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in Revue française de science politique Publié en 2011-04
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En prenant le cas de la prévention de l’obésité, le papier contribue à éclairer les recompositions de l’action publique dans le champ de la santé publique en France. L’analyse des mécanismes présidant à l’affirmation d’un opérateur privé dans le champ comme acteur légitime et de premier plan (se développant désormais dans plus de 200 villes) constitue un point d’observation privilégié de l’articulation entre action de l’Etat et action des municipalités d’une part et d’un mode privatisation original de l’action publique d’autre part. Cet acteur ne se laisse pas facilement saisir par les catégories usuelles d’analyse de l’action publique mais correspond davantage à la figure de l’entrepreneur privé, parvenu à s’installer et à agir durablement à la frontière de deux mondes hétérogènes, et même antagonistes à bien des égards, celui de la santé publique et du marché.

in Marchés contestés. Quand le marché rencontre la morale Sous la direction de STEINER Philippe, TRESPEUCH Marie, Département De Sciences Sociales Publié en 2015-01
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"Si l’on devait établir un palmarès des marchandises contestées, les drogues occuperaient sans doute les tout premiers rangs. La simple évocation du terme « drogue » suscite encore chez de nombreuses personnes l’image d’un « junkie » tombé dans la déchéance, subjugué par la force envoutante du produit et ingérant la substance maudite dans un taudis sombre et glauque, ou l’image tout aussi repoussante du « dealer » profitant de la faiblesse et de la dépendance de ses « victimes » pour leur vendre à prix d’or une substance frelatée. Quels que puissent être les motifs et justifications invoqués, « la prise de drogue est, depuis longtemps déjà, moralement réprouvée, médicalement appréhendée et juridiquement sanctionnée » (Bergeron, 2009, p. 11). Au sein de cet univers des drogues, le cannabis occupe pourtant une place singulière." [Premières lignes]

in Évaluer et valoriser Sous la direction de VATIN François Publié en 2009
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La qualification des produits est un objet important de discussion entre économistes et sociologues de l’économie. Il y a aujourd’hui un relatif consensus parmi les chercheurs pour affirmer que la façon de qualifier les produits contribue à la structuration des marchés. Mais l’acceptation commune du concept de « qualification » n’épuise pas le débat. D’où procèdent en effet les qualités d’un bien ? Qu’est-ce qui rend ces biens commensurables ? La sociologie économique contemporaine oppose deux formes de réponses : alors que des auteurs comme Lucien Karpik ou Alessandro Stanziani montrent le rôle clé joué par les caractéristiques objectives des biens, construites et confirmées par des dispositifs techniques et juridiques, d’autres auteurs comme Michel Callon insistent sur le rôle joué par les consommateurs et leurs préférences subjectives (leur attachement) dans le développement ou la limitation de la concurrence entre les produits. Cette tension entre deux définitions de l’équivalence était déjà au cœur d’un débat théorique entre les économistes à la fin du XIXe siècle. Alors que des auteurs comme Cournot défendaient, à l’instar des économistes classiques (et de leur « valeur travail »), la possibilité de fonder la comparaison entre les produits sur des dimensions objectives, la valeur d’un bien prenant sa source dans sa capacité objective à satisfaire des besoins humains, les fondateurs de la théorie néoclassique (comme Pareto et Edgeworth) renvoyaient toute comparaison à l’utilité subjective des consommateurs (l’ophélimité), la valeur de ces biens résultant de l’intervention du marché, censé organiser la confrontation des utilités subjectives. Ce débat n’est pas sans conséquences sur le statut du prix lui-même puisque, dans le premier cas, le prix n’est que la traduction monétaire de la valeur objective du bien, alors que dans le second cas, le prix est un opérateur indispensable à l’établissement de cette valeur. [Premier paragraphe du chapitre]

Cette communication n'a pas de résumé.

Cet article étudie le choix auquel est confronté un patient lorsque son pharmacien lui propose de substituer un médicament générique à son médicament habituel. Les pouvoirs publics tentent d’orienter ce choix, en définissant le médicament générique comme une copie moins coûteuse, mais identique au médicament princeps dans son principe actif. Pour autant, les patients sont amenés à comparer les risques éventuels dus à un changement de médicament avec les gains qu’ils pourraient en retirer à titre individuel ou collectif. Ce simple choix mobilise de nombreuses dimensions (sanitaires, économiques et politiques), comme le révèle l’analyse des types de raisonnements développés par les patients mais aussi des dispositifs de rationalisation mis en place par les pouvoirs publics.

Le lecteur français de The Sense of Dissonance est pris d’un curieux sentiment de familiarité et d’étrangeté. Bien qu’écrit en anglais par un auteur américain, cet ouvrage ménage une place importante à deux traditions de la sociologie économique française : l’Économie des Conventions et la Théorie de l’Acteur-Réseau. Pour autant, il n’est pas une simple présentation des recherches françaises pour un public américain non averti (...).

La Force de la différence s’intéresse à des cas marginaux mais hautement problématiques pour les théories de la reproduction sociale. Les personnes que Norbert Alter a rencontrées sont en effet « atypiques » à deux titres. Tout d’abord, elles sont « atypiques » (socialement et statistiquement) parmi les personnes qu’elles côtoient dans leurs activités professionnelles : ce sont des femmes dans un monde d’hommes, des homosexuels dans un monde d’hétérosexuels, des autodidactes dans un monde de diplômés, des étrangers dans un monde de Français…(premières lignes)

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Les Français sont-ils allergiques aux génériques ? Vingt ans après leur introduction en France, les médicaments génériques suscitent toujours la polémique. Pour les uns, ce sont d'authentiques médicaments, dont dépend la survie de notre système d’assurance maladie. Pour les autres, ce sont de piètres copies qui sacrifient la santé à l’économie. Le développement des génériques a reconfiguré le système de santé français, en bouleversant les relations d’alliance et de concurrence entre les pouvoirs publics, les industriels, les professionnels de santé et les patients. Il a également révélé les conflits de valeurs qui traversent notre société : égalité contre qualité, solidarité contre liberté. (Résumé éditeur)

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Une nouvelle campagne d’information grand public en faveur des médicaments génériques commence le 27 septembre, à l’initiative du ministère de la Santé. Il s’agit de combler le « retard » de la France sur ses voisins européens. Si l’on en croit les statistiques reprises par le ministère, la part (en volume) de ces copies au sein des ventes de médicaments n’aurait en effet atteint que 31 % en France en 2013, contre 48 % au Royaume-Uni, 51 % en Allemagne et 63 % aux Pays-Bas. D’où vient « l’allergie » française aux médicaments génériques ? Bien que la campagne du gouvernement entende répondre à une supposée méfiance des patients, elle ne saurait occulter ce simple constat : aujourd’hui, les patients acceptent les médicaments génériques proposés par les pharmaciens dans plus de 8 cas sur 10. [Premier et second paragraphes]

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