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in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publié en 2014-05
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Depuis sa fondation, l’Union européenne a connu une accentuation de la dispersion de ses systèmes sociaux. L’objectif d’une Union sociale, complétant l’Union économique et monétaire s’éloigne de plus en plus. L’absence d’un marché du travail régulé en commun par les pays de l’Union est un facteur de déstabilisation qui pousse à la concurrence sociale et à la déflation salariale. Pour éviter les risques liés à une telle situation il faudrait trouver un accord sur les politiques à mettre en oeuvre pour revenir au plein emploi et choisir entre partage du travail « libéral » ou « social ». L’absence de perspectives à court terme pour une unification sociale complète implique l’acceptation de frontières sociales gérées en commun qui permettent à la fois la mobilité et la protection effective des travailleurs.

in Revue de l'OFCE Publié en 2018-09
GAFFARD Jean-Luc
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This article aims to contrast modern macroeconomic analysis with a nonWalrasian or evolutionary macroeconomics. This debate, which returns to the forefront with each major economic crisis, concerns the nature of coordination problems and the means of resolving them. While modern macroeconomic models describe the inter-temporal optimization behaviour of consumers who are perfectly adapted to their environment and cleared markets, evolutionary macroeconomics focuses on market imbalances that require adaptive behaviours. This contrast affects monetary and fiscal policy as well as the nature of any structural reforms to be carried out. It also affects the type of modelling to be developed

in Revue de l'OFCE Publié en 2003-10
STANCANELLI Elena
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Le PIB japonais a augmenté plus rapidement que prévu aux deux premiers trimestres de l’année 2003, respectivement de 0,6 % et de 1 % en volume. Le taux de croissance de l’économie japonaise s’améliore progressivement depuis une année et demie, après avoir touché un point bas au premier trimestre 2002. Cependant la croissance du PIB en valeur est de 0 % au premier trimestre 2003 et de 0,3 % au deuxième, reflétant des variations encore négatives du déflateur du PIB. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2000-01
FRÉMONT Anne
MÉLITZ Jacques
ZUMER Frédéric
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Que deviendront les « spreads1 » de taux d'intérêt qui prévalaient encore récemment entre les dettes des différents États souverains de l'Union économique et monétaire? Ces spreads, bien sur, ne résulteront plus des primes de taux de change. Néanmoins, ils pourraient clairement persister. Ils proviendraient alors pour une part des différences de liquidité relativement aux émissions d'un emprunteur de référence, sûrement le « Bund » allemand ou le Trésor public français, ou une combinaison des deux (peut-être aussi avec le gouvernement néerlandais). Mais, de toute évidence, les spreads pourraient également persister en raison du risque de défaut. Dès lors, quelle sera l'ampleur de ces différentiels et jusqu'où pourraient-ils augmenter en fonction du risque ? Telle est l'une des questions importantes que se posent actuellement les économistes qui étudient l'UEM, en raison notamment de son lien étroit avec les préoccupations sous-jacentes au traité de Maastricht : dérapage possible des dettes publiques, risques de monétisation, refus proclamé du « bail-out » (renflouement).

in Revue de l'OFCE Publié en 2002-03
ZUMER Frédéric
MÉLITZ Jacques
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Quelle pourrait être la portée du partage du risque macroéconomique entre pays, dans l’Union monétaire européenne, face aux chocs asymétriques ? Pour tenter de répondre à cette question, essentielle par ses implications quant à la stabilité de la construction monétaire européenne, on cherche à estimer l’ampleur de la répartition du risque qui prévaut entre les régions d’un même pays, mais également entre différents pays. On en déduit alors plusieurs leçons pour l’Union monétaire. Ce sujet est exploré à partir d’un travail empirique effectué sur des données régionales, pour les États-Unis et le Canada, ainsi que sur des données nationales se rapportant à un échantillon de 23 pays de l’OCDE, qui comprend les 15 membres de l’Union européenne. Nous procédons à l’aide de notre version modifiée du modèle fondateur de Asdrubali, Sørensen et Yosha (1996), dont nous rappelons les principes. Nous mettons alors en évidence plusieurs résultats concordants du modèle révisé, qui prouvent que, même si l’abandon de la politique monétaire réduit la capacité théorique des membres de l’UE de lisser les chocs asymétriques via la politique macroéconomique, le nouveau régime dans lequel nous sommes entrés, qui génère une plus forte intégration économique, pourrait bien favoriser considérablement le lissage des chocs au travers des mécanismes de marché.

in Revue de l'OFCE Publié en 2015-11
LÉVY Jacques
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Comment concevoir des territoires politiques dans les sociétés d'aujour-d'hui? Au-delà de la critique de la réforme récemment votée, il n'est pas inutile de redéfinir le local et le régional dans un cadre plus général comprenant l'espace comme environnement, les spatialités comme action des habitants, et dont le politique devrait devenir un complément bénéfique, pour contribuer à son développement et y promouvoir la justice – ce qui suppose une réflexion sur la composante spatiale de la justice. Cette contribution du politique suppose de solder l'héritage, souvent négatif, des relations entre l'État géopolitique et les échelons sur lesquels il a prise. Il convient ensuite de définir une architecture géographique, une articulation des compétences et un dispositif de circulation de l'argent public qui facilitent l'autonomie et la complémentarité des différents échelons. Le texte propose enfin une démarche alternative à celle suivie jusqu'à présent pour définir les échelons locaux et régionaux.

in Revue de l'OFCE Publié en 2017-12
DE BASQUIAT Marc
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Un Revenu d’existence de 480 euros par mois est théoriquement réalisable fin 2017 en reconfigurant des mécanismes existants et sans mobiliser de budget additionnel significatif. Il s’agit d’abord de simplifier l’impôt sur le revenu actuel en supprimant la tranche 2, en transformant la tranche 3 en imposition de base mensuelle, en considérant les tranches 4 et suivantes comme une surtaxe annuelle et en remplaçant le quotient conjugal et le quotient familial par des abattements forfaitaires individuels. La combinaison des cotisations sociales non contributives et de la réduction Fillon contribue aussi à la redistribution, au même titre que le RSA et la Prime d’activité. La fusion de tous ces mécanismes, de natures diverses, permet d’instaurer un mécanisme fiscal universel où tous les ménages sont traités selon les mêmes règles de calcul simples, automatiques, sans stigmatisation. Les principaux ajustements concernent la prise en compte des couples. D’autres ajustements secondaires sont nécessaires, qui dépassent le cadre limité de cet article.

in Revue de l'OFCE Publié en 2017-12
EYDOUX Anne
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Les propositions d’expérimenter ou de généraliser un revenu universel ont refleuri dans le débat public en France, dans un contexte marqué par la récession et les élections présidentielles. Ce revenu universel est censé porter une redistribution de nature à éviter certains problèmes posés par la conditionnalité des minima sociaux classiques (non recours, non accès). Mais son universalité mérite d’être interrogée. Cet article commence par une analyse détaillée des propositions de revenu universel récemment débattues en France. Il étudie ensuite, à partir de l'examen d'expériences ou d'expérimentations se réclamant du dispositif, la possibilité d'une mise en œuvre à grande échelle. Il questionne également les propositions de revenu universel dans une perspective de genre, en montrant qu’elles sont au mieux aveugles aux inégalités, et en soulignant qu’elles s’inscrivent souvent dans un déni de la centralité du travail. L’article conclut à l’introuvable universalité du dispositif.

in Revue de l'OFCE Publié en 2005-10
STANCANELLI Elena
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En dépit des inquiétudes de l'an dernier, l'économie japonaise a retrouvé le chemin de la croissance. Au premier semestre 2005, l'économie nippone a crû à un taux supérieur aux prévisions, grâce à la bonne tenue de la consommation des ménages et à la poursuite des investissements productifs. Le taux de croissance trimestriel du PIB a été respectivement de 1,4 % et 0,8 % aux deux premiers trimestres de l'année 2005. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2018-12
Observatoire français des conjonctures économiques
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in Revue de l'OFCE Publié en 2004-04
STANCANELLI Elena
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L’économie nippone est en expansion depuis fin 2002. Après la récession de 2002, la croissance en volume a été nettement au-dessus du potentiel en 2003, enregistrant une variation positive de 2,7 % par rapport à 2002. La renaissance de l’économie nippone a reposé sur la forte augmentation des exportations, principal moteur de la croissance. En 2003, les zones d’exportation dynamiques ont été la Chine et le reste de l’Asie. L’Union européenne est également une destination importante des exportations japonaises. Les exportations vers la Chine ont continué de bénéficier de la forte croissance chinoise, mais aussi de la réduction progressive des barrières douanières chinoises, la Chine ayant rejoint l’OMC en 2001. [Premier paragraphe]

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Quel est le meilleur régime de change pour l'Europe ? Les changes flexibles induisent une forte instabilité des taux de change et comportent des risques d'inefficacité des politiques économiques du fait de leur non-coordination. Le SME permet à tous les pays européens de bénéficier de la crédibilité de la Bundesbank mais leur impose en contrepartie une politique monétaire dictée par la seule situation allemande et la stratégie de la Bundesbank. L 'UEM favorise l'intégration économique européenne mais les pays perdent toute indépendance monétaire et l'organisation des politiques budgétaires pose problème. L 'article présente les problèmes de méthodes que pose la comparaison des régimes de change (définition et fonctionnement, influence sur la dynamique des salaires, organisation et rôle des politiques monétaire et budgétaire). Il examine et discute les quelques études empiriques qui ont comparé la stabilité des économies européennes selon le régime de change. Enfin, une maquette fournit une illustration chiffrée des avantages et des défauts de chacun des régimes de change selon le type de choc qui frappe l'économie mondiale ; elle met en évidence les problèmes qu'ils posent quant à l'organisation et à la coopération des politiques économiques. Quand tous les pays européens sont frappés par un choc similaire, le SME ou I'UEM permettent de limiter les réactions erronées des politiques monétaires en Europe, mais cette coordination reste nettement moins efficace que ne le serait une coordination mondiale. En cas de choc spécifique à un pays, le SME et l'UEM peuvent devenir très inefficaces, en particulier pour les chocs spéculatifs ou pour les pays dominés (dans les deux cas) ; pour les chocs de balance commerciale (dans le cas du SME). L'utilisation des politiques budgétaires à des fins de stabilisation, de façon indépendante ou mieux de façon coordonnée, rend moins grave la perte de liberté qu'entraîne la fixité des changes.

Après avoir crû de 15,5 % en 1966 à 18,5 % en 1975, le taux d'épargne des ménages a diminué jusqu'à 12,3 % en 1985. L'article montre, grâce à l'analyse économétrique, qu'il est possible d'expliquer l'évolution du taux d'épargne à partir de trois déterminants. A court terme, l'inertie de la consommation face aux fluctuations du revenu joue un rôle primordial. A moyen terme, les ménages épargnent d'autant plus que l'inflation est forte et que le taux de croissance de leur pouvoir d'achat est élevé. Par contre la rémunération de l'épargne ne semble pas avoir d'influence sur le comportement de consommation.

in Revue de l'OFCE Publié en 1995-04
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Le thème de la nécessité d'une vaste réforme fiscale revient souvent dans les débats économiques en France actuellement. Toutefois, celle-ci peut se voir assigner différents objectifs parfois conflictuels. L'article étudie ce que pourraient être les réformes des différents impôts : cotisations sociales, taxation de l'épargne, impôt sur le revenu, taxation des entreprises. L'analyse de la situation actuelle de l'économie française amène à penser que la réforme fiscale ne doit viser ni à augmenter fortement les prélèvements fiscaux, ni à diminuer, brutalement ou tendanciellement, les charges des entreprises en augmentant celles portant sur les ménages. La France se caractérise actuellement par un faible poids de l'impôt sur le revenu, compensé par un niveau important de cotisations salariés et surtout employeurs. Etant d'un montant relativement faible et étant le seul impôt progressif, l'impôt sur le revenu a nécessairement une progressivité très forte. L'examen de l'ensem- ble des prélèvements (cotisations et impôts) et des transferts sociaux, amène à la conclusion que le degré de redistribution assuré par le système socialo-fiscal entre les différents couches de salariés est relativement satisfaisant. Aussi, une réforme importante du barème semble difficile à envisager, si on se refuse à augmenter les taux marginaux élevés des plus riches et à diminuer les alloca- tions des plus pauvres. Au total, l'emploi est lourdement taxé si on considère la somme des cotisations sociales employeurs et salariés, de l'impôt sur le revenu, de la TVA. Tant qu'il existe du chômage de masse, le coût que les entreprises attribuent au facteur travail est le triple de son coût réel pour la Nation. Une forte baisse des cotisations employeurs portant sur les bas salaires est une réforme souhaitable en période de chômage de masse. Il serait illusoire de la compen- ser par une hausse de la TVA. Il serait dangereux de la compenser par une hausse de la CSG ou une baisse des prestations sociales car un tel transfert des entreprises vers les ménages accentuerait encore l'atonie de la consommation. Aussi, faut-il prendre le risque d'une baisse des cotisations sociales sans contrepartie immédiate. Si cette mesure n'était pas suivie d'une hausse suffisante des emplois, elle devrait être compensée par une hausse de l'impôt sur les sociétés ou mieux par un impôt social portant sur l'excédent d'exploitation des entreprises. Par ailleurs, il faut augmenter les prélèvements portant sur les revenus financiers des ménages. L'imposition de l'ensemble de ces revenus à un taux de prélève- ment libératoire unique de l'ordre de 20 % est la mesure la plus simple et la plus facile à adopter dans le cadre d'un accord européen d'harmonisation. A terme, ce mouvement devrait permet- tre un remodelage des prélèvements portant sur les ménages par la création d'un Impôt Social Généralisé, qui financerait l'ensemble des prestations de solidarité et les dépenses de santé. Ce prélève- ment social devrait peser moins qu'actuellement sur les bas salaires et plus sur les revenus du capital.

in Revue de l'OFCE Publié en 1997-01
LE BIHAN Hervé
COUR Philippine
DELESSY Henri
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Dans chaque pays, en raison des caractéristiques des négociations salariales et du fonctionnement du marché du travail, il existe un niveau de chômage d'équilibre, en deçà duquel apparaissent des hausses de salaires excessives, donc une hausse de l'inflation. Deux approches rivales ont été développées pour définir et évaluer le taux de chômage d'équilibre. Selon la courbe de Phillips, d'inspiration empirique et macroéconomique, le taux de chômage d'équilibre de long terme (le NAIRUj n'est influencé que par l'évolution tendancielle de la productivité du travail ; il est relativement stable ; la politique économique ne peut guère le faire diminuer. Le ralentissement de la productivité explique une part importante de la hausse des taux de chômage d'équilibre en Europe ; cependant, ceux-ci sont actuellement nettement inférieurs aux taux de chômage effectif. Selon les « nouvelles théories du chômage », d'inspiration microéconomique et théorique, le taux de chômage d'équilibre, obtenu par l'intersection des courbes WS et PS, dépend de toutes les variables qui jouent sur la formation des prix et des salaires (taux de cotisations sociales, termes de l'échange, taux d'intérêt, salaire minimum, poids des syndicats, taux des prestations chômage, etc.) ; il est donc influencé par la politique économique et varie au cours du temps ; le taux de chômage effectif reste toujours proche du taux de chômage d'équilibre. Toutefois, l'existence et les déterminants d'un salaire réel cible postulé par cette approche posent de délicats problèmes théoriques et empiriques. Au vu d'un survol des travaux empiriques existants et de nos propres estimations, la robustesse des « nouvelles approches » n'est pas établie. Le cadre d'analyse associé à la courbe de Phillips traditionnelle nous paraît conserver toute sa pertinence.

in Revue de l'OFCE Publié en 1998-10
VILLA Pierre
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La réforme du financement de la Sécurité sociale est nécessaire en France. Elle devrait favoriser l'emploi en diminuant le poids des prélèvements portant sur le travail. Elle rendrait plus logique notre structure fiscale en faisant financer l'ensemble des prestations universelles ou de solidarité par des impôts assis sur tous les revenus des ménages ou des entreprises, et non plus par des cotisations assises spécifiquement sur les revenus d'activité. Pour réduire le poids des charges sociales, certains préconisent une forte baisse des dépenses de protection sociale. Depuis 1983, les problèmes récurrents de financement de la Sécurité sociale s'expliquent par la mollesse de la croissance et non par une dérive des dépenses. Il n'existe pas de réforme miracle qui permettrait de faire rapidement des économies importantes, sans frapper certaines couches de la population. La réforme devrait distinguer les impôts et les cotisations sociales, seules ces dernières ouvrant des droits. Elle a déjà été mise en oeuvre par la transformation des cotisations maladie salariés en CSG, ce qui augmenté le poids pesant sur les retraités et les revenus du capital et réduit celui portant sur les salariés. Des réformes similaires ont été proposées pour les cotisations employeurs. Leur baisse est une réforme souhaitable en période de chômage de masse. Mais il serait illusoire de la compenser par une hausse de la TVA. Il serait dangereux de la compenser par une hausse de la CSG ou une baisse des prestations sociales car un tel transfert pèserait sur la demande.Deux projets s'opposent : réduire les cotisations sociales sur l'ensemble des salaires, ce qui impose de faire contribuer le profit en élargissant l'assiette des cotisations à la valeur ajoutée, ou réduire les cotisations des seuls bas salaires. Les études macroéconomiques amènent à deux conclusions simples ; l'élargissement de l'assiette se justifie dans une situation de chômage keynésien ; la baisse des cotisations employeurs doit être ciblée sur les salariés non-qualifiés si effectivement les salariés qualifiés sont en situation de plein-emploi. Le rapport Chadelat préconise d'élargir l'assiette des cotisations sociales, mais suggère un mécanisme de modulation difficile à mettre en oeuvre ; le rapport Malinvaud propose de financer la baisse des cotisations sur les bas salaires par une hausse des cotisations sur les salaires élevés, en faisant le pari que dans dix ans le plein-emploi sera rétabli en France, sauf pour une frange de travailleurs non-qualifiés. La réforme que nous proposons finalement consiste en la fusion des cotisations salariés et employeurs pour les prestations retraites, le financement des prestations maladie et famille par une CSG-ménages assise sur tous leurs revenus et une CSG-entreprises assise sur la valeur ajoutée avec une exonération de la partie des salaires inférieure au SMIC.

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Le thème de l'indépendance de la Banque centrale a reçu récemment une attention importante, tant dans la littérature théorique que dans le débat public. Celle-ci empêcherait les gouvernements de pratiquer des politiques économiques trop expansionnistes, qui, intégrées dans les anticipations des agents, sont impuissantes à soutenir l'activité et ne font qu'engendrer de l'inflation. Elle crédibiliserait la volonté de l'Etat de maintenir un bas taux d'inflation. Toutefois, les risques de cette indépendance ne semblent pas avoir été convenablement réfléchis. En cas d'indépendance de la Banque centrale, se pose un problème d'affectation et de coordination des instruments de la politique économique. Si des considérations institutionnelles amènent à consacrer la politique monétaire à la lutte contre l'inflation et la politique budgétaire au soutien de l'activité, cette affectation forcée a-t-elle un sens au niveau économique ? Des orientations différentes des politiques monétaire et budgétaire peuvent entraîner des situations de taux d'intérêt élevés, de surévaluation du taux de change, de déficit public dont le coût, tant pour le pays concerné que pour ses partenaires, doit être pris en compte. La première partie de l'article se situe en économie fermée. Dans un modèle keynésien où les politiques budgétaire et monétaire sont utilisées de façon indépendante pour gérer l'arbitrage inflation/production, le conflit entre elles se traduit par un équilibre non-optimal caractérisé par un taux d'intérêt trop élevé et un déficit public trop important. De même, dans un modèle à la Barro-Gordon (1983), une Banque centrale indépendante ne garantit pas les agents contre les surprises inflationnistes si la politique budgétaire est expansionniste. Enfin, une maquette dynamique montre que l'affectation de la politique monétaire à la lutte contre l'inflation ne va pas de soi : la hausse des taux d'intérêt augmente les charges financières pesant sur les entreprises et réduit leur profitabilité, ce qui nuit à leur investissement, donc au développement des capacités de production. Une configuration où la politique budgétaire régule la demande et la politique monétaire régule la profitabilité des entreprises serait préférable. La deuxième partie présente une maquette à deux pays, dans laquelle la problématique de la coordination des politiques économiques est réinterprétée dans une situation d'indépendance des politiques monétaire et budgétaire. L'indépendance des Banques centrales rend encore plus difficile la coordination des politiques économiques puisque chaque pays parle par deux voix discordantes. Le problème de la coordination interne s'ajoute à celui de la coordination internationale pour aboutir, en cas de choc inflationniste, à un équilibre à forts taux d'intérêt et forts niveaux des déficits publics alors que la constellation inverse (bas taux d'intérêt, politiques budgétaires restrictives) serait préférable. Cet inefficacité provient du fait que l'instrument monétaire est relativement moins efficace en cas de choc inflationniste mondial. Seule, la négociation entre autorités monétaire et budgétaire permettrait d'y échapper. Mais, est-elle compatible avec l'indépendance de la Banque centrale ?

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The study of macroeconomic fluctuations assumes that the behavior of the whole (aggregates) cannot be reduced to the sum of the parts (agents, markets). This is because interdependencies between markets can substantially amplify, or on the contrary dampen, shocks that at any time disturb the equilibrium. The understanding of general-equilibrium effects, on which direct evidence is limited, which are empirically blurred by multiple potential confounding factors, and for which controlled experiments are almost impossible to design, is necessarily more conjectural than the study of individual behavior or of a specific market. However, ignoring these effects because they do not have the same degree of empirical certainty as a directly observed microeconomic effect can lead to serious policy mistakes.

in Revue de l'OFCE Publié en 2004-01
STANCANELLI Elena
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La Prime pour l’emploi, créée en mai 2001 par le gouvernement Jospin, modifiée par le gouvernement Raffarin en 2003, vise deux objectifs : augmenter le niveau de vie des familles des « travailleurs pauvres » ; augmenter le gain à la reprise d’activité pour les sans emploi non-qualifiés. L’article présente et discute les travaux qui ont étudié les effets de cette prime. Ceux-ci reposent sur des modèles de microsimulation (à offre de travail fixe ou endogène) et non sur des données observées. Ils mesurent les effets redistributifs de la prime, son impact sur les incitations à l’emploi ou sur l’offre de travail. Certaines de ces études comparent les effets de la mesure à ceux qu’auraient d’autres mesures envisageables. Par construction, la PPE ne bénéficie pas aux ménages plus pauvres, mais aux déciles 2 à 5 de la population. Elle augmente très légèrement le gain à la reprise d’un emploi, mais peut avoir des effets pervers sur l’incitation au travail de certaines femmes en couple. Globalement, l’effet sur l’offre de travail serait positif, mais très faible (de 0,2 à 0,4 %). Les études disponibles prennent mal en compte les déséquilibres actuels du marché du travail ; elle n’analysent pas l’impact de la prime sur la structure des emplois offerts par les entreprises. La conclusion présente les réformes possibles de la PPE qui la feraient évoluer vers une pure subvention à l’emploi peu rémunéré ou vers une Allocation compensatrice de revenu.

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« Quelle est la part du chômage en France qui s’explique par le déficit d’emplois, celle qui est frictionnelle, celle qui proviendrait de salaires trop élevés ou de prestations sociales trop généreuses ? » est une question importante pour la conduite de la politique économique et celle des réformes structurelles. C’est la question centrale de l’article que Guy Laroque, chef du Département des études et des synthèses économiques de l’INSEE, et Bernard Salanié, chef de la Division croissance et politiques macroéconomiques, viennent de publier dans le numéro de juillet 2000 d’Économie et Statistique, la revue de l’INSEE. Cet article, intitulé : « Une décomposition du non-emploi en France », a eu un certain retentissement, compte tenu du caractère tranché de ses conclusions. [Premier paragraphe]

