Texte intégral
  • Oui (11)
Type de Document
  • Working paper (11)
Centre de Recherche
  • Centre d'études européennes et de politique comparée (8)
  • Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires (1)
Discipline
  • Science politique (11)
Langue
  • Anglais (10)
  • Français (1)
Projet
  • FUTUREPOL (1)
Publié en 2013-12
DEHOUSSE Renaud
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La délégation des pouvoirs à des institutions supranationales, qui était une caractéristique principale de l’intégration européenne, est de plus en plus contestée par les leaders nationaux ainsi que par l’opinion publique. Cependant, les évolutions récentes tendent à montrer que dans les périodes de crise actuelles, cette technique est encore largement utilisée. Cet article vise à expliquer ce paradoxe apparent. Il propose une lecture des principes du principal-agent qui prennent en compte les spécificités du système de l’UE, telles que l’absence d’un lieu de pouvoir fort ou la grande méfiance qui règne entre les gouvernements nationaux. Il soutient que la concurrence entre un grand nombre de « principaux » peut donner lieu à terme à différents modèles de délégation.

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Cette contribution s’efforce à la fois de saisir l’impact de l’Union européenne en France et de discuter la littérature fournie sur le sujet, qu’elle émane des études européennes, des études d’opinion, de l’analyse des politiques publiques ou de l’analyse institutionnelle. La relation de la France à l’UE est fondamentalement paradoxale comme l’indique le contraste entre l’engagement pro-européen de la plupart des élites françaises et l’expression régulière de réticences dans la société, à commencer par le rejet du projet de Traité constitutionnel par referendum en 2005. Cette contribution s’efforce de questionner ce paradoxe en faisant valoir la grande hétérogénéité des modes d’adaptation à l’UE. Alors que les politiques publiques et la législation sont de plus en plus européanisées, l’impact de l’Europe sur la vie politique et le système institutionnel national reste limité. De cette européanisation différenciée résulte une érosion progressive du récit pro-européen national. Peu à peu l’euroscepticisme progresse.

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Les dirigeants politiques français ont longtemps justifié la participation de la France à la construction européenne en faisant de l’Europe une condition de la préservation de la puissance nationale. Cette idée d’« Europe puissance » semble de moins en moins adaptée à la place occupée par la France dans l’Union européenne. Pour autant, en dépit de sa lente érosion, les dirigeants politiques nationaux se révèlent incapables de formuler un récit national alternatif pour des raisons tant culturelles qu’institutionnelles. Au credo antieuropéen d’un Front national victorieux lors des Européennes de 2014 s’ajoute ainsi un euroscepticisme diffus au sein des partis de gouvernement.

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While Europe could be characterized as “invisible but omnipresent” during the 2002 Presidential election, this was not the case in 2012. From Nicolas Sarkozy and François Hollande to Marine Le Pen and Jean Luc Mélenchon, several declinations of Europe characterised the French electoral campaign. Based on TNS Sofres survey data and on discourse analysis, this article documents the Europeanization of the 2012 French presidential campaign. Even though it is too soon to say if the transformation of the electoral rule is a specific phenomenon arising from the crisis context or from a profound change in party completion, the election of François Hollande has clearly contributed to a change of course.

Ce Cahier décrit un jeu de données collectées après les élections européennes de 2014. Un sondage post-électoral a été conduit dans les jours suivant les élections, par Internet, dans sept pays différents, avec des échantillons représentatifs nationaux de 4 000 en Autriche, en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, de 1 000 personnes en Grèce et au Portugal. Ce Cahier présente le questionnaire et les codages utilisés ainsi que des indications sur la qualité des échantillons.

Publié en 2012-12
RINDZEVICIUTE Egle
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This working paper explores the role of the future as a space of scientific exchange and dialogue in the Cold War period. We argue that in East and West the governance of the future were understood as both intellectual and technical problem that, importantly, challenged existing notions of the nature of liberal democratic and communist political regimes. Casting the future as a governable sphere led to the development of new forms of scientific governance which sought explicitly to depoliticize the future and turn it into a new transnational domain of technocratic politics. The paper focuses on the parallels and exchanges among American and Soviet futurologists. East-West collaboration was essential to the invention of the future as a governable technoscientific space, situated beyond political dispute.

Publié en 2010
CASELLA-COLOMBEAU Sara
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The creation of a common European space following the integration of the Schengen Agreement into the “acquis communautaires” through the Amsterdam Treaty in 1997, and the subsequent treaties and summits, lead Member States to consider border control as a common issue. One could have thought that the lifting of the internal borders within the Schengen space would have threatened the border guard corps at the national level. This is not the case. I will show that, thanks to a change in the “model” of French border guards, their power and influence have in fact risen in the second part of the 1990’s. In response to the fear of a drastic cut in the workforce, French border guards mobilize to define a new model of border guard: the “alien police” model, which aimed at fighting against “illegal” immigration.

L’analyse de la relation entre citoyens et politique est effectuée selon deux perspectives différentes. D’une part, la recherche sur la représentation analyse les attitudes et les comportements des représentants et évalue la représentation en termes de la congruence ou de capacité de réponse. D’autre part, la recherche sur l’opinion publique s’intéresse à la confiance dans la politique et la satisfaction avec la démocratie afin d’analyser la perspective des citoyens. Ainsi l’objectif de l’article est de faire dialoguer les théories sur la qualité de la représentation et l’étude de l’opinion publique. Je soutiens que - en dépit des modèles d’évaluation « objectifs » - il est nécessaire d’analyser la qualité de la représentation politique d'un point de vue subjectif, c’est-à-dire dans la perception qu’en ont les citoyens. Dans la littérature encore relativement récente sur la congruence, l’article s’efforce de construire de nouveaux indicateurs de ce lien de représentation, en prenant en compte la diversité des intérêts représentés et la diversité des représentants. A cette fin, l’article procède à une discussion de l’approche théorique de la congruence. Jusqu’à maintenant, il y a des conceptions distinctes de la congruence idéologique au niveau macro, mais une conception unique au niveau individuel. Afin d’explorer les effets de la congruence idéologique entre les acteurs politiques et les citoyens, je développe des nouvelles conceptions au niveau micro qui tiennent en compte (a) de la distance entre des partis politiques et les citoyens, (b) de la force des partis et (c) de la structure de la compétition politique. Je teste ainsi l’hypothèse structurante de la théorie de la congruence : plus grande est la congruence, meilleure est la qualité de la représentation. Les résultats indiquent que des conceptions de la congruence au niveau micro ont une importance significative pour expliquer les jugements des citoyens sur la représentation politique.

Publié en 2017
Centre d'études européennes et de politique comparée
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L’Europe d’aujourd’hui est confrontée à de très nombreuses crises. L’événement majeur que représente l’élection du/de la Président.e de la République française est donc déterminant non seulement pour la France mais plus largement pour l’ensemble de l’Europe. Les enjeux européens devaient par conséquent être présents durant cette campagne électorale. Afin d’aider les citoyen.ne.s à comprendre ces enjeux, un.e député.e européen.ne et un.e universitaire membre du Centre d’études européennes ont confronté leurs points de vue sur des problématiques européennes intéressant les citoyen.ne.s français.es appelé.e.s aux urnes en avril 2017.

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Since the mid 1990s, European governance has evolved substantially, particularly in the direction of fewer constraints: flexibility, coordination, peer monitoring, and soft law have become fashionable themes. The literature on “new modes of governance” (or NMGs) has flourished alongside these transformations. But is the existence of “new” instruments of governance necessarily synonymous with an innovative way of doing things? Is it really the case that NMGs now play a central role in EU policy-making? Are we witnessing the emergence of an entirely new system of governance at the European level? In order to address these questions, this paper begins by briefly making the point that the concept of governance is better suited to describing the way public policy is conducted in the European Union, than that of government. It then moves to a discussion of the main trends that are identified as NMGs in order to assess to what extent they can properly be described as “new”. This is followed by an overview of more traditional forms of EU action, which shows that “old” governance has far from disappeared. The European system of governance is thus a good example of change in continuity: “old” and “new” are not mutually exclusive and this hybrid situation may in part be due to the great contiguity that exists between new modes of governance and their forerunners. New modes of governance are best analysed as an accentuation of the original features of the system, rather than as outright innovations. Both were largely conceived to respond to the same need, to provide a framework for interstate cooperation without leading to an unwanted degree of centralisation. This is not without analogy with the metaphor of the “marble cake”, used over a century ago by Morton Grodzins to describe the coexistence of several varieties of federalism in American government. Pure innovations are rare in the world of governance.

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L’affaire Laval, liée à une série d’affaires de la CJCE (Viking, Rüffert), a été rendue célèbre à travers l’Europe comme étant un nouvel avatar des contradictions entre libertés économiques et droits sociaux. Mais la dimension européenne n’est qu’une partie de la controverse et cet article met en lumière les liens entre d’une part les débats européens sur les travailleurs détachés et d’autre part les enjeux qu’affronte le modèle suédois de relations industrielles. Au-delà de ses aspects juridiques, l’affaire Laval est un évènement politique majeur en Suède, puisqu’elle met en exergue et accentue les difficultés du système autonome de régulation du marché du travail par les partenaires sociaux. Elle offre en effet de nouvelles opportunités pour réformer les relations industrielles et les règlementations salariales, elles-mêmes qui sont autant menacées en Suède qu’admirées à l’étranger.