Type
Article
Title
Une nouvelle étape dans le déclin du du « social-centrisme »
In
Revue française de science politique
Editor
FR : Presses de Sciences Po
Volume
24
Number
6
Pages
1173 - 1204 p.
ISSN
00352950
DOI
10.3406/rfsp.1974.418754
Keywords
l'électorat de la gauche non communiste et l'électorat centriste, regroupement conservateur englobant gaullistes et modérés, « troisième force »
Abstract
FR
Les gains et les pertes enregistrés par M. Mitterrand par rapport aux résultats des formations de gauche en 1973 correspondent à des reclassements qui affectent à la fois l'électorat de la gauche non communiste et l'électorat centriste. La fraction la plus anticommuniste de l'électorat socialiste — celle qui refusait d'appliquer la « discipline de gauche » aux élections législatives et soutenait des alliances municipales de « troisième force » — tend à abandonner le vote de gauche et fait en partie défaut à M. Mitterrand. Il en va de même de la majorité des électeurs centristes qui, en 1967 notamment, apportaient leur appui aux candidats de gauche aux élections législatives, et qui rejoignent le regroupement conservateur englobant gaullistes et modérés. Seule une minorité d'électeurs centristes refuse cette évolution et semble s'engager dans la voie d'un re-classement à gauche en votant pour M. Mitterrand dès le premier tour de l'élection présidentielle. L'ensemble de ces mouvements traduit un recul du « social-centrisme » défini comme la propension d'une fraction de la gauche non communiste et de l'électorat modéré à voter pour des candidats socialistes et à soutenir des alliances de « troisième force » dans une perspective anticommuniste.

BIBLIOGRAPHIC QUOTE
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