Type
Working paper
Title
Imposition des couples en France et statut marital : simulation de trois réformes du quotient conjugal
Author(s)
ALLEGRE Guillaume - (Author)
PÉRIVIER Hélène - Observatoire français des conjonctures économiques (Author)
PUCCI Muriel - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Author)
Editor
PARIS : OFCE
Collection
Working paper de l'OFCE : 2019-05
Keywords
Microsimulation, Impot sur le revenu, Quotient conjugal
Abstract
FR
Le quotient conjugal exige des couples mariés et pacsés qu’ils déclarent conjointement leurs revenus et leur attribue deux parts fiscales. Ce dispositif soulève des enjeux en termes de justice fiscale, d’efficacité ou encore de choix redistributif qui sont peu discutés dans le débat démocratique. Pourtant il fait l’objet de nombreuses controverses parmi les économistes : il n’est pas adapté aux nouvelles configurations familiales ; il désincite potentiellement à l’activité des femmes mariées ; il n’est pas conforme au principe de capacité contributive des ménages ; enfin il procure un avantage d’autant plus important que les revenus sont élevés. A l’aide du modèle de microsimulation Ines, nous simulons trois réformes : une individualisation de l’impôt, la réduction à 1,5 part du quotient conjugal en ouvrant la possibilité pour les couples mariés/pacsés d’opter pour une imposition individuelle, enfin le plafonnement du quotient conjugal au même niveau que le quotient familial. L’individualisation conduit au gain fiscal le plus élevé (environ 7 milliards) contre 5 milliards pour le quotient conjugal à 1,5 part et 3 milliards pour le plafonnement. Avec l’individualisation, 46% des ménages sont perdants et la perte est inférieure à 1.5% du revenu disponible pour la moitié des perdants ; 60% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles contre 6% dans les trois premiers. Avec un quotient conjugal à 1,5 part, 45% des couples sont perdants (soit environ 5,8 millions) pour une perte médiane de 680 euros, correspondant à 1.3% du revenu disponible ; 64% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles. Enfin avec le plafonnement 7% des couples sont perdants (soit environ 895 000) pour une perte moyenne de 3200 euros par an, et une perte médiane de 1800 euros, soit 2.6% du revenu disponible ; 83% des perdants se situent dans les 3 derniers déciles.
BIBLIOGRAPHIC QUOTE
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