Type
Article
Titre
Low levels of ethnic intolerance do not create large ghettos
Éditeur
FR : Presses Universitaires de France
Volume
60
Numéro
2
Pages
445 - 474 p.
ISSN
00662399
Mots clés
spatial segregation, agent-based simulation, entropy, dynamic model, Entropie, Modèle dynamique, Ségrégation spatiale, Simulation multiagents
Résumé
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Dans les années 1970, Thomas C. Schelling a proposé un modèle pour expliquer le lien entre ségrégation spatiale et préférences individuelles concernant cette ségrégation. Au moyen de simulations, il cherche à montrer qu’un haut niveau de ségrégation globale peut être le résultat collectif de décisions individuelles qui sont loin de viser une telle ségrégation. Cet article montre cependant que les contraintes structurelles du modèle expliquent intégralement les niveaux de ségrégation atteints. Une faible exigence individuelle pour s’entourer de voisins identiques conduit à une ségrégation collective faible et une exigence forte conduit à une ségrégation forte. Les niveaux de ségrégation correspondant à un seuil donné de satisfaction individuelle n’ont rien de surprenant en regard du hasard et de ce que chaque individu souhaite réellement. Le modèle de Schelling ne permet pas de conclure que, de manière générale, de larges ghettos naissent d’innocentes décisions.
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT