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Le 1er chapitre examine le rôle de la culture d’origine sur la manière dont les jeunes hommes et femmes diffèrent dans leurs choix de retarder le départ du foyer parental. Je montre que dans les cultures caractérisées par des valeurs traditionnelles portant sur les rôles de genre, les jeunes hommes ont plus d’incitations que les jeunes femmes à rester chez leurs parents. Lorsque les femmes de ces cultures vont vivre dans une société plus libérale par rapport aux rôles de genre, elles quittent plus vite le foyer parental et cherchent à trouver un mari d’une culture différente de la leur. Dans le 2e chapitre, nous montrons, à partir d’un testing sur CV, que les jeunes peu qualifiés sont moins rappelés par les employeurs du secteur privé lorsqu’ils sont Maghrébins plutôt que Français. L’origine des candidats n’a pourtant pas d’effet sur le taux de rappel dans le secteur public, même si les recruteurs des deux secteurs ont des préférences discriminatoires similaires. Notre modèle montre que l'absence de discrimination à l’invitation pour un entretien dans le secteur public est compatible, dans ce contexte, avec une discrimination plus forte à l'embauche. Le 3e chapitre s’appuie aussi sur un testing sur CV pour étudier les effets de l’expérience professionnelle des jeunes décrocheurs du secondaire quatre ans après avoir quitté les études. À défaut de formation certifiante, le taux de rappel n’est pas plus élevé pour ceux ayant eu une expérience professionnelle, subventionnée ou non, dans le secteur marchand ou non-marchand par rapport à ceux restés au chômage. De plus, une formation certifiante améliore les taux de rappel uniquement lorsque le taux de chômage local est faible.

Publication date 2015
CARCILLO Stéphane
FERNANDEZ Rodrigo
KÖNIGS Sebastian
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Ce rapport présente un aperçu de la situation des jeunes dans les pays de l'OCDE depuis le début de la crise financière, en se concentrant principalement sur les conditions de vie et les caractéristiques des jeunes inactifs qui ne sont ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation (NEET). Il fournit également des données sur la disponibilité, la couverture et l'efficacité des prestations sociales, et fait une synthèse de l'efficacité des interventions qui visent à améliorer la situation sociale, l'éducation et l'emploi des jeunes les plus défavorisés. Il se concentre sur les jeunes les plus défavorisés et les plus difficiles à placer. À ce titre, l'éventail des politiques visées est plus élargi que dans les études précédentes sur le même sujet, comprenant tout l’éventail des prestations sociales et un large panorama des interventions possibles, allant des services sociaux à l’emploi, en passant par l’éducation et la santé. Nous montrons que les taux de NEET n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux d’avant la crise. Il existe cependant de grandes différences entre pays dans le chômage et l'inactivité des jeunes, qui ont été exacerbées par la récession. Réduire le taux de NEET est difficile pour les gouvernements. Les jeunes qui contribuent le plus au chômage et à l'inactivité restent sans emploi pendant de longues périodes et viennent généralement de milieux les plus défavorisés. Dans de nombreux cas ils ne recherchent pas d’emploi et ont des niveaux d'éducation faibles ou pas d’éducation du tout. Il existe pourtant des preuves que ces jeunes peuvent bénéficier d’un large éventail d'interventions ciblées, allant de programmes d'éducation spécialisée au mentorat.