Type de Document
  • Numéro de périodique (36)
  • Article (23)
Centre de Recherche
  • Centre d'histoire de Sciences Po (56)
  • Intégration et Coopération dans l'Espace Européen (ICEE) (4)
  • Sciences Po (2)
  • Centre de recherches politiques de Sciences Po (2)
  • Voir plus
Discipline
  • Histoire (57)
  • Science politique (7)
  • Sociologie (2)
  • Droit (1)
  • Voir plus
Langue
  • Français (57)
  • Anglais (2)
in Histoire@Politique Sous la direction de VINCENT Marie-Bénédicte, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2020-03
1
vues

0
téléchargements
Cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Hans Wilhelm Hagen, ancien lieutenant de la Wehrmacht, est interrogé par le président d’une chambre de dénazification (Spruchkammer). Hagen était présent le 20 juillet 1944 à Berlin pour assurer la protection du quartier gouvernemental au moment de l’attentat contre Hitler. Le président le questionne : est-il convaincu d’avoir agi de manière juste ce jour-là quand, ayant appris que Hitler avait survécu à l’attentat, il refusa d’obéir aux ordres des conjurés et obtempéra à ceux de Goebbels, le ministre de la Propagande ? Hagen lui répond : « Si j’ai agi de manière juste ? Je ne le sais pas. Mais, si j’étais placé devant la même situation et dans les mêmes conditions, j’agirais toujours encore de la sorte. Car j’étais assermenté »

in Histoire@Politique Sous la direction de LAZAR Marc, MATARD-BONUCCI Marie Anne, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2019-10
25
vues

0
téléchargements
« Gouverner les Italiens n’est pas difficile, c’est impossible. » Par son caractère apocryphe et récurrent, cette réflexion, dont l’origine fut attribuée, selon les circonstances à Giovanni Giolitti, à l’historien et homme politique antifasciste Gaetano Salvemini, à Benito Mussolini ou plus récemment encore à Silvio Berlusconi, invite à réfléchir sur ce qui a souvent été donné comme une évidence dans le débat public et dans de nombreux travaux d’histoire et de sciences sociales en Italie comme à l’étranger : la difficulté structurelle, ou supposée telle, pour ce pays, quel que soit le régime politique en vigueur, à trouver un mode de gouvernement efficace et stable. Une évidence que viendraient conforter les nombreux néologismes que recèle la langue italienne– « malgoverno », « sgoverno », « sottogoverno » – et les crises politiques successives qui affectèrent depuis la formation de l’État-nation, l’Italie libérale puis républicaine. Tout se passe comme si le passé glorieux d’un « bon gouvernement », figuré par les fameuses fresques de Lorenzetti du Palazzo Pubblico à Sienne, demeurait un idéal inaccessible à l’époque contemporaine.

in Histoire@Politique Publié en 2019-04
LACHAISE Bernard
AUDIGIER François
LEGRIS Patricia
PROST Antoine
VERNEUIL Yves
Centre d'histoire de Sciences Po
1
vues

0
téléchargements
Cet article est une introduction au dossier sur les résistances aux réformes éducatives de l’après-Mai 1968. En dépit de la profusion des publications concernant le moment 1968, peu d’études se sont intéressées aux acteurs et aux mouvements s’étant montrés hostiles à ces ces réformes, voire franchement opposés. Les réformateurs ont bien davantage retenu l’attention des chercheurs. Ce déséquilibre historiographique a pour effet de limiter la compréhension de l’action gouvernementale : en effet, les gouvernements successifs ont dû choisir de prendre ou non en considération l’influence de ces hommes et de ces groupements. Surtout, ce déséquilibre historiographique s’est souvent accompagné d’une vision simpliste rangeant sans distinction dans la même mouvance tous les mouvements réputés « conservateurs ». Les résistances aux réformes éducatives ont pourtant été de nature diverse, et l’extrême gauche a elle aussi été concernée. Aussi bien la période a-t-elle été marquée par un fort entremêlement entre d’une part les questions pédagogiques et universitaires et d’autre part les questions politiques – un entremêlement qui a d’ailleurs contribué à faire oublier que la plupart des réformes proposées après Mai-juin 1968 avaient été préparées avant. Au demeurant, Mai-juin 1968 continue aujourd’hui d’être considéré par certains comme un moment de rupture expliquant les maux dont souffrirait l’école française. [Premier paragraphe]

in Histoire@Politique Sous la direction de CHATRIOT Alain, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2018-12
0
vues

0
téléchargements
"En 2002, le Commissariat général du Plan publiait les actes d’un séminaire qu’il avait tenu pendant un an sous le titre La décision publique face aux risques. Le volume abordait différentes thématiques : les risques au travail et les inégalités de santé, les approches économiques des risques, la responsabilité et l’indemnisation, l’instruction des décisions publiques et enfin les instruments de gestion des risques (en particulier pour les risques alimentaires). Le souci de réflexion sur ce sujet appliqué à un organisme étatique indique combien ces questions sont aujourd’hui présentes dans la vie de nos démocraties. Mais les historiens savent que cette préoccupation n’est pas totalement neuve et mérite d’être mise en perspective. Le point est d’autant plus nécessaire que les approches du risque par les sciences sociales ont surtout été le fait des sociologues – et au premier titre l’ouvrage d’Ulrich Beck qui a rencontré un certain écho – mais moins souvent d’historiens, et encore plus rarement d’historiens du politique."

L’historiographie a considéré la notion du risque comme intrinsèquement liée au développement des systèmes d’assurance, alors que l’assistance constituerait uniquement une prise en charge ex post. Cet article analyse l’affirmation en France d’un discours visant à fonder le renouvellement des politiques d’aide sociale sur la notion de réadaptation entre les années 1940 et la fin des années 1960. Ces politiques de solidarité nationale, inspirées de modèles étrangers existants, visaient de plus en plus les causes psycho-sociales de l’inadaptation, point commun des multiples interventions concernant des catégories changeantes et très différentes : familles à problèmes, travailleurs migrants, habitants des bidonvilles, ex-délinquants, et plus généralement les populations aux revenus insuffisants. L’article montre comment l’action sociale – de plus en plus coordonnée et directement prise en charge par le ministère de la Santé et de la Population – entrelaçait un traitement individuel et un traitement social de l’inadaptation. D’une part, l’action sociale – de plus en plus coordonnée et directement prise en charge par l’État – s’efforçait de « réadapter » l’individu en intervenant sur les dimensions médicale, fonctionnelle, psychologique et professionnelle et en opérant un lien avec les politiques de main-d’œuvre et la notion de productivité.D’autre part, l’inadaptation sociale était de plus en plus caractérisée comme un risque qui mettant en danger l’intégration des groupes marginaux dans le système social et économique et se transmettant de génération en génération.L’article explique que le dépistage statistique des situations sociales à risque et le refus d’imputer aux inadaptés eux-mêmes les causes conduisaient à la mise en place de politiques d’action sociale globale agissant moins sur les bénéficiaires que sur les milieux de vie et leur participation à la vie publique.L’inadaptation se structurait ainsi en tant que référentiel d’une politique de gestion des populations et du « risque social » lié à la croissance économique, qui visait à corriger par des mesures assistantielles et le service social des conditions socioculturelles de vie censée être préjudiciables à la vie personnelle et sociale du citoyen.

Déçus d’une répression qu’ils jugeaient systématiquement trop faible entre 1900 et 1967, les opposants à la diffusion des techniques contraceptives en France ont cherché à inciter différentes administrations publiques à (...)

in Histoire@Politique Sous la direction de DI DONATO Michele, DI TOMMASO Gaetano, SETTIS Bruno, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2018-09
0
vues

0
téléchargements
"Ce dossier entend aborder un sujet classique mais toujours fécond, celui des relations entre guerre froide, culture et propagande. Son titre en identifie les protagonistes : des intellectuels entrepreneurs de la mobilisation et de l’agitation, actifs dans la compétition quotidienne pour l’opinion publique, mais aussi dans les champs de la création artistique et des savoirs scientifiques. S’inscrivant principalement dans la tradition de l’histoire des relations internationales et plus spécifiquement des 'cold war studies' anglo-saxonnes, le dossier propose un ensemble d’exemples et de parcours en lien avec la « guerre froide culturelle », en se penchant sur des figures d’« intellectuels » très différentes les unes des autres : archéologues et journalistes, hommes politiques et écrivains, diplomates et philanthropes – et la liste est loin d’être complète. Il s’agit, en somme, d’une tentative pour « penser par cas » – pour reprendre le titre d’une œuvre célèbre de Jean-Claude Passeron et Jacques Revel – la catégorie de « cold warrior » et aussi, plus largement, celle de « guerre froide culturelle »."

in Histoire@Politique Sous la direction de ROBINET Romain, TENENBAUM Elie, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2018-03
1
vues

0
téléchargements
"En 1967, le jeune Régis Debray résumait en ces termes les défis qu’affrontaient les membres les plus radicaux de la « Nouvelle Gauche » en Amérique latine et aux Caraïbes : « Toute ligne prétendue révolutionnaire doit pouvoir apporter une réponse concrète à la question : comment renverser le pouvoir d’État capitaliste ? C’est-à-dire, comment casser son squelette, l’Armée, de jour en jour renforcée par les missions militaires nord-américaines ? » Au même moment, peu ou prou, se tenait à l’École militaire de Buenos Aires un « Cours interaméricain de guerre révolutionnaire » rassemblant des officiers de chacun des pays de la région, sous influence française et états-unienne, dans le but de « faire reconnaître officiellement le communisme comme ennemi commun [et] de faire admettre un plan d’action contre la subversion marxiste »." [...]

in Histoire@Politique Sous la direction de BAZIN Jérôme, PICHON-BONIN Cécile, SIMONIELLO Anastasia, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2017-12
0
vues

0
téléchargements
"Ce dossier est né de la rencontre entre trois intérêts : la curiosité pour une expérience historique, le communisme des années 1920 et 1930 ; l’envie d’interroger un terme aussi récurrent que problématique, celui d’ « éducation » ; et la conviction que les images occupent une place centrale dans le projet et les pratiques éducatives communistes, offrant ainsi un objet d’analyse fécond. Quels sont les objectifs pédagogiques des communistes et comment l’image peut-elle y concourir ? Telle est la principale question qui nous a occupés et qui forme l’originalité de ce dossier. Les contributions analysent plusieurs types d’expériences éducatives faisant appel à l’image (la formation des artistes, l’apprentissage de la lecture, l’éducation idéologique des enfants, des masses et du public occidental, l’éducation des travailleurs et des enfants à l’art et par l’art) dans leurs rapports à différentes configurations politiques."

in Histoire@Politique Sous la direction de LAZAR Marc, VOGEL Jakob, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2017-01
6
vues

6
téléchargements
L’histoire et le politique entretiennent une relation compliquée, parfois houleuse. Dans leur travail, les historiens sont quasi continuellement interpellés par le débat politique et les événements de leur époque. Ainsi, leurs perspectives de recherche font souvent directement écho à des interrogations qui polarisent la sphère publique et ils cherchent dans l’analyse du passé des clés pour l’intelligence des phénomènes présents qu’ils restituent dans la durée. En même temps, les approches qu’ils mobilisent les amènent souvent à critiquer et à nuancer, voire à démentir, les affirmations d’un responsable politique qui tendent facilement vers le raccourci ou l’amalgame et qui, fréquemment, instrumentalisent l’Histoire et ses interprétations. L’élection présidentielle française en administre la preuve. Le 28 août 2016, François Fillon a plaidé pour le rétablissement de la continuité du récit national « en partant de la France et en axant ce récit sur celle-ci et non en le diluant, comme on le fait aujourd’hui dans l’étude des faits généraux "mondialisés" ». Emmanuel Macron n’a pas été en reste. Lors d’un déplacement à Alger, il a déclaré le 14 février 2017 à une télévision locale que la colonisation française fut « un crime. Un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de notre passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celle et ceux avec lesquels nous avons commis ces gestes ». Deux déclarations emblématiques qui ont aussitôt nourri des controverses politiques et historiographiques, les historiens étant sollicités par les médias ou prenant d’eux-mêmes l’initiative de donner leur avis et leur évaluation de la pertinence des propos de ces deux candidats à la magistrature suprême.

5
vues

0
téléchargements
En 1934, Élie Halévy, professeur d’histoire intellectuelle et politique de l’Angleterre et du socialisme à l’École libre des sciences politiques, inclut dans son cours consacré au « Socialisme en Europe au XIXe siècle » une leçon sur « l’expérience Roosevelt ». Des fragments documentaires (notes d’étudiants, fiches préparatoires du professeur, bibliographies) permettent de reconstituer le contenu de cette leçon américaine. Cet exemple inédit de réception française du New Deal dans les années 1930 par un intellectuel français témoigne à la fois des voies, des milieux, des réseaux qui encadrent la réception, des obstacles culturels et méthodologiques (histoire du temps présent) auxquels se heurte le travail intellectuel, et de l’interaction entre préoccupations nationales et débat transnational dans les recompositions doctrinaires des savoirs sur l’État, l’économie et la société, à l’œuvre dans les années 1930.

19
vues

0
téléchargements
Peut-on encore écrire une histoire nationale à l’heure de la mondialisation ? À l’évidence oui, et c’est sans doute devenu une urgente obligation politique. Mais la manière de raconter cette histoire ne peut plus être identique à ce que nous faisions auparavant. Les historiennes et les historiens ne sont pas là pour reproduire les récits du passé, comme si aucune recherche ni réflexion méthodologique n’avait eu lieu depuis un siècle. Leur métier est d’écrire l’histoire, donc de la réécrire, et non de la réciter. L’Histoire mondiale de la France (dirigée par Patrick Boucheron et coordonnée par Florian Mazel, Yann Potin, Pierre Singaravélou et Nicolas Delalande) qui vient d’être publiée aux éditions du Seuil et réunit 122 auteurs est une première tentative de réponse — dans le contexte français — à cette interrogation. Une façon pour ce collectif d’historiennes et d’historiens de se ressaisir de ce débat à travers la recherche d’une mise en récit plurivoque, diverse et dépaysante, de l’histoire de France. Car si le genre « Histoire de France » a pu être investi récemment par quelques publicistes sans scrupule, c’est aussi parce qu’il avait été relativement délaissé par l’histoire savante, ou à tout le moins délégitimé comme enjeu épistémologique de l’écriture de l’histoire. Ce geste éditorial est à la fois un mode d’intervention des historiens dans l’espace public, une modeste contribution aux débats sur l’écriture de l’histoire mondiale ou transnationale des nations, et une tentative d’illustration de l’apport de l’histoire à la vie intellectuelle. Il s’agit donc à la fois de faire œuvre publique, scientifique, et de réfléchir aux liens entre les historiens et leur public. En ce sens, elle est une défense et illustration d’une histoire considérée comme discours engagé et savant. La forme collective même du livre, rassemblant différents textes de spécialistes organisés par dates, peut être considérée à la fois comme un gage de scientificité (parce qu’il est savant, ce discours se doit d’être porté par des historiennes et des historiens légitimes dans l’administration de la preuve) et d’accessibilité (parce qu’il est engagé, ce discours défend l’intelligence collective comme valeur). [Premier paragraphe]

11
vues

0
téléchargements
L’histoire et le politique entretiennent une relation compliquée, parfois houleuse. Dans leur travail, les historiens sont quasi continuellement interpellés par le débat politique et les événements de leur époque. Ainsi, leurs perspectives de recherche font souvent directement écho à des interrogations qui polarisent la sphère publique et ils cherchent dans l’analyse du passé des clés pour l’intelligence des phénomènes présents qu’ils restituent dans la durée. En même temps, les approches qu’ils mobilisent les amènent souvent à critiquer et à nuancer, voire à démentir, les affirmations d’un responsable politique qui tendent facilement vers le raccourci ou l’amalgame et qui, fréquemment, instrumentalisent l’Histoire et ses interprétations. L’élection présidentielle française en administre la preuve. Le 28 août 2016, François Fillon a plaidé pour le rétablissement de la continuité du récit national « en partant de la France et en axant ce récit sur celle-ci et non en le diluant, comme on le fait aujourd’hui dans l’étude des faits généraux "mondialisés" ». Emmanuel Macron n’a pas été en reste. Lors d’un déplacement à Alger, il a déclaré le 14 février 2017 à une télévision locale que la colonisation française fut « un crime. Un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de notre passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celle et ceux avec lesquels nous avons commis ces gestes ». Deux déclarations emblématiques qui ont aussitôt nourri des controverses politiques et historiographiques, les historiens étant sollicités par les médias ou prenant d’eux-mêmes l’initiative de donner leur avis et leur évaluation de la pertinence des propos de ces deux candidats à la magistrature suprême. [Premier paragraphe]

1
vues

1
téléchargements
The Second Wave of Western European Left Catholicism, c. 1965 – c. 1975, introduced manifold innovations in comparison to the First Wave, c. 1944 – c. 1954, in addition to reinforcing older traditions, such as the phenomenon of worker priests, which had served as the most visible and symbolic marker of progressive Catholicism in the immediate postwar era. Of the organizational novelties leaving their mark on the post-Vatican II era, it is probably fair to say that the emergence and powerful presence of radical priest associations, above all the Christian Solidarity International Congress, and the rise of spontaneous ecclesial communities, eventually best known by the term ‘base communities’, were the principal innovations. In addition, the specifically Catholic contribution to the European (and worldwide) student movements, as well as the specifically Catholic impetus behind radical working class practices in the Long Sixties were likewise unprecedented phenomena. There had been Catholic agitators in workers’ movements in the immediate postwar era, but such actions took a different form compared to Catholic working class activism in the Long Sixties, the latter period witnessing radical activity organized by Catholic trade unions, a feature with no parallel twenty years earlier. The rise of progressive, system-challenging radical student movements as such, not just the specifically Catholic battalions within those currents, was of course also a phenomenon entirely without precedent in European history. [First paragraph]

in Histoire@Politique Sous la direction de HORN Gerd-Rainer, TRANVOUEZ Yvon, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2016-12
6
vues

0
téléchargements
On sait que le concile Vatican II (1962-1965) a profondément modifié la direction dans laquelle le catholicisme évoluait, peut-être dans des proportions comparables au concile de Trente (1545-1563). L’esprit de Vatican II est, bien entendu, très étroitement lié à ce qui s’est passé pendant les quatre années des sessions conciliaires, mais il est devenu assez vite beaucoup plus que cela : une sorte de libre interprétation de ce que le concile avait proposé dans des termes parfois contradictoires. Cela tient notamment à ce que, à bien des égards, l’esprit de Vatican II est aussi le produit d’un demi-siècle de développement d’un catholicisme qu’on a dit ou qui s’est dit de gauche, et qui n’a cessé de se modifier alors que, traditionnellement, la majorité des fidèles accordait ses préférences à des formations politiques de droite. [Premier paragraphe]

On sait que le concile Vatican II (1962-1965) a profondément modifié la direction dans laquelle le catholicisme évoluait, peut-être dans des proportions comparables au concile de Trente (1545-1563). L’esprit de Vatican II est, bien entendu, très étroitement lié à ce qui s’est passé pendant les quatre années des sessions conciliaires, mais il est devenu assez vite beaucoup plus que cela : une sorte de libre interprétation de ce que le concile avait proposé dans des termes parfois contradictoires. Cela tient notamment à ce que, à bien des égards, l’esprit de Vatican II est aussi le produit d’un demi-siècle de développement d’un catholicisme qu’on a dit ou qui s’est dit de gauche, et qui n’a cessé de se modifier alors que, traditionnellement, la majorité des fidèles accordait ses préférences à des formations politiques de droite.

Le Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) conserve un fonds papier d’éphémères électoraux, qui est un corpus co-construit au fil du temps et dont la sauvegarde a été effectuée grâce à la recherche. Les éphémères constituent une typologie documentaire originale mais qui, par définition, ne peuvent être exhaustifs. Classés, ils sont réutilisés pour de nombreux usages. La numérisation est retenue pour permettre un accès encore plus large. Sa mise en œuvre, financée grâce à un appel à projet de la Bibliothèque scientifique numérique (segment 5), consiste en un partenariat entre un laboratoire de recherche, le CEVIPOF, et des professionnels de la numérisation, à la bibliothèque de Sciences Po. Mais le projet pose des défis et des difficultés, notamment des questions d’ordre juridique et scientifique. Finalement, la question qui demeure puisqu’il n’est pas possible de numériser l’ensemble du fonds est la distorsion entre fonds papier et corpus numérique.

in Histoire@Politique Sous la direction de DULPHY Anne, TROUVÉ Matthieu, PEREIRA DA SILVA Victor, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2016-07
0
vues

0
téléchargements
"Ces dernières années, une copieuse production intellectuelle sur l’Estado Novo (l’État nouveau) a vu le jour, comprenant un éventail de genres allant de la recherche historique la plus rigoureuse et innovatrice à la publication de témoignages, de biographies, de mémoires de personnalités liées au régime (ou à l’opposition). Au milieu de cela, est également apparue une production d’objets culturels à destination de publics plus larges, véhiculés par la télévision et par la presse (comme ce fut le cas de la mini-série télévisée intitulée La vie privée de Salazar, réalisée en 2008) ou qui s’inscrivent dans un registre littéraire (nouvelles, pièces de théâtre et romans). La surabondance et la surexposition qui ont accompagné ce mouvement de récupération thématique de l’Estado Novo ne constituent cependant pas le signe incontestable d’une inhabituelle robustesse institutionnelle de l’historiographie contemporaine portugaise. Le transfert et l’inscription dans l’ « espace public » de thèmes, de personnages et de sigles qui, auparavant, étaient seulement liés à l’espace de l’historiographie interviennent plutôt en parallèle à un processus de révision de la place occupée par l’histoire au sein de la hiérarchie sociale des savoirs. L’histoire se trouve en effet dans une position subalterne relative et connaît une marginalisation à l’intérieur du champ des disciplines académiques, un mouvement qui semble inclure l’ensemble des sciences sociales. À la différence des savoirs liés aux domaines technologiques et scientifiques (la médecine et les sciences de l’ingénieur notamment), qui ont capté d’importants appuis étatiques (et privés) et qui promettent de meilleures perspectives de carrière, l’histoire semble avoir été exposée à une progressive érosion de ses privilèges académiques et professionnels. Tout d’abord, à cause de sa marginalisation relative dans les politiques de l’enseignement, en particulier par le biais de sa faible importance dans les curricula scolaires et les budgets étatiques. On assiste aussi à une grande porosité des frontières du métier d’historien, très perméables pour un ensemble de prétendants recrutés parmi les commentateurs médiatiques et les écrivains « à succès ». En somme, selon Luís Reis Torgal, la situation actuelle de l’histoire universitaire portugaise comme « discipline » semble préfigurer une conjoncture d’ample exposition à des principes d’hétéronomie symbolique, économique et politique. En fait, la hiérarchie de prestige des aires d’études universitaires (et des mondes professionnels qui leurs correspondent) place les « humanités », donc l’histoire, en bas. À la marge des appréciations personnelles et collectives sur les circonstances actuelles, potentiellement surchargées en termes politiques, il serait utile de tester et de contrôler de manière systématique l’hypothèse selon laquelle les pressions soudaines et les urgences en cours sont en train de changer la situation institutionnelle de l’histoire en tant que « discipline » (et « profession ») et, en même temps, de transformer les divisions et les orientations dominantes au sein de l’historiographie portugaise."

in Histoire@Politique Sous la direction de HEIMBURGER Franziska, PATIN Nicolas, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2016-04
0
vues

0
téléchargements
"François Furet estimait, dans Le Passé d’une illusion, que la Grande Guerre était la première guerre démocratique et industrielle. Il essayait d’isoler la nature de cet événement européen inédit, par son ampleur, sa violence, la teneur de ses mécanismes, pour tenter de comprendre la nouveauté radicale de cette « catastrophe originelle » (Georges F. Kennan)."...

in Histoire@Politique Sous la direction de LAURENT Sébastien-Yves, SIRINELLI Jean-François, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2015-12
0
vues

0
téléchargements
"L’ensemble de textes ici réunis peut se lire sur plusieurs registres différents. En premier lieu, assurément il s’est agi, pour les maîtres d’œuvre de la journée d’études dont sont issus ces textes comme pour les historiens qui leur ont fait l’amitié et la confiance de s’associer à l’entreprise, de brosser à plusieurs mains la biographie d’un « grand commis de l’État », formule et postures qui sont ici interrogées. Déjà, à ce titre, la plus-value que l’on peut en escompter est considérable. Notre connaissance des années 1960, par exemple, se trouve enrichie dans certaines de ses facettes : Maurice Grimaud, en effet, a été directeur général de la Sûreté nationale de décembre 1962 à janvier 1967, puis il est nommé préfet de police de Paris. Mai 1968, bien sûr, a braqué le pinceau lumineux sur la fonction et sur son titulaire, mais, on le voit, pour cette décennie l’intérêt historique dépasse déjà le simple halo dessiné par le souvenir du « Mai » français. Et, que dire, de surcroît, du seuil des années 1980 ? Évoquer le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur au moment de la genèse puis du début de la mise en œuvre des lois de décentralisation leste singulièrement, là encore, l’étude historique du parcours de Maurice Grimaud d’un apport précieux sur une période, l’après-1981, sur laquelle beaucoup reste à faire. Le premier registre se passe donc, au bout de compte, de plaidoyer, et les textes que l’on va lire constituent autant d’apports qui feront désormais référence dans des domaines qui gravitent autour d’une histoire politique entendue dans son acception large, et notamment dans son versant concernant l’histoire de l’État. L’histoire de l’administration, dans ses différents rouages et à travers ses jeux d’échelles, l’étude des fonctions régaliennes de l’ordre et de la sécurité, notamment, s’en trouvent enrichies. En revanche, il faut insister ici sur un deuxième registre : cette gerbe de textes relève de ce qu’il est convenu d’appeler l’histoire du temps présent. La pratique d’une telle histoire, même si personne, désormais, ne songe plus à en contester la légitimité, présente d’indéniables difficultés et, à cet égard, la brassée de contributions que l’on va lire apparaît comme un cas pratique – et, ici, collectif – de mise en œuvre d’une telle histoire."

En novembre 1944, un amendement au décret-loi portant création d’un tribunal populaire pour juger les responsables de l’entrée en guerre de la Bulgarie étend aux persécutions contre les juifs le périmètre des crimes relevant de la juridiction du Tribunal. La Bulgarie est ainsi le premier pays d’Europe à créer une juridiction nationale dédiée aux seuls crimes antijuifs. Peu connue, l’action du Tribunal offre pourtant un prisme très riche sur la mise au procès du génocide juif et, incidemment, sur les rapports entre modèle judiciaire d’établissement de la vérité et écriture historienne. Envisageant les procès en tant que production judiciaire d’un jugement sur le passé immédiat, l’article explore les modes d’énonciation des persécutions antijuives par les magistrats. En 1944-1945, l’enjeu est évidemment juridique, puisqu’il s’agit d’inventer des incriminations et des stratégies judiciaires adaptées à l’exceptionnalité des crimes ; il est également politique et moral, dans la mesure où les acteurs bulgares ont la conviction de tenir un procès pour l’histoire. Ce faisant, un double paradoxe est mis en évidence : premièrement, parce qu’elle était sous-tendue par l’aspiration à démontrer l’existence d’une « autre Bulgarie », distincte des pouvoirs « fascistes », l’action des magistrats a contribué à l’émergence d’une topique de l’innocence (du peuple) bulgare demeurée jusque récemment constitutive des récits publics sur la Shoah ; deuxièmement, instituée pour faire (re)connaître la singularité des souffrances juives, la Cour a participé à leur euphémisation en les subsumant dans un récit antifasciste de la victimité et du combat.

in Histoire@Politique Publié en 2015-07
8
vues

0
téléchargements
Depuis plusieurs années, à travers différents dispositifs scientifiques – séminaire, journée d'étude et maintenant dossier de revue – la catégorie de « barbarie » a servi de fil directeur à notre réflexion sur l'histoire européenne. Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, celui qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut aussi l’ennemi de l’intérieur appartenant aux « classes laborieuses et dangereuses » ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, « décadente ». Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels et le suicide de l’Europe, la barbarie put être considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique. Mais peut-être le barbare n'est-il que celui qui croit à la barbarie, comme l'écrivait Claude Lévi-Strauss dans Race et histoire.

in Histoire@Politique Sous la direction de KAHN Sylvain, MARTIN Laurent, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2015-06
0
vues

0
téléchargements
"Depuis plusieurs années, à travers différents dispositifs scientifiques – séminaire, journée d'étude et maintenant dossier de revue – la catégorie de « barbarie » a servi de fil directeur à notre réflexion sur l'histoire européenne. Dans l’histoire de l’idée européenne, le barbare a d’abord été l’autre, l’étranger, celui qui ne maîtrisait ni la langue ni les usages, celui qui était d’autres mœurs et d’autre contrée. Puis, quand l’idéologie du progrès et de la raison devint dominante, le barbare fut, avec le sauvage, celui qui incarnait le passé de la civilisation, l’état d’une humanité restée proche de l’animalité dont le processus civilisateur avait peu à peu éloigné les peuples européens, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Il fut aussi l’ennemi de l’intérieur appartenant aux « classes laborieuses et dangereuses » ou bien, au contraire, la promesse de régénération d’une civilisation exténuée, « décadente ». Avec les grandes conflagrations mondiales, les massacres industriels et le suicide de l’Europe, la barbarie put être considérée non comme l’envers mais comme le prolongement de la civilisation, le triomphe de la raison instrumentale, l’achèvement d’un cycle historique. Mais peut-être le barbare n'est-il que celui qui croit à la barbarie, comme l'écrivait Claude Lévi-Strauss dans Race et histoire."

in Histoire@Politique Sous la direction de CHAMOUARD Aude, FOGACCI Frédéric, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2015-04
0
vues

0
téléchargements
"En 1991, Paul Alliès posait une question aux confins de l’histoire politique et de l’histoire sociale : « Que sont nos notables devenus ? » La formulation de la question laissait ouverte plusieurs champs d’interrogations. Devait-on comprendre que les hommes (et les femmes) représentés par ce terme avaient, dans la France des Trente Glorieuses, subi un processus d’effacement progressif, qu’il s’agisse de leur influence politique (ils auraient été remplacés, au choix, par des technocrates et des techniciens de la gestion des affaires publiques, ou par des militants de partis politiques bien plus « idéologisés » que soucieux de la médiation notabiliaire traditionnelle) ou qu’il s’agisse de leur assise locale (le développement de l’administration locale et la décentralisation les ayant privés de leur fonction d’interface avec l’État central, et ayant conduit à leur remplacement par des « entrepreneurs politiques ») ? De fait, le terme même de « notable », par exemple employé dans le cas de la famille politique radicale, semble renvoyer à un lointain passé, à un style politique obsolète, condamné par la politisation croissante des Français et par l’exigence toujours plus forte de compétences techniques, juridiques, économiques dans la gestion des affaires publiques, y compris à l’échelon local. Mais une autre interprétation était possible : fallait-il au contraire voir dans cette interrogation l’hypothèse que le corps des notables avait subi une mutation, une évolution qui lui avait permis de s’adapter à cette nouvelle donne et, qu’ainsi, la définition même de la notabilité s’était trouvée redéfinie, selon ces nouvelles exigences ?"

Il s’agit ici d’évoquer une donnée rarement mentionnée dans les considérations historiographiques et épistémologiques concernant l’histoire du temps présent : la difficulté à nommer les phénomènes étudiés. Une telle difficulté est d’autant dirimante que, dans le cas de l’histoire de l’État-nation France, celui-ci a connu au cours du second XXe siècle un véritable basculement anthropologique, dont les différentes facettes doivent être historicisées. De surcroît, cet État-nation, durant la même période, s’est trouvé enserré dans de nouveaux jeux d’échelles, avec notamment une réelle connexion avec l’histoire-monde. Un tel constat a, bien sûr, des conséquences multiples, évoquées ici.

in Histoire@Politique Sous la direction de ANDRIEU Claire, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2014-12
0
vues

0
téléchargements
"Étrange destin que celui du programme du Conseil national de la Résistance française. Objet d’un consensus quasi unanime de 1944 à 1946, il est aujourd’hui au cœur du dissensus portant sur les principes de la bonne économie. Dans une certaine mesure, le consensus réformateur social-démocrate de 1945 a été remplacé, en 1989, par le « consensus de Washington » avec ses recommandations de libéralisation, de privatisation et d’ouverture sur l’extérieur. Les crises économiques survenues depuis ont tempéré le discours libéral des années 1980. John Williamson, l’économiste auteur de l’expression « consensus de Washington » est lui-même revenu sur cette analyse en 2003, pour en montrer les limites et le caractère désormais « galvaudé ». En France, c’est probablement en 2007 que le programme du CNR a connu sa mise en cause la plus frontale, après les attaques restées confidentielles formulées en 1948 par les héritiers de la Collaboration. Sous le titre « Adieu 1945 ! Raccrochons notre pays au monde ! », un ancien responsable patronal a proposé de « défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ». La crise bancaire et financière qui a suivi a de nouveau modéré le ton. Depuis 2007, le programme du CNR est même entré comme référence républicaine dans le discours des présidents de la République, de gauche comme de droite."

in Histoire@Politique Sous la direction de CLASTRES Patrick, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2014-07
0
vues

0
téléchargements
"Les cultures sportives de manière générale, et en particulier celles des chefs d’État et de gouvernement, sont un impensé de l’histoire et de la science politique. Et cela pour au moins trois raisons. Elles relèveraient de l’anecdotique et d’une histoire de l’intimité, voire d’une psycho-histoire sujette à caution. De plus, elles ne se laissent guère appréhender aisément tant les traces archivistiques sont rares sauf pour l’ère télévisuelle, tant les références au sport sont refoulées par les usages convenus des écritures biographiques et auto-biographiques. Enfin, dans la hiérarchie des goûts des élites et des savoirs académiques, les sports arrivent à ce point au dernier rang que bien des chercheurs en sciences humaines et sociales éprouvent de la peine à les classer dans les faits culturels : les sports, selon une taxonomie implicite des légitimités académiques, mériteraient donc d’être traitées à part. Et quand ils sont pris en compte, c’est pour être abordés en fin de chapitre alors que le phénomène sportif, avec la culture des écrans et la musique, est devenu l’une des trois pratiques culturelles majeures du second XXe siècle. Parce que les sports sont de l’ordre du divertissement du corps, ils n’auraient donc rien à nous apprendre sur les itinéraires, les décisions et l’action gouvernementale des leaders politiques."

in Histoire@Politique Sous la direction de BOYCE Robert, JANSEN Sabine, PURSEIGLE Pierre, SCOT Marie, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2014-04
0
vues

0
téléchargements
"Le dossier, présenté aujourd’hui par la revue Histoire@Politique, est né d’une double volonté de ses coordinateurs : contribuer au centenaire de la Première Guerre mondiale en apportant une pierre à l’édifice de la connaissance de cet événement à bien des égards fondateur, et privilégier une approche historiographique différente, non hexagonale. L’historiographie concernant la Grande Guerre sert, en effet, de révélateur aux lignes de fracture qui traversent les sociétés engagées dans le conflit et les enjeux de tous ordres qui en découlent. La lecture de l’ensemble des articles confirme que l’histoire est, selon le mot de Paul Valéry, « le produit le plus dangereux que la chimie de l’intellect ait élaboré » et que ses usages pèsent lourdement sur ses conditions d’élaboration. L’état des historiographies étrangères de la Première Guerre mondiale dressé ici est certes partiel. Si les limites mêmes de l’exercice empêchent de proposer une vision globale des débats soulevés par la Grande Guerre, l’intérêt du panorama présenté dans les différentes études qui suivent, reste entier." [...]

in Histoire@Politique Sous la direction de PONCELET Yves, WIRTH Laurent, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2013-12
0
vues

0
téléchargements
"L’histoire est une passion française. Son enseignement scolaire aussi, comme le montrent notamment les attentes et les polémiques qu’il provoque de façon récurrente. Ce sont la plupart du temps les manuels qui jouent le rôle d’abcès de fixation au départ de ces polémiques, dans la mesure même où ils constituent pour le grand public et bien des publicistes le seul reflet de l’enseignement de l’histoire. Ce fut le cas lors des attaques récentes, relayées par certains médias, sur le thème de l’évacuation de Louis XIV et de Napoléon des programmes du collège publiés en 2008. De telles attaques au prisme des manuels ne constituent pas une nouveauté." [...]

in Histoire@Politique Sous la direction de JEANPIERRE Laurent , MARTIN Laurent, Centre d'histoire de Sciences Po Publié en 2013-05
2
vues

0
téléchargements
Dossier spécial de la revue Histoire@Politique consacré aux colloques de Cerisy (1968-1986).

Suivant