Type
Thèse de doctorat
Titre
Paris and London: metropolitan dynamics and economic governances (1990-2017)
Titre traduit
Paris et Londres : dynamiques métropolitaines et gouvernances économiques (1990-2017)
Auteur(s)
DEQUEKER-FERGON Edouard - Centre de sociologie des organisations (Auteur)
STORPER Michael - Centre de sociologie des organisations (Directeur de thèse ou mémoire)
Établissement de soutenance
Paris : Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
Pages
706 p.
Notes
Programme doctoral en Sociologie
Mots clés
Paris, London, Metropolitan dynamics, Urban governance, Paris, Londres, Dynamiques métropolitaines, Gouvernance urbaine
Résumé
EN | FR
Dans le contexte actuel d’urbanisation massive et sans précédent, la compréhension des forces façonnant la croissance et le déclin inégal des villes a structuré différents champs académiques, contribuant chacun à éclairer une partie du puzzle. Tandis que la Nouvelle Géographie Economique (NEG) ainsi que les Sciences Régionales et l’Economie Urbaine (SREU) ont utilement mis en lumière le rôle de forces technologiques et économiques dans l’agglomération des activités, la littérature sur la gouvernance urbaine n’a pour l’heure pas réellement contribué à expliquer la croissance différenciée des villes. En se concentrant sur les cas de Paris et de Londres pendant la Troisième Révolution Industrielle (1990-2017), deux villes-mondiales de premier plan et les deux seules mégacités ouest-européennes, cette thèse entend explorer le lien entre leurs dynamiques métropolitaines comparées et leurs systèmes respectifs de gouvernance. Elle commence par établir un diagnostic quantitatif spatial, démographique et socioéconomique détaillé de leurs trajectoires, mettant en lumière points communs et différences. Différences qui constituent les variables dépendantes effectives de la thèse. Elle établit ensuite les mécanismes par lesquels les modèles de gouvernance expliquent ces différences. Au travers d’une analyse de la gouvernance de l’aménagement et d’une comparaison des acteurs institutionnels et structures de représentation du monde économique, elle explore ensuite la manière dont chaque système d’interrelations et en particulier d’interactions publiques-privées contribue à produire et à reproduire les différentes trajectoires de développement. Ne se fondant pas sur une démonstration économétrique parcimonieuse, mais sur une démarche historique et qualitative mise en perspective par une analyse statistique, ce travail soutient l’hypothèse que la “gouvernance économique” des villes, entendue comme des formes d’institutionnalisation souple des relations publiques-privées, dans une filiation fidèle à l’économie néo-institutionnelle, joue un rôle complémentaire et catalyseur dans les dynamiques métropolitaines.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT