers de certaines substances toxiques pour les travailleurs, sans que les syndicats y aient nécessairement tenu un rôle central (Pitti, 2010). L’émergence d’une mobilisation très visible publiquement dénonçant les dangers de l’amiante pour la santé des travailleurs voici près de 20 ans a donc contribué à réactiver ce type de conflits du travail. Par-delà l’histoire singulière de l’amiante, elle a eu pour suite d’autres mobilisations dénonçant les dangers de produits toxiques inhalés ou manipulés par les travailleurs : nanoparticules, éthers de glycol, perchloroéthylène… La mobilisation syndicale contre l’amiante diffère néanmoins sensiblement de celles qui l’ont suivie contre d’autres toxiques professionnels, en raison du faible degré d’incertitude caractérisant la question des liens entre exposition à l’amiante et santé des travailleurs. [premières lignes]

in Le recours aux experts. Raisons et usages politiques Publié en 2005
JOUZEL Jean-Noël
2
vues

0
téléchargements

Sous la direction de HENRY Emmanuel, GILBERT Claude, JOUZEL Jean-Noël, MARICHALAR Pascal Publié en 2015
5
vues

0
téléchargements
Les scandales sanitaires qui ont secoué la France et les pays occidentaux au cours des dernières décennies ont mené à la création d'agences chargées d'évaluer les risques en matière de santé publique et d'environnement, tandis que les injonctions à une expertise toujours plus indépendante, transparente, objective et scientifique se sont multipliées. Pourtant, les pratiques restent souvent éloignées de ces impératifs. Compromis toujours « impur » entre science et politique, l’expertise résulte largement de luttes se jouant bien en amont, autour de la production de connaissances, qui mobilise une multitude d’intervenants : chercheurs, agents administratifs, collectifs de victimes, industriels, lobbyistes, journalistes, lanceurs d’alerte, etc. Ce dictionnaire consacré à l’expertise sanitaire en décrit les usages, notions et concepts en quelque 40 notices. S’appuyant sur les recherches les plus récentes, il rend compte à la fois des contextes institutionnels dans lesquels l’expertise s’inscrit et des acteurs qui y participent ou en subissent les conséquences.

L’ergotoxicologie, qui cherche à appliquer la démarche ergonomique à la compréhension et à la prévention des risques liés aux expositions à des substances chimiques sur le lieu de travail, est aujourd’hui un savoir relativement marginal dans les politiques de contrôle des toxiques professionnel. Ces dernières demeurent largement dominées par des approches d’hygiène industrielle classiques, reposant sur la définition de valeurslimites d’exposition et des préconisations relatives au port d’équipements de protection. Pour comprendre cette situation, nous proposons ici de restituer la manière dont les savoirs ergotoxicologiques ont été mobilisés, formalisés et interprétés dans le cadre d’une enquête conduite par la Mutualité Sociale Agricole au début des années 2000 et qui a conduit à l’interdiction de l’arsenite de soude en viticulture. Nous montrons comment ces savoirs ont été retraduits par les acteurs des politiques de prévention du risque professionnel agricole dans des termes compatibles avec leurs logiques d’action.

1
vues

0
téléchargements
Cet article se propose de rendre compte des modifications contemporaines des pratiques syndicales de mobilisation autour des questions de santé au travail en France. Il travaille pour cela sur les protestations suscitées depuis dix ans par l’exposition de nombreux salariés à une famille de solvants toxiques, les éthers de glycol. Cette mobilisation a pris forme dans le prolongement chronologique immédiat de la crise de l’amiante, qui a considérablement bouleversé les modes d’action collective dans la sphère de la santé au travail. À partir de la notion de problématisation, l’article montre que les rapports de continuité entre ces deux mobilisations sont plus complexes qu’il n’y paraît : si la dénonciation des dangers des éthers de glycol par un certain nombre d’organisations professionnelles françaises prolonge l’activité critique initiée lors de la crise de l’amiante, elle a aussi paradoxalement eu pour fonction politique de rendre maîtrisable cette activité critique.

in Revue française de science politique Publié en 2013
DEDIEU François
6
vues

6
téléchargements
En s’intéressant au phénomène de la méconnaissance des effets pathogènes pesticides sur la santé des agriculteurs, les auteurs cherchent à comprendre comment les instruments de connaissance qu’utilisent les politiques publiques peuvent avoir pour conséquence paradoxale d’obscurcir la compréhension des problèmes sociaux. Ils s’appuient pour cela sur les travaux récents portant sur les dynamiques de production organisée de l’ignorance, qu’ils complètent en en soulignant les prolongements politiques et moraux. Ils mettent ainsi en évidence deux facteurs d’invisibilité sociale des maladies induites par les pesticides parmi les travailleurs agricoles : la sous-reconnaissance institutionnalisée des pathologies chroniques causées par les expositions répétées à de faibles doses de pesticides ; la sous-déclaration par les victimes des pathologies aiguës induites par les intoxications ponctuelles à hautes doses.

Cet article retrace la trajectoire de l’alerte sanitaire relative aux dangers des éthers de glycol en France. Cette alerte a initialement pris forme dans le domaine de la santé au travail au milieu des années 1990, puis y a connu une éclipse avant d’y être à nouveau inscrite à la suite du scandale de l’amiante. Cette contribution montre comment la publicisation des éthers de glycol par les organisations professionnelles est paradoxalement liée à un travail de confinement des incertitudes sur les effets sanitaires des substances chimiques circulant en milieu professionnel. L’alerte sur les éthers de glycol se distingue donc de la plupart des alertes en santé publique, dont la publicisation dépend à l’inverse de la capacité d’acteurs relais à faire proliférer les incertitudes. On espère ainsi souligner la singularité de l’espace politique de la santé professionnelle et sa résistance aux changements en cours dans d’autres domaines de la santé publique.

7
vues

0
téléchargements
The contribution of social sciences to risk assessment has often been confined to dimensions of risk perception and communication. This article relates an effort to promote knowledge from the social sciences that addresses other dimensions of risk issues. A sociological checklist produced for ANSES in France helps to identify and analyse social dimensions that should be given attention during the process of risk assessment.

Suivant