Type
Article
Title
Intégration européenne et passions nationales
In
Revue trimestrielle de droit européen
Author(s)
AZOULAI Loïc - Ecole de Droit (Author)
RITLENG Dominique - Université de Strasbourg (UNISTRA) (Author)
Editor
FR : Sirey
Number
4
Pages
721 - 723 p.
ISSN
00354317
Keywords
Cour de justice de l'Union européenne, Droit privé européen, Droit de la famille, Obligation alimentaire, Loi du for, Droit privé européen
Abstract
FR
Le projet d'intégration se situe aux antipodes de toute forme de nationalisme agressif. S'il eut un sens tangible, ce fut de désactiver l'appartenance nationale comme ressort primordial des relations sociales, des liens de solidarité et de reconnaissance mutuelle entre citoyens européens, tout en conservant et même en consolidant les structures étatiques comme cadre de gestion des problèmes collectifs. Dans le nationalisme, les tenants de l'idée supranationale en Europe voyaient une impasse morale et une source d'affaissement économique. Il apparut évident que la mise en commun des ressources et des pouvoirs servirait mieux les valeurs et les intérêts de chacun des peuples prenant part au projet d'intégration. Ainsi, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les Européens « ont tourné le dos aux passions historiques », ils « ont tranché contre le style tragique et épique de l'existence » ; « ils ont choisi une forme de coexistence dans laquelle la civilisation prend la place de la tragédie, la négociation celle de l'épopée » (P. Sloterdijk, Théorie des après-guerres, Meta-Éditions, 2008). (Premier paragraphe de l'article)

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