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Depuis le début des années 1990, les pays de l’Union européenne ont procédé à de nombreuses réformes fiscales. Disparates, celles-ci ont toutefois été influencées par des situations macroéconomiques similaires ou des impératifs communs. Dans de nombreux pays, la priorité explicite est d’améliorer la compétitivité et l’attractivité du site de production national et de rétablir les incitations à travailler plutôt que d’étendre la redistribution et les dépenses publiques. Les réformes sont maintenant d’inspiration libérale plutôt que social-démocrate. Toutefois, malgré la mondialisation et les risques de fuite de l’assiette fiscale, la part des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques dans le PIB n’a été sensiblement réduite dans aucun des pays européens. Une première préoccupation commune concerne la taxation des entreprises multinationales dans un monde de plus en plus globalisé. Faut-il appliquer la taxation à la source ou à la résidence ? Comment rendre compatibles l’autonomie nationale et la nécessité d’une cohérence européenne pour la taxation des entreprises transnationales ? Des problèmes similaires se posent pour la taxation des revenus du capital des ménages, la question de la taxation des dividendes et de l’avoir fiscal étant le pivot entre les deux problèmes. La deuxième préoccupation est la lutte contre le chômage. De nombreuses pistes ont été utilisées pour rendre les systèmes fiscaux plus favorables à l’emploi : la réduction des cotisations sociales, celles-ci étant remplacées par un prélèvement sur l’ensemble des revenus des ménages, par une taxe sur la valeur ajoutée ou par des taxes écologiques ; la baisse des cotisations sociales concentrée sur les bas salaires ; la mise en œuvre de mécanismes proches de l’impôt négatif pour réduire la désincitation au travail des non-qualifiés. Une troisième préoccupation est celle de la fiscalité écologique : celle-ci peut-elle être utilisée pour réduire les consommations d’énergie et éviter les émissions de gaz polluants, tout en fournissant un second dividende en permettant réduire la taxation portant sur le travail ? Enfin, se pose la question de l’organisation de la fiscalité locale. Peut-on concilier l’autonomie des collectivités locales, avec le souci de redistribution et d’égalité des citoyens face aux services publics à l’échelle nationale ? L’article évalue les risques de concurrence fiscale et l’urgence de l’harmonisation. Il s’interroge sur l’évolution souhaitable du système fiscal européen. Comment créer un cadre harmonisé permettant de préserver la liberté de chaque pays de maîtriser le niveau de ses dépenses publiques et le niveau de sa redistribution ?

in Revue de l'OFCE Publié en 2002-04
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La revue Économie et Statistique vient de faire paraître un article de Bruno Crépon et Rozenn Desplatz qui propose une nouvelle évaluation des effets des allègements de charges sociales sur les bas salaires. Selon cette étude, ceux-ci auraient provoqué, de 1994 à 1997, une augmentation de 460 000 du nombre d’emplois dans l’économie française. Ce chiffre est nettement supérieur aux estimations antérieures 1. Il est maintenant évoqué dans le débat public pour justifier la poursuite de la politique de baisse des charges sociales, comme axe central de la politique de l’emploi. Compte tenu de la complexité de l’article, la plupart des commentateurs se contentent de citer le chiffre tel quel : « Les experts ont parlé ». Mais quelle est la fiabilité de ce résultat ? Par quels mécanismes, ces emplois ont-ils été créés ? La réduction des cotisations sociales est-elle une arme miracle contre le chômage ? [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 1996-07
DELESSY Henri
COQUET Bruno
COUR Philippine
LE BIHAN Hervé
LERAIS Frédéric
BUSSON Frédéric
BAUDE John
CHATELAIN Bernard
FIOLE Murielle
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MIMOSA, modèle macroéconomique de l’économie mondiale, construit en commun par le CEPII et l’OFCE, est maintenant réestimé. Le présent article en expose les principales caractéristiques ainsi que quelques propriétés variantielles. Les économies des six plus importants pays industrialisés sont décrites en détail par des modèles d’inspiration néo-keynésienne ; le découpage en cinq branches (trois pour les Etats-Unis et le Japon) permet d’isoler l’énergie, le secteur agricole, le secteur abrité, le secteur non-marchand et l’industrie où la fonction de production, de type « putty-clay », vise à assurer la cohérence des comportements d’emploi, d’investissement, d’accumulation de capacités de production. Ces modèles autorisent une analyse fine des conséquences des diverses mesures de politiques budgétaires ou monétaires. Douze zones, décrites plus sommairement, regroupent le reste du monde : le modèle intègre en particulier les contraintes de financement qui pèsent sur les possibilités d’importations des pays en développement. Les interdépendances commerciales sont décrites en quatre produits. L’article montre comment le modèle rend compte des effets différenciés sur l’économie considérée et sur l’économie mondiale d’une hausse des dépenses publiques survenant dans l’un des grands pays. Il étudie ensuite les conséquences d’une hausse mondiale des dépenses publiques, d’une hausse généralisée des taux d’intérêt, puis d’une dépréciation du dollar.

in Revue de l'OFCE Publié en 1993-01
DELESSY Henri
LERAIS Frédéric
PARIS-HORVITZ Sébastien
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Le Traité de Maastricht pose avec acuité le problème de l'organisation de la politique économique en Europe, tant en ce qui concerne la phase de transition, qu'en ce qui concerne le fonctionnement d'une zone à monnaie unique. Sur le fond, deux points de vue s'opposent : pour les uns, la construction de l'Europe doit permettre la renaissance d'une politique économique active tournée vers la croissance. Pour les autres, au contraire, l'Europe doit être libérale. Les accords de Maastricht optent très clairement pour une politique économique « vertueuse », notamment en adoptant des critères rigoureux de dettes et de déficits publics et en mettant en place une Banque centrale indépendante. Les accords prévoient une phase transitoire durant laquelle la politique économique des différents pays sera dictée par la nécessité de satisfaire aux conditions qui permettront d'accéder à l'UEM. Cette phase intervient dans une période où les perspectives de croissance sont déjà médiocres. Actuellement, 10 pays sur 12 ne satisfont pas ces conditions et devraient pratiquer une politique économique plus restrictive. Ceci est difficilement justifiable pour certains pays qui, malgré une dette publique importante, ont un solde extérieur excédentaire. Ces critères imposent de plus une politique économique pro-су clique. L 'ajustement budgétaire requis par une application stricte des critères est extrêmement fort pour certains pays : 7, 5 points de PIB en Italie, 7 points en Belgique et en Grèce, 2,5 points en Irlande. Une simulation, réalisée à l'aide du modèle MIMOSA, montre que, si les pays concernés mettaient en œuvre une politique représentant la moitié de ce qui ~ést nécessaire, le taux décroissance du PIB de la CE serait plus bas de 0,3 % environ chacune des trois premières années et son niveau resterait inférieur de 1,4% à son niveau du compte central en 1999. Pour les pays concernés, cette politique aurait un effet récessif important ; l'objectif d'une dette publique à 60% du PIB en 1999 reste hors d'atteinte. La manière dont est organisée la convergence laisse mal augurer de l'organisation de la politique économique dans l'Union européenne. Le Traité prévoit une Banque centrale européenne (ВСЕ) indépendante, chargée avant tout de la stabilité des prix. La France ne retrouvera pas une influence sur sa politique monétaire mais l'abandonnera à des partisans de politiques rigoureuses. Les pays n'auront plus à leur disposition les armes du taux d'intérêt et du taux de change, mais n'auront plus à se soucier directement de leur solde extérieur, ni à craindre les anticipations défavorables des spéculateurs. Il y a là un degré de liberté utile mais aussi un risque potentiel que chaque pays pratique une politique trop expansionniste. En réaction, le Traité impose des limites contraignantes à la dette et au déficit publics, sans tenir assez compte des considérations conjoncturelles ou structurelles, qui peuvent rendre nécessaire que ces barrières soientfranchies, temporairement ou durablement. L 'accord de Maastricht peut contribuer à terme à impulser la croissance en Europe, mais, dans son état actuel, il ne prévoit pas une coordination satisfaisante de la politique économique en Europe entre la ВСЕ responsable de la politique monétaire et les treize détenteurs de pouvoir budgétaire. De nouveaux accords, instituant la coordination de l'ensemble des instruments de politiques économiques, sont donc nécessaires. On ne pourra faire l'économie d'un débat de fond sur l'organisation et les objectifs de /apolitique économique en Europe.

Les économistes ne sont pas d’accord entre eux. Ils ne sont pas d’accord sur cette absence de consensus et ils ne sont pas d’accord sur les raisons de ce désaccord. Certains pensent que leur désaccord provient principalement de différences sur les valeurs, mais des études montrent également une absence de consensus sur les faits. Les économistes apparaissent excessivement confiants dans leurs estimations, un biais classique d’expertise. En s’appuyant sur l’exemple de la fiscalité, l’article souligne que la distinction faits/valeurs est trop réductrice. Concernant les questions distributives, il n’y a pas de mesures neutres du point de vue des valeurs. Ce qui est mesuré dépend souvent de l’écart à une norme. La mesure est ainsi la différence entre les faits et les valeurs. Elle n’est donc ni entièrement normative, ni simplement descriptive. De plus, les paramètres estimés par les économistes n’ont de sens qu’au sein d’un modèle donné. Or, le désaccord porte non pas seulement sur les paramètres mais sur le modèle lui-même, ou le paradigme, c’est-à-dire sur le choix d’hypothèses simplificatrices pertinentes. Il existe aussi un enchevêtrement de questions normatives et positives dans le choix d’un modèