Type
Thèse de doctorat
Titre
Discrimination and public policies
Titre traduit
Discrimination et politiques publiques
Établissement de soutenance
Paris : Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
Pages
191 p.
Notes
Programme doctoral en Sciences économiques
Mots clés
Discrimination, Urban economics, Labour economics, Mobility, Discrimination, Économie urbaine, Économie du travail, Mobilité
Résumé
EN | FR
Dans les trois chapitres de cette thèse, j’étudie l’effet des préjugés et des préférences discriminatoires sur le marché du travail. Je m’intéresse aussi à l’efficacité de politiques publiques qui ont pour objectif d’atténuer les effets négatifs de ces préférences. Dans mon premier chapitre, je m’appuie sur un arrêt célèbre qui a changé le pouvoir de monopsone des entreprises pour voir si, comme l’avait prédit Becker, les défaillances du marché ont un impact sur la discrimination salariale. Mes résultats montrent que lorsque le pouvoir de monopsone diminue, la discrimination salariale disparaît. Ce résultat montre que les préjugés ne doivent pas nécessairement se traduire par une discrimination salariale. Dans le deuxième chapitre, j’analyse l’effet d’une autre politique publique, une réforme de 2015 qui a imposé des quotas de genre dans les comités de sélection académique en France. L’objectif de cette réforme était d’améliorer les classements des femmes en augmentant la part des celles-ci dans les comités. En évaluant la réforme, je trouve l’effet inverse ; les femmes sont moins bien classées par les comités de recrutement après la réforme. Cependant, ce résultat ne montre pas que les femmes ont une préférence pour les hommes. L’effet négatif de la réforme ne se trouve que dans les commissions dirigées par des présidents de jury masculins, ce qui suggère que le comportement des hommes a peut-être lui aussi changé suite à la réforme. Ce chapitre démontre qu’il est nécessaire d’évaluer les politiques publiques, afin d’éviter que des réformes bien intentionnées ne causent plus de mal que de bien. Dans le troisième et dernier chapitre, je m’intéresse aux choix de localisation des individus. Je m’intéresse tout particulièrement à la question suivante : Les travailleurs préfèrent-ils habiter dans une ville avec une proportion plus importante de résidents du même groupe ethnique qu’eux, ceteris paribus ? J’utilise un modèle d’équilibre spatial qui permet de répondre à cette question. En contrôlant pour les salaires, les loyers, les revenus de transfert et les réseaux des individus, ces préférences sont comparables aux salaires réels dans les choix de localisation des villes des individus. Je simule ensuite le modèle pour essayer de voir quel est l’impact de ces préférences sur les écarts de salaires entre travailleurs blancs et noirs aux États-Unis.
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT