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  • Compte-rendu d’ouvrage (1)
in Nouvelles questions féministes Publié en 2018
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Le 27 septembre 2017 se clôturait à Paris le procès du quai de Valmy, au cours duquel neuf prévenu·e·s et militant·e·s antifascistes furent poursuivi·e·s pour avoir incendié une voiture de police et attaqué un agent des forces de l’ordre à la barre de fer lors d’une manifestation contre la loi travail. Au cours de celle-ci, la victime, qui s’était défendue à mains nues, avait été surnommée par les journalistes français « le policier kung-fu ». Un mois après, la parution de l’ouvrage d’Elsa Dorlin Se défendre, qui développe une philosophie de l’autodéfense des minorisé·e·s, est intervenue à point nommé pour nous aider à comprendre ce qui différencie fondamentalement le corps défendant détenteur de la force publique et héroïsé du « policier kung-fu » de celui du jeune Théo, violé par les forces de l’ordre françaises en février de la même année, et raillé par les médias.