Type
Article
Titre
États-Unis : surveiller et punir tous les « coins noirs » de l’univers
Dans
Critique internationale
Éditeur
FR : Presses de Sciences Po
Numéro
17
Pages
16 - 24 p.
ISSN
12907839
Résumé
FR
L'attentat du 11 septembre marque une césure radicale dans la vie politique américaine : il ya désormais un avant et un après. Il incarne un moment de vérité dans l’histoire des États-Unis, le moment où la super puissance découvre sa vulnérabilité, le moment aussi d’un exceptionnel sursaut patriotique diffusé à travers toute une société qui vit désormais « sur ses gardes », le moment enfin de l’affirmation tous azimuts de la supériorité militaire américaine. Géant endormi, l’Amérique n’avait rien d’un colosse aux pieds d’argile. Ses capacités de riposte contre le régime taliban, protecteur des réseaux d’Al-Qaida, ont démontré que sa vulnérabilité n’était pas synonyme de faiblesse. Et l’annonce d’une guerre prochaine contre l’Irak est la démonstration renouvelée d’une volonté de puissance, fondée sur l’usage presque solitaire de la force militaire. Le « syndrome du Vietnam » a été enterré au lendemain du 11 septembre : l’armée américaine assumait désormais les conséquences de ses choix stratégiques, sans s’interroger interminablement sur les risques d’enlisement, d’échec ou de coût humain en soldats ou en populations civiles (...).

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT