Type
Thèse de doctorat
Titre
Unavoidable Politicization of Social Movement in Contemporary China? A Comparative Study Between Homeowners Union Movement and Feminist Movement
Titre traduit
La politisation inéluctable du mouvement social en Chine contemporaine ? Étude comparative entre le mouvement des associations de propriétaires et le mouvement féministe
Auteur(s)
HU Yewei - Centre de recherches internationales (Auteur)
BÉJA Jean-Philippe - Centre de recherches internationales (Directeur de thèse ou mémoire)
Établissement de soutenance
Paris : Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
Pages
478 p.
Notes
Programme doctoral en Science politique
Mots clés
Social movement, Contemporary China, Feminist movement, Homeowners movement, Mouvements sociaux, Chine contemporaine, Militantisme féministe, Militantisme des propriétaires
Résumé
EN | FR
Dans cette thèse, je cherche à explorer pourquoi et dans quelles conditions certaines campagnes à caractère contestataires lancées spontanément par des acteurs non-gouvernmentaux peuvent survivre, se développer et persister pendant des années au sein de l’État-parti. Pour répondre aux ces questions, j’ai mené une étude comparative sur le militantisme féministe chinois et le mouvement des associations de propriétaires en utilisant principalement des méthodes qualitatives. En comparant ces deux types de mouvements, j’ai identifié une première similitude significative: dans la Chine contemporaine, des « mouvements sociaux » au sens de Charles Tilly ont vu le jour, incarnés par ces deux mouvements qui correspond parfaitement aux critères de la définition de Tilly, notamment ses principales caractéristiques d'être « soutenu » et « organisé ». En plus, je vois un certain nombre de similitudes entre ces deux mouvements : les deux mouvements comprennent deux genres de militantes: les victimes-devenues-militantes et les intellectuels. Leurs revendications sont étroitement liées aux vicissitudes engendrées par la « Réforme et Ouverture » depuis 1978. La plupart des militantes de ces mouvements préfèrent l’organisation. En général, il existe trois manières de regrouper légalement ces militantes : 1) l’enregistrement en tant que « organisation sociale » ; 2) s’établir en tant qu’entreprise commerciale ; 3) l'affiliation à une institution publique. Un certain nombre de formes d’action similaires sont adoptées, telles que l’intervention, l’aide juridique, les manifestations, l’influence sur l’élaboration de lois, les rassemblements et la formation. Les autorités chinoises adoptent une attitude répressive à l’égard de tout mouvement dirigé par des acteurs non-gouvernmentaux. Le concept de « gestion globale » est élaboré, ce qui comprends la cooptation, la collaboration, la tolérance, l’interdiction, la censure et la répression.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
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