Type
Article de presse ou magazine
Titre
Affaire Rugy : le «modèle suédois» en matière de transparence des élus existe-t-il vraiment ? (Interview)
Dans
Le Parisien
Éditeur
FR
ISSN
07673558
Résumé
FR
1ères lignes : Le pays scandinave est régulièrement cité comme pionner de l’exemplarité imposée à ses députés et ministres. Ce qui est vrai, même si ce n’est pas aussi radical. C'est une petite musique que l'on entend beaucoup ces jours-ci, en pleine affaire Rugy : en Suède, un élu démissionne « pour une barre chocolatée ». C'est ce qu'aurait soupiré mardi matin le Premier ministre Édouard Philippe durant la réunion de la majorité, quelques heures avant la démission de l'ex ministre de la Transition écologique. « En France, le modèle n'est pas la barre chocolatée de la ministre suédoise… », a aussi argué François de Rugy lui-même, dans le JDD dimanche dernier. La référence à Mona Sahlin, cette ex-ministre suédoise qui avait été contrainte à la démission en 1995, est pourtant très réductrice. Car les deux barres de Toblerone en question n'étaient qu'une (très) petite partie des 50 000 couronnes (environ 5 000 euros) de frais personnels dépensés avec sa carte professionnelle, et qui avaient été révélés par la presse. « Cette affaire a beaucoup marqué les esprits, certaines personnes estimaient que les citoyens avaient un regard un peu naïf », souligne Sofia Wickberg, chercheuse à Sciences Po et auteure d'une thèse sur les modèles de transparence en France et en Suède.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT