Type
Article
Title
Penser et affronter les désastres : un panorama des recherches en sciences sociales et des politiques internationales
In
Critique internationale
Editor
FR : Presses de Sciences Po
Number
52
Pages
157 - 173 p.
ISSN
12907839
DOI
10.3917/crii.052.0157
Keywords
catastrophes naturelles, objet de recherche pour les sciences sociales, politiques internationales
Abstract
FR
Séismes, ouragans, tsunamis, éruptions volcaniques, inondations… Ces catastrophes que l’on dit « naturelles », parce qu’elles sont provoquées par des aléas d’origine naturelle, ont été pendant longtemps et sont encore aujourd’hui, pour la plupart, analysées par les sciences dites « dures », en l’occurrence les sciences de la terre et les sciences de l’ingénieur. Pourtant, au cours du XXe siècle, elles sont également devenues un objet de recherche pour les sciences sociales, objet qui a lui-même bénéficié d’un regain d’intérêt après le tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est et le passage de l’ouragan Katrina en Louisiane en 2005. La géographie, la sociologie, la psychologie, l’histoire, l’anthropologie et la science politique ont donc contribué, ensemble, à constituer le champ des sciences sociales sur les catastrophes et les risques « naturels ». La généalogie de ce champ comporte deux branches principales – prioritairement centrées, l’une, sur les conséquences des catastrophes « naturelles », l’autre, sur leurs causes –, qui donnent à leur tour naissance à de nombreuses ramifications. Nous tenterons ici de retracer les parcours et les détours de la seconde branche, durant la période qui va des années 1970 au début des années 2000, en mettant en lien la façon dont les catastrophes ont été travaillées par les sciences sociales, d’une part, par les acteurs chargés de mettre en place des politiques ad hoc à l’échelle internationale, d’autre part. Il est en effet pertinent de mettre ces deux aspects en regard, tant sont nombreuses les circulations des acteurs entre le monde de la science et celui de la décision via l’expertise. Analyser la façon dont les sciences sociales ont imprégné les politiques internationales nous instruit notamment, si ce n’est sur la nature, du moins sur les conséquences de ces circulations. [Premier paragraphe]

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