Type
Thèse de doctorat
Titre
Ordre et liberté. Être conservateur face à la question sociale et à la montée de l’État moderne en France et aux États-Unis, années 1890-Première Guerre mondiale
Titre traduit
Order and Liberty. Being conservative on the social question and the rise of the modern state in France and the United States, 1890s-First World War
Établissement de soutenance
Paris : Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
Pages
894 p.
Notes
Programme doctoral en Histoire
Mots clés
Conservatism, Social question, State, Comparative history, Conservatisme, Question sociale, État, Histoire comparée
Résumé
FR | EN
La période qui s’étend des années 1890 jusqu’à la Première Guerre mondiale est le moment où se développe un conservatisme social qui vise à préserver les fondements de l’ordre économique et social issu de la révolution industrielle. Ce conservatisme social se caractérise par une vision alternative de la réforme reposant sur l’initiative privée et la responsabilisation de l’individu. Cela s’explique par une réticence, voire une hostilité, à l’égard de l’interventionnisme d’État vu comme une porte ouverte au socialisme, force montante de la fin du XIXe siècle. Ce courant de pensée à l’origine du conservatisme moderne entraîne la convergence idéologique entre conservateurs et libéraux sur la base de la défense d’un ordre libéral dont les institutions et l’organisation sociale sont légitimés par l’histoire. Cela est particulièrement visible en France et aux États-Unis où, en dépit de l’absence d’un parti conservateur, un rapprochement idéologique s’effectue entre des forces divisées par les clivages politiques traditionnels : gauche et droite du côté français et Républicains et Démocrates du côté américain. Cependant, cette convergence sur le plan des idées n’entraîne pas systématiquement la disparition des clivages en question. Le recours à l’histoire comparée entre ces deux pays permet de mettre à jour un conservatisme social partagé de part et d’autre de l’Atlantique, sans toutefois occulter les spécificités nationales. Cette démarche remet en cause la lecture d’une histoire politique trop souvent étudiée en vertu d’une forme d’exceptionnalisme et non dans l’idée d’une confrontation à des transformations communes de l’ordre économique et social dans l’espace atlantique.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT