Type
Article
Titre
De la loi de 1919 à la Covid19 : L’histoire sans fin de la sous-reconnaissance des maladies professionnelles
Dans
Raison présente
Auteur(s)
CAVALIN Catherine - Centre d'études européennes et de politique comparée (Auteur)
HENRY Emmanuel - Institut de recherche interdisciplinaire en sociologie, économie et sciences politique (UMR 7170, CNRS / Paris Dauphine / INRA) (Auteur)
JOUZEL Jean-Noël - Centre de sociologie des organisations (Auteur)
PELISSE Jérôme - Centre de sociologie des organisations (Auteur)
Éditeur
FR : Nouvelles éditions rationalistes
Volume
218
Numéro
2
Pages
57 - 66 p.
ISSN
00339075
Mots clés
maladies professionnelles, crise sanitaire, Covid19
Résumé
FR
Au printemps 2020, en France et ailleurs, des vidéos d’artistes autant que les applaudissements quotidiens de nombreux citoyens à leurs fenêtres ont manifesté une volonté de reconnaître celles et ceux qui risquaient d’être infectés par le virus Sars-CoV-2 du fait de leur activité professionnelle, qualifiés de travailleurs de « première et deuxième lignes ». Par cette expression, ce sont les soignants et tous les personnels en contact direct avec des patients atteints de Covid-19 qui étaient d’abord désignés mais aussi les « caissières, éboueurs, cadres, ouvriers, routiers, facteurs, paysans, PDG, […] les boulangers, les politiques, les équipages, les cheminots, les militaires, […] les ambulances, les taxis », et « tous ceux que j’oublie » pour reprendre une liste égrenée par Jean-Jacques Goldman dans une apparition vidéo chantée. Assurant en deux phrases la cohérence à leurs yeux nécessaire de cet impératif moral d’une reconnaissance et du débouché que doit lui offrir le droit, les avocats Jean-Paul Teissonnière et Sylvie Topaloff écrivent, à propos de la mort d’Aicha Issadounène, caissière et syndicaliste CGT à Saint-Denis décédée de la Covid-19 : « Un des effets de cette pandémie aura été que nous nous mettions à regarder avec reconnaissance et considération ces travailleurs autrefois invisibles. Au travers d’une juste indemnisation de ses enfants, nous dirons que nous ne les abandonnons pas sur le bord du chemin une fois la crise surmontée » (Teissonnière & Topaloff 2020)

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT