Type
Article de presse ou magazine
Titre
Logement Peut-on faire baisser le prix des logements ?
Dans
Alternatives économiques. Hors-série
Éditeur
Alternatives économiques
Numéro
117
Pages
20 - 21 p.
ISSN
12524999
Mots clés
Immobilier, Prix de l'immobilier, Demographie, Aménagement du territoire
Résumé
FR
Les prix de l'immobilier ont progressé davantage que le revenu des ménages. Pour infléchir la tendance, il faudrait notamment protéger le foncier des dérives spéculatives. Jusqu’en 2000, les prix de l’immobilier ont évolué à peu près au même rythme que le revenu des ménages en France métropolitaine. Depuis, ils ont doublé, alors que le pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages ne progressait que de 40 %. Ces prix n’ont certes pas suivi partout la même trajectoire. Entre 2000 et 2018, ceux des appartements ont été multipliés par plus de trois à Paris et dans l’agglomération lyonnaise, et par deux dans l’agglomération marseillaise ou la petite couronne parisienne. A l’inverse, les prix de l’immobilier ont stagné dans certaines zones (villes petites et moyennes, zones rurales, régions anciennement industrielles…). Ces évolutions différenciées ont des causes multiples (dynamisme économique et démographique, construction, mobilité résidentielle…). Les choix faits en matière d’aménagement du territoire et les phénomènes d’hypermétropolisation n’ont pas été sans conséquences : l’attractivité de certains territoires et la pénurie de foncier ont entretenu la hausse des prix. Cela a été d’autant plus vrai à Paris que la mue vers une gestion métropolitaine des problèmes de logement y a été tardive, au contraire des agglomérations lyonnaise ou lilloise, par exemple.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT