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Les conflits fonciers constituent un point d’entrée particulièrement pertinent pour éclairer la dynamique politique dans la Kunar. En effet, les disputes concernant l’héritage et les démarcations de parcelles sont d’excellents analyseurs des tensions sociales qui alimentent la guerre dans cette province rurale d’Afghanistan. La multiplication et la politisation des conflits fonciers depuis trois décennies mettent en évidence la dislocation des structures politiques et du cadre normatif qui permettaient de les réguler avant l’invasion soviétique. Par ailleurs, la comparaison entre les modes de régulations des conflits fonciers par les commandants locaux, les militaires américains et les Taliban permet de souligner les différences entre trois manières de gouverner la population. En se confrontant aux conflits fonciers, les acteurs politiques agissent directement sur les relations sociales, avec des implications décisives dans la lutte qu’ils mènent les uns contre les autres. L’analyse de la guerre par l’étude des conflits fonciers permet donc de mieux comprendre l’affaiblissement actuel des chefs de guerre, le rejet de l’armée américaine par les habitants de la Kunar et l’enracinement du mouvement Taliban.

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This article investigates the implications of two competing modes of governance, those of the US Army and the Taliban, through the lens of the relations between property, citizenship and political authority in Kunar, Afghanistan, between 2001 and 2013. To account for the political struggle in the province, the author outlines two models of governance: a political one based on mediation and conciliation, which the US Army applied; and a legal one promoting direct relations between the rulers and the ruled, upheld by the Taliban. After looking at the political dynamics in Kunar since the nineteenth century and since 2001, I argue that it is paradoxically the Taliban that placed itself in continuity with the state, while the US Army played tribal politics and undermined the legitimacy of the regime it had helped to install in Kabul. Kunar is a case of an armed confrontation in which different militarized groups compete to impose their rule by controlling space and access to landed property.

in Revue française de science politique Publié en 2013
BACZKO Adam
DORRONSORO Gilles
QUESNAY Arthur
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Pour expliquer l’émergence de mobilisations pacifiques en Syrie à partir de mars 2011, les auteurs montrent dans un premier temps l’inadaptation des approches en termes de choix rationnel ou de théorie des mobilisations des ressources. Ils développent un modèle de mobilisations par délibération qui met au centre des mobilisations individuelles la participation à des groupes restreints dans lesquels se transforment leurs valeurs, leurs calculs et leur sociabilité. Par ailleurs, pour expliquer la résilience du régime et le passage à la guerre civile, les auteurs avancent le concept de crise polarisante, caractérisée par une faible autonomie des secteurs, un élargissement des activités tactiques des acteurs et une utilisation stratégique de la violence par l’État.

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Adam Baczko conducts research on the formation of legal institutions by armed movements and international actors in contexts of armed conflict, with a particular focus on Afghanistan and Syria. Adam joined CERI as CNRS researcher in September 2019. He has agreed to answer our questions. Interview by Corinne Deloy. English version by Miriam Perier & Caitlin Gordon Walker

Publié en 2018-02
BACZKO Adam
DORRONSORO Gilles
QUESNAY Arthur
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Description Contents Resources Courses About the Authors In 2011, hundreds of thousands of Syrians marched peacefully to demand democratic reforms. Within months, repression forced them to take arms and set up their own institutions. Two years later, the inclusive nature of the opposition had collapsed, and the PKK and radical jihadist groups rose to prominence. In just a few years, Syria turned into a full-scale civil war involving major regional and world powers. How has the war affected Syrian society? How does the fragmentation of Syria transform social and sectarian hierarchies? How does the war economy work in a country divided between the regime, the insurgency, the PKK and the Islamic State? Written by authors who have previously worked on the Iraqi, Afghan, Kurd, Libyan and Congolese armed conflicts, it includes extensive interviews and direct observations. A unique book, which combines rare field experience of the Syrian conflict with new theoretical insights on the dynamics of civil wars.

Publié en 2016-05
DORRONSORO Gilles
BACZKO Adam
QUESNAY Arthur
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Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d’entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins. 2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. Au bout de quelques mois, la violence de la répression les contraint à prendre les armes et à organiser une contre-société avec des institutions embryonnaires et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l’Armée syrienne libre. Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l’État islamique. L’insurrection se fragmente alors avec une polarisation croissante alimentée de l’extérieur. Les groupes les plus modérés sont marginalisés au profit de l’islam politique qui prend des formes de plus en plus radicales et de revendications ethno-nationales kurdes. Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l’économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l’insurrection, le PKK et l’État islamique ?

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A trois ans du retrait annoncé des troupes américaines, le mouvement Taliban s’est implanté dans l’ensemble de l’Afghanistan. Le cas de la province orientale de la Kounar suggère l’importance du rôle l’armée américaine dans l’échec de l’intervention occidentale qui se profile. En s’impliquant dans des disputes et des rivalités entre individus, et en imposant sur ces litiges une grille de lecture tribale, les militaires américains ont exacerbé la conflictualité locale et se sont aliéné les habitants de la Kounar. A l’opposé des discours sur « les coeurs et les esprits », la conduite américaine de la guerre en Afghanistan ne tient pas compte de la population et des dynamiques politiques du pays.

in The Oxford Handbook of United Nations Peacekeeping Operations Publié en 2015-07
BACZKO Adam
DORRONSORO Gilles
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This article focuses on the United Nations Good Offices Mission in Afghanistan and Pakistan (UNGOMAP), a peacekeeping mission formed by the UN Security Council in October 1988 to assist Afghanistan and Pakistan in the implementation of the Geneva Accords (Agreements on the Settlement of the Situation Relating to Afghanistan) and to investigate and report any violation of the Accords. After providing an overview of the Afghan–Pakistani conflict, the article outlines UNGOMAP’s mandate and operational activities as well as the mission’s achievements and limitations.

in Critique internationale Publié en 2017-01
BACZKO Adam
DORRONSORO Gilles
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Cross-Border Dynamics and Globalized Salafism: The Islamic State in Afghanistan - In 2014, groups claiming to be part of the Islamic State were reported in several Afghan provinces, particularly Helmand and along the Afghan-Pakistan border. How is one to understand the emergence of this organization in Afghanistan? Is the affiliation of these groups fundamentally symbolic or do they amount to an extension of the Iraqi-Syrian movement? On the basis of interviews conducted in Kabul and Jalalabad in August and September 2015 with Afghans presently or formerly living in districts controlled by the Islamic state, we offer an initial interpretation of this phenomenon. In Afghanistan, more than three decades of civil war have transformed the Afghan religious field into a social and ideological terrain favorable to the establishment of jihadist Salafism. What’s more, the perverse effects of Afghan and Pakistani policies in the country’s eastern border regions have allowed the movement to establish itself on the Afghan-Pakistan border. In the end, the emergence of groups claiming to follow the Islamic State in Afghanistan is not an extension of the Iraqi model but rather a sign that a new social and political revolution is underway.

in Actes de la recherche en sciences sociales Publié en 2016-01
BACZKO Adam
DORRONSORO Gilles
QUESNAY Arthur
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Les auteurs montrent – dans le contexte de la guerre civile syrienne – comment l’appartenance à des groupes de manifestants contre le régime constitue un capital social autonome à la fois du capital social antérieur et des autres formes de capital, notamment économique et culturel. Il montre ainsi comment un événement permet la formation de capital. Le capital social n’apparaît pas comme un simple démultiplicateur des capitaux économiques et culturels existants, mais possède sa propre logique de formation et d’accumulation. Dans une phase ultérieure, ce capital social se convertit en positions au sein des institutions révolutionnaires, qui apparaissent alors comme du capital social objectivé. Les dotations initiales en capitaux redeviennent alors déterminantes pour comprendre la probabilité d’accès à différentes positions.

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