Type
Thèse de doctorat
Titre
The ‘European Integration Paradox’ Comparing EU Practice and Discourse on the Role of Parliaments in the EU in the Assemblée nationale and the Bundestag Across Time
Titre traduit
Le « paradoxe de l’intégration européenne » - Une comparaison diachronique des pratiques de l’Union européenne et des discours sur le rôle des parlements dans l’UE à l’Assemblée nationale et au Bundestag
Auteur(s)
THOMAS Anja - Centre de recherches internationales (Auteur)
LEQUESNE Christian - Centre de recherches internationales (Directeur de thèse ou mémoire)
WESSELS Wolfgang - Jean Monnet Chair (Directeur de thèse ou mémoire)
Établissement de soutenance
Paris : Sciences Po - Institut d'études politiques de Paris
Pages
425 p.
Notes
Programme doctoral en Science politique
Mots clés
Representative democracy, European Union, National parliaments, Discourse
Résumé
EN | FR
La thèse compare l’Assemblée nationale et le Bundestag en ce qui concerne l’évolution dans le temps des pratiques des affaires européennes qu’ont les députés, et de leurs discours sur le rôle des parlements dans l’UE. Elle met en lumière une évolution paradoxale : A mesure que les députés se saisissent de l’Europe, les pratiques parlementaires nationales imprègnent de plus en plus leurs discours sur la démocratie parlementaire dans l’UE. L’analyse se fait à travers une « description dense » (« thick description») fondée sur des documents, de la littérature secondaire et des entretiens avec des acteurs parlementaires, en activité aujourd’hui ou dans le passé. Les débats parlementaires sont analysés à l’aide d’une méthode qualitative-quantitative qui compare les clivages des discours dans le temps. La thèse soutient l’argument selon lequel les néo-institutionnalismes, qui prévalent actuellement dans les études européennes, ne suffisent pas pour comprendre les processus d'institutionnalisation, qui ont lieu dans les parlements nationaux, parallèlement à l'évolution de la législation européenne. En intégrant des éléments de la « practice theory », du social-constructivisme de Peter Berger et Thomas Luckmann et de l’« ancien » institutionnalisme de Max Weber, on peut comprendre les observations comme le fruit d’un changement des « motifs d’action » discursive des acteurs. A mesure que leur expérience de l’UE s’accroit, les députés évaluent la démocratie européenne de moins en moins sur la base de réflexions a priori sur le futur de l’intégration européenne, mais en fonction des pratiques qu’ils expérimentent tous les jours.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT