Texte intégral
  • Non (89)
  • Oui (30)
Type de Document
  • Communication non publiée (74)
  • Rapport (18)
  • Article (11)
  • Partie ou chapitre de livre (6)
  • Voir plus
Centre de Recherche
  • Centre de données socio-politiques de Sciences Po (81)
  • Médialab (36)
  • Observatoire sociologique du changement (6)
  • Centre de recherches politiques de Sciences Po (4)
  • Voir plus
Discipline
  • Méthodes et statistiques (72)
  • Sociologie (61)
  • Sciences de l'information et de la communication (46)
  • Science politique (46)
  • Voir plus
Langue
  • Français (86)
  • Anglais (36)
24
vues

24
téléchargements
Le développement des technologies numériques engendre une longue et profonde mutation de notre rapport à la connaissance. Quelle que soit l’étiquette utilisée pour désigner ce phénomène, de nombreuses personnes s’interrogent sur les évolutions de nos pratiques académiques (Lazer et al 2009, Ollion & Bollaert 2016). Explorer les parties pour construire les touts Latour et al avancent en 2012 que de nouvelles façons de représenter et surtout de naviguer dans les données permettraient de revenir sur le rapport entre tout et partie, débat aussi vieux que la sociologie elle-même (Latour 2012). D’après ces auteurs, chaque tout n’est qu’une façon particulière de voir les parties, un trait commun qui rassemble. Un trait parmi d’autres. Le tout est une prise tellement utile, tellement signifiante qu’on en oublie qu’il cache une réduction d’une foule de particularités. Or ce tout peut aujourd’hui être décomposé ou plutôt recomposé dynamiquement dans de nouveaux moyens d’exploration des données appelés Datascapes - autrement dit paysages de données. Reprenant ces intentions, nous avons depuis 2012 conçu des outils d’analyse exploratoire de données (Tukey 1977) qui permettent de multiplier les perspectives sur un même objet.

Cette enquête sur l’enquête rend compte d’une recherche qui traite des attitudes politiques à partir du clivage gauche-droite, dans la tradition du Cevipof, mais qui offre une entrée renouvelée dans l’objet en développant une approche sociologique, symbolique et « par le bas » de l’idéologie, alors plutôt en désuétude. Etienne Schweisguth adapte la technique de l’entretien non directif promue par Guy Michelat, tant pour le recrutement (d’abord confié à un enquêteur professionnel puis prise en charge par l’auteur) que pour l’exploitation du matériau discursif (analyse typologique). Cette enquête a permis à l’auteur, essentiellement quantitativiste, d’étayer de manière compréhensive la conception multidimensionnelle du clivage gauche-droite. Elle l’a encouragé à réorienter ses recherches sur l’évolution des valeurs en France. Sur le plan méthodologique, l’enquête permet de voir les effets des stratégies de recrutement des enquêtés (réseau relationnel versus porte-à-porte) sur les types de discours recueillis. Le matériau pourrait être réanalysé à l’aide de nouveaux outils logiciels. L’analyse typologique, inaboutie, pourrait être complétée ou amendée. Cette enquête, réalisée en 1983, présente un fort intérêt historique, mettant au jour les effets de l’alternance de 1981 sur le système de représentations des citoyens, en lien avec la reconfiguration des termes de l’affrontement politique.

Enquête ethnographique portant sur les immigrés d’origine subsaharienne, réalisée entre 2006 et 2011 (en France) par Jacques Barou et une équipe de chercheurs, notamment de la cellule Recherche de la CNAV, en sociologie, en anthropologie et en démographie. Le terrain, conduit entre 2006 et 2010 en régions parisienne et lyonnaise, repose sur la base d'entretiens semi-directifs conduits avec deux générations d’immigrés (parents et enfants d'une même famille). Le matériau, recueilli auprès de vingt-deux familles originaires de treize pays d’Afrique, est complété par quatre focus groups ainsi que des notes d’observations. L'enquête interroge le statut des immigrés noirs en France, à travers leurs trajectoires et les représentations qu'ils s'en font. La comparaison intergénérationnelle des visions de la migration, du pays et de la culture d'origine, ou encore de la famille apporte un éclairage nuancé sur des concepts centraux de la sociologie de l'immigration tels que l'identité ou l'intégration. Les entretiens permettent aussi de comprendre les discriminations, les contraintes sociales, économiques et politiques dans lesquelles les individus évoluent, ainsi que les différentes opportunités qui s'ouvrent à eux. L'analyse qui en a découlé a été publiée aux éditions Armand Colin et livre la diversité et la complexité de l'immigration subsaharienne en France.

in Netcom – Réseaux, communication et territoires Publié en 2015-07
DOUAY Nicolas
REYS Nicolas
ROBIN Sabrina, Géographie-Cités
6
vues

0
téléchargements
Cet article propose de visualiser des données numériques produites par l’usage du réseau social Twitter par les maires de la région Ile-de-France. En effet Twitter est maintenant un outil de communication en pleine expansion et les personnalités publiques l’utilisent abondamment comme un moyen de rejoindre les internautes intéressés par leurs engagements et responsabilités. L’analyse et la visualisation de ces « big data » visent donc à réaliser une étude de l’usage d’un réseau social par des élus locaux. Il s’agit, d’abord, de dresser le profil type des maires présents sur le réseau social en fonction du genre, de l’âge, de l’appartenance partisane, du niveau de responsabilité et du type d’espace. Puis de caractériser les usages quant à l’audience et au rayonnement de l’activité par l’analyse du nombre de tweets et des followers en reprenant les mêmes critères. Et enfin, il s’agit d’observer le contenu des messages échangés et de les analyser comme des illustrations du débat public local.

Rapport de stage qui a posé les fondations de l'infrastructure système de DIME-SHS.

Présentation de la banque d'enquête beQual du Centre de Données Socio-Politiques lors du séminaire du Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA) Université Paris 8, le 19 mai 2016.

Le CDSP propose des services et outils de données pour la communauté nationale des sciences sociales : documentation, traitement, diffusion et archivage d'enquêtes et de données quantitatives et qualitatives. Après un rappel historique des missions du CDSP, la présentation passe d'abord en revue les différents services traitant des données électorales et quantitatives (sur Nesstar, Quetelet, Vizlab), avant de faire un zoom sur la banque d'enquêtes qualitatives beQuali. Cette dernière propose la diffusion et l'archivage pérenne d'enquêtes qualitatives en sciences sociales. Les différentes étapes de traitement, les choix et procédures techniques, juridiques et documentaires sont passés en revue. L'appel à propositions de dépôt d'enquête dans beQuali est ouvert à l'ensemble de la communauté recherche : les modalités de réponse sont explicités.

Publié en 2014-06
LEGLEYE Stéphane
RAZAKAMANANA Nirintsoa
Étude Longitudinale par Internet Pour les Sciences Sociales
31
vues

0
téléchargements
Internet est très utilisé par les sondeurs pour produire des enquêtes rapides et à bas coût. Pour cela, les instituts ont mis en place de larges panels d’internautes volontaires, qui peuvent s’y inscrire par exemple par des bannières postées sur des sites populaires. Ces panels sont donc constitués sans base de sondage ni procédure probabiliste, alors même que plus de 20% des ménages n’ont pas accès à Internet en 2012 (Gombault, 2013). Le projet d’étude longitudinale par internet pour les sciences sociales (ELIPSS) a vu le jour pour permettre aux chercheurs de mener des enquêtes probabilistes sur des thèmes peu traités par la statistique publique française et de conduire des enquêtes longitudinales de grande ampleur, ordinairement hors d’atteinte de la recherche académique en sciences humaines et sociales. ELIPSS est un projet unique en France combinant le recrutement d’un panel probabiliste (représentatif) et son interrogation via un outil mobile connecté à Internet, une tablette tactile.

During the last decade, the internet has moved from an attractive data collection mode to a common way to administer surveys. The ELIPSS Panel (Étude longitudinale par internet pour les sciences sociales) is one of the probability-based web panels across Europe. This paper focuses on the lessons learned from the pilot study to set up the main panel. First, we will give an overview of the recruitment procedure planned for 2015 in the light of the pilot results. Then, we will present the specifications for the management of the panel to maintain monthly participation and limit attrition.

Ces dernières années les gisements de données disponibles en sciences sociales se sont multipliés . Développé au CDSP depuis 2010, BeQuali en est un. Cette banque d’enquêtes qualitatives met à disposition de la communauté scientifique des archives d’enquêtes de terrain, afin qu’elles soient réutilisées. Ces enquêtes de sociologie et de science politique mobilisent des techniques comme l’entretien, l’observation, la recherche documentaire ; elles comportent fréquemment des données personnelles et sensibles (car touchant à la politique, à la religion, à la sexualité, etc.). Leur diffusion est au croisement de diverses législations : code du patrimoine, loi informatique et libertés, droit à l'image et protection de la vie privée. Dans cette communication, les enjeux de la diffusion de ces données personnelles et sensibles seront discutés, à partir d'un retour d'expérience. Les problèmes posés par les opérations complexes d'anonymisation des données dans le cadre des activités de beQuali seront plus précisément évoqués. Nous exposerons d'abord l'état de la réflexion en sociologie ou en science politique sur ces problématiques. La sensibilisation des chercheurs à ces questions à travers notamment la réception qu'ils font de la démarche de beQuali sera présentée : faible culture du partage et de la réutilisation des données d'enquêtes ; préventions éthiques (craintes de rupture d'anonymat ou de confidentialité et conséquences sur le contrat de confiance enquêteur-enquêté). Nous exposerons ensuite les problèmes posés par le traitement des données personnelles et sensibles, ainsi que les solutions mises en œuvre en termes d’anonymisation et de confidentialité. Nous expliciterons notamment les principes suivis (règles strictes d’anonymisation sur les marqueurs d’identification directe, mais plus souples sur les marqueurs d’identification indirecte) et les opérations concrètes d’anonymisation, ainsi que les précautions prises en matière de confidentialité (accès contrôlés et sécurisé aux données, conditions strictes de de réutilisations encadrées par une convention). Au total, nous voudrions discuter les compromis que nous sommes amenés à opérer en pratique entre des exigences juridiques floues, des questions éthiques non stabilisées et la nécessité de préserver la richesse scientifique des données pour leur réutilisation, en l’absence de règles déontologiques disciplinaires (bien qu’on observe ces derniers temps l’élaboration de guides de bonnes pratiques au sein de l’IST), compromis qui s’apparentent à une « bonne gestion du risque ». Nous nous baserons sur une réflexion collective fondée à partir de l’examen croisé d’une dizaine de cas pratiques, de l’étude de la manière dont d’autres, dans la littérature notamment, et d’autres plateformes équivalentes ont traité cette question, et des échanges avec des collègues, groupes de travail ou projets proches.

0
vues

0
téléchargements
Communication au séminaire IRISSO, Université Paris-Dauphine.

15
vues

15
téléchargements
A visée d'abord scientifique, le projet beQuali a nécessairement acquis une dimension archivistique originale. Développé par l’équipe du Centre de données socio-politiques, beQuali est une banque d'enquêtes qualitatives de sciences sociales destinées à l’analyse secondaire des matériaux mis en ligne. beQuali inscrit ainsi les archives dans un flux scientifique continu. Rompant dès lors avec la théorie de Pérotin, il réactive la valeur d'usage originelle des documents des enquêtes qui, à peine entrés dans leur troisième âge, recouvrent leurs qualités heuristiques. À la fois données et archives les enquêtes n’intéressent pas que les historiens mais aussi les collègues contemporains des SHS. Aussi, avec comme unité l'enquête et non le fonds du chercheur, cet équipement introduit une nouvelle façon d’aborder la collecte. La dimension largement numérique du projet facilite, parfois, les choses : les chercheurs ne se sentent pas dépossédés de leurs documents nativement numériques et se révèlent rassurés de la sauvegarde des autres, grâce à leur numérisation. En se positionnant de fait à la croisée de plusieurs spécialités, beQuali développe différents partenariats avec, d’une part les services d’archives et les centres de recherche mais aussi et avec les « data archives » qui, bien que très actives dans la mise à disposition des données, demeurent encore, bien souvent, peu liés aux problématiques archivistiques. C’est donc cette originalité qui structure l’équipement beQuali à la fois par rapport aux banques de données et aux archives de la recherche. Cette contribution vise à présenter, dans ce contexte complexe, les enjeux que le projet beQuali soulève, ainsi que les réactions qu'il suscite de la part des producteurs, puis de démontrer dans quelles mesures le dispositif mis en place participe de l'effort national et international de collecte et de valorisation des archives de la recherche, tant du point de vue patrimonial que scientifique.

Depuis 2005, le CDSP documente et met à disposition de la communauté scientifique des enquêtes et données quantitatives. Les métadonnées liées à une étude, à ses résultats et aux données de l'étude elles-mêmes sont renseignées avec le logiciel Nesstar. Cette communication traite de la documentation de séries d’enquêtes quantitatives répétées dans le temps, et, plus précisément, des métadonnées au niveau de la description de l’étude. Par leur caractère longitudinal, ces séries posent des questions spécifiques de documentation. Nous proposons de comparer les pratiques de documentation des enquêtes produites par le CDSP, pour lesquelles la documentation commence dès leur conception (Enquêtes annuelles ELIPSS, Pratiques numériques...) et des dispositifs d’enquêtes dans lesquels le caractère récurrent n’est intégré qu’après la fin de leur terrain (Agoramétrie, Image de la Science...). L’objectif de cette comparaison est double : d’une part, identifier les éléments qui semblent intéressants à conserver dès la conception d’une enquête en vue de sa documentation ; d’autre part et plus généralement, interroger les enjeux posés par la prise en compte du cycle de vie dans la documentation.

À visées scientifiques et pédagogiques, beQuali collecte et met à disposition des enquêtes qualitatives en sciences sociales sur un site web dédié : www.bequali.fr. Porté par le Centre de données socio-politiques (UMS 828 Sciences Po – CNRS), ce projet constitue l’un des trois volets de l’Equipex DIME-SHS. Plus qu’un catalogue de métadonnées, il s’agit d’un entrepôt de données de terrain – entretiens ou observations ethnographiques – contextualisées pour permettre leur ré-utilisation. Ces matériaux sensibles, par les informations qu’ils renferment et par l’attachement que leur portent leur auteurs, nécessitent d’articuler plusieurs contraintes juridiques et matérielles. Par ailleurs, la réanalyse, comme objectif scientifique, réactive la valeur d’usage de ces archives, en créant un nouveau cycle de vie des données. beQuali expérimente ainsi de manière originale la gestion des données de la recherche et contribue à la sauvegarde du patrimoine scientifique.

Communication à la journée d’études « Rôle et compétences des professionnels de l’information scientifique et technique pour l’accompagnement des projets de recherche », organisée par le réseau des documentalistes d'Aquitaine (ARPIST), Pessac

Depuis 2002, la France participe à l’European Social Survey (ESS), destinée à mesurer les comportements et les attitudes des citoyens de plusieurs pays européens sur un ensemble de thèmes socio-politiques. La réalisation du terrain français de la 7e édition de l’ESS entre novembre 2013 et mars 2014 a donné lieu à une administration parallèle d’une partie du questionnaire au panel ELIPSS. C’est l’occasion de s’interroger sur les effets des modes d’administration dans la réponse à ces deux enquêtes. L’objectif de cette communication est de mettre en lumière les spécificités de l’étude selon qu’elle ait eu lieu en face-à-face ou via l’Internet mobile mais également d’apporter des éléments de comparaison sur les réponses recueillies par chaque dispositif.

The probability based web panel Elipss ensures that all respondents answer identically designed questions by equipping the entire panel with the same touch-screen tablet. However two specific challenges have to be overcome: to deal with the heterogeneity in digital proficiency of a general public and to meet the expectations of researchers in this digital mobile environment. In this paper we will present and critically discuss the choices made during pilot study of Elipss to conceive and produce an appropriate design for questionnaires.

Dans le cadre de la journée d'étude « Diffusion et mutualisation de données qualitatives à caractère personnel en SHS », organisée par le laboratoire CITERES, beQuali a réalisé un retour d'expérience sur le thème de la diffusion et de l'archivage des données qualitatives.

8
vues

0
téléchargements
Ces dernières années les gisements de données disponibles en sciences sociales se sont multipliés. Développé au CDSP depuis 2010, BeQuali en est un. Cette banque d’enquêtes qualitatives met à disposition de la communauté scientifique des archives d’enquêtes de terrain, afin qu’elles soient réutilisées. Ces enquêtes de sociologie et de science politique mobilisent des techniques comme l’entretien, l’observation, la recherche documentaire ; elles comportent fréquemment des données personnelles et sensibles (car touchant à la politique, à la religion, à la sexualité, etc.). Sur support papier ou numérique, ces corpus comportent des données textuelles, images ou audiovisuelles. Leur diffusion est au croisement de diverses législations : code du patrimoine, loi informatique et libertés et nouveau Règlement européen pour la protection des données, droit à l'image et protection de la vie privée. Dans ce module, nous reviendrons tout d'abord sur les contraintes de la mise à disposition et de l'archivage des données en sciences sociales. Il s'agira ensuite d'investiguer les enjeux de la diffusion de ce type de données personnelles et sensibles, à partir d'un retour d'expérience des cas traités par l'équipe de beQuali. Les problèmes posés par leur traitement - juridiques, éthiques, scientifiques et pratiques - ainsi que les solutions mises en œuvre en termes d’anonymisation et de protection des enquêtés seront abordés à travers des exemples précis d'enquêtes du catalogue. Les précautions prises en matière de confidentialité seront également présentés. Outre cette réflexion collective à partir de l’examen croisé d’une dizaine de cas pratiques (sur des sujets de recherche plus ou moins sensibles, enquêtes menées sur des milieux d’interconnaissance ou non, corpus composés de transcriptions d’entretiens et/ou de notes d’observation, etc.), l'intervention s'appuiera aussi sur la manière dont d’autres ont pu traiter cette question - dans la littérature, sur d’autres plateformes, ou parmi des collègues proches.

Notion centrale de la recherche en SHS, le corpus voit ses contours redéfinis alors que les éléments qui le constituent sont aujourd’hui le plus souvent des contenus ou données issus du web. Quelles sont les possibilités offertes par le contexte numérique, pour constituer et traiter des corpus, les méthodes de recueil de données et d’observation en sont-elles modifiées ? La taille et la dimension de représentativité d’un corpus sont-elle revisitées quand les données accessibles s’inscrivent dans des flux et se mesurent en Giga ou Tera octets, quelles unités retenir quand les données sont hétérogènes et instables ? Quels sont les instruments à disposition du chercheur pour constituer, traiter et analyser ces corpus ?

Suivant