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L'article prend la suite d'une première publication, parue en 2000 dans Population, qui était centrée sur la période du milieu du XIXe siècle, début de la migration de masse vers Lille, Roubaix et Tourcoing. Nous y montrions que l'analyse structurale de réseaux permettait de dépasser des schémas trop simples de description des migrations : exode rural, micro-mobilité s'apparentant à un mouvement brownien, ou encore juxtaposition de « pays » fermés. La description plus fine du réseau des sur-attractions ou sous-attractions entre communes permettait ainsi de reconstituer la segmentation spatiale de la région, dont la principale ligne de fracture suivait un clivage linguistique (francais/flamand) plus qu'économique pour la canalisation des flux migratoires. Grâce aux avancées de ces dernières années dans les techniques d'analyse de réseaux, nous souhaitons approfondir ces résultats selon plusieurs axes, en particulier l'introduction d'une dimension longitudinale et la confrontation entre effets de structure du réseau et d'attributs des communes.

in Revue d'histoire moderne et contemporaine Sous la direction de OMNÈS Catherine, ROSENTAL Paul-Andre Publié en 2009
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Quasi inexistante il y a seulement une ou deux décennies, l’histoire de la santé au travail attire l’attention croissante des chercheurs de par le monde. Sans se clore – on peut s’en réjouir – en domaine de spécialisation universitaire, elle devient un élément obligé de l’histoire des acteurs et mouvements sociaux, ou des entreprises, ou encore des politiques socio-sanitaires, comme l’a démontré un colloque récent. (Premières lignes)

in Annales. Histoire, sciences sociales Sous la direction de ROSENTAL Paul-Andre Publié en 2006
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Comment faire l’histoire des populations ? Dans les décennies d’après-guerre, la réponse est fournie par Louis Henry, à l’INED, qui promeut une démographie historique essentiellement statistique, non sans relais de la part de Fernand Braudel et de l’école des Annales. Mais, dans les années 1980, la déconstruction des catégories, inspirée de Michel Foucault, la critique de l’objectivisme, la découverte, par l’histoire de la statistique, des racines idéologiques ambiguës de la démographie (natalisme, eugénisme, volonté de contrôle biopolitique) déstabilisent la discipline. Pour empêcher que la réflexivité ne se substitue à la production de connaissances, sont introduits de nouveaux objets (les institutions) et de nouvelles méthodes (la micro-histoire). À l’ancienne démographie historique succède une histoire sociale et politique des populations. Son objet est la construction simultanée des institutions, des politiques et des savoirs relatifs aux populations. Condorcet, combattu par Malthus; Achille Guillard, inventeur du mot démographie, ainsi, bien sûr, que Maurice Halbwachs ont formalisé la nature « sociale » de la population. À l’opposé des tentations sociobiologiques contemporaines, le lien organique entre population et protection sociale soulève toute la question de l’auto-création de la société.

in Annales. Histoire, sciences sociales Publié en 2006-02
ROSENTAL Paul-Andre
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Dans l’entre-deux-guerres, le Bureau International du Travail s’efforce de construire une régulation mondiale des migrations. La signature de conventions inter-étatiques développe le droit international de la mobilité, droit maritime notamment, mais aussi les droits sociaux attribués aux travailleurs migrants : assurances sociales en matière de risque vieillesse, invalidité, maladie, décès, chômage, accidents du travail. À l’image d’Albert Thomas ou Arthur Fontaine, le BIT prolonge ici l’action de l’Association internationale pour la protection légale des travailleurs. Au nom du libéralisme, il voit dans la diffusion de l’État-providence la condition d’une juste concurrence économique. Soutenu par des associations de défense des migrants souvent liées aux Églises, le BIT se réclame du paritarisme et réunit hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises et délégués des syndicats. En vue d’un meilleur partage des matières premières et de la main-d’œuvre, il revendique une autorité supranationale qui s’imposerait notamment en matière coloniale. Mais il se heurte au jeu brûlant de la géopolitique : les nations dénuées d’Empire, en s’appuyant sur des concepts de la démographie (optimum, surpeuplement...), récupèrent cette atteinte portée au principe de souveraineté nationale. Au nom de l’intérêt de l’humanité, les réformateurs sociaux du BIT forgent ainsi une doctrine qui, à leur corps défendant, justifiera à sa manière les coups de force territoriaux des années 1930 (Mandchourie, Éthiopie).

in Demography: Analysis and Synthesis, A Treatise in Population Studies (vol.4) Sous la direction de CASELLI Graziella, VALLIN Jacques, WUNSCH Guillaume Publié en 2006
DEL PANTA Lorenzo
RETTAROLI Rosella
ROSENTAL Paul-Andre
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in Människan, arbetet och historien. En vänbok till professor Tom Ericsson Sous la direction de BRÄNDSTRÖM Anders, NORRHEM Svante Publié en 2012-09
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When INED and Population were first founded, soon after the Second World War, French public research was still very young, and its objectives were dictated by the priorities of public policy. Demography had not yet become the science of populations. Among the team of researchers brought together by Alfred Sauvy at INED, half of whom came from the Fondation Carrel, Jean Stoetzel occupied a central and yet paradoxical position. A French pioneer of quantitative sociology and public opinion research, he formed a bridge with social psychology, decisive for the demography of that period. While combating the Durkheimian tradition, he drew inspiration from his master, Maurice Halbwachs, to view population not as a natural entity but as a product and a factor of social organization.

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Lors de la création, au lendemain de la seconde guerre mondiale, de l’Ined et de la revue Population, la recherche publique française est balbutiante et directement soumise aux priorités des politiques publiques, tandis que la démographie n’est pas encore devenue la science des populations. Parmi l’équipe, pour moitié issue de la Fondation Carrel, qu’Alfred Sauvy réunit à l’Ined, Jean Stoetzel occupe une place à la fois centrale et paradoxale. L’un des pionniers en France de la sociologie quantitative et des sondages d’opinion, il représente la connexion avec la psychologie sociale, déterminante pour la démographie de l’époque. Tout en combattant la tradition durkheimienne, il puise dans la pensée de son maître, Maurice Halbwachs, pour voir dans la population non pas une entité naturelle mais un produit et un facteur de l’organisation sociale.

in Revue française des affaires sociales Publié en 2008-04
ROSENTAL Paul-Andre
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L’article montre le rôle décisif qu’ont joué les dynamiques transnationales dans la reconnaissance médico-légale de la silicose. Celle maladie professionnelle, la plus mortelle du XXe siècle et en pleine progression aujourd’hui dans les pays en voie d’industrialisation, a été difficile à identifier dans ses causes. En sont responsables la complexité de sa nosologie et de son étiologie, mais aussi les enjeux financiers qu’impliquait sa réparation dans les grandes industries de main-d’œuvre (mines mais aussi fonderies et BTP notamment). Ce sont des organismes internationaux, officiels comme le Bureau international du travail, associatifs comme la Commission internationale pour la médecine du travail, qui ont permis sa reconnaissance par la mise en place, dans l’entre-deux-guerres, d’un forum international consacré à la question. La définition médicale de la maladie ainsi que son identification radiologique en sont issues, y compris dans leurs imprécisions et ambiguïtés délibérées: elles seules permirent leur acceptation par les employeurs. Le cas de la silicose révèle par excellence le caractère « négocié » des maladies professionnelles, et la place des échanges internationaux formels et informels dans ce processus.

in Informations sociales Publié en 2004
ROSENTAL Paul-Andre
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Jjusqu'au milieu du XXe siècle, les familles nombreuses sont à la fois une réalité démographique majeure, un acteur politique de taille, un enjeu pour le développement des politiques publiques et une notion savante qui fait l'objet de débats passionnés. Elles entrent en compétition avec d'autres cibles possibles des politiques sociales, qu'elles soient catégorielles (les jeunes couples, les familles pauvres) ou générales (la famille, la natalité). Les sciences sociales, de la démographie à la psychologie, sont mobilisées dans ces combats. Les natalistes, en particulier, leur opposent la notion de famille normale, centrée sur la stabilisation démographique de la population française.

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