Type
Report
Title
Du vote de classe au vote privatif
Editor
Paris : CEVIPOF
Pages
7 p.
Abstract
FR
L’élection présidentielle de 2012, derrière sa « normalité »¹, est porteuse d’enjeux cachés. L’un d’entre eux tient à l’évolution des rapports que les citoyens entretiennent avec la politique et notamment avec le vote. Ce dernier s’organise désormais bien plus autour des intérêts privés que des intérêts collectifs. On pourra sans doute y déceler le visage de l’électeur stratège, censé hiérarchiser des choix en fonction de l’offre politique, mais cette stratégie reste indéchiffrable, tout comme l’est de plus en plus la société française. On pourra encore évoquer la personnalisation du pouvoir et le jeu des affects autour de la figure charismatique ou médiatique des leaders nationaux mais celui-ci n’est guère récent depuis l’acclamation des chefs de tribus gauloises. La nouveauté tient désormais à tout autre chose, à savoir le repliement du vote sur des dimensions relevant autant, si ce n’est plus, de la vie privée et familiale que de la situation sociale objective. Il devient difficile voire impossible de comprendre le vote en termes collectifs et encore moins en termes de classes sociales. ¹ PERRINEAU (Pascal) (dir.), Le Vote normal : les élections présidentielle et législatives d’avril-mai-juin 2, Paris, Presses de Sciences Po, Chroniques électorales, 2013, 429 p.
BIBLIOGRAPHIC QUOTE
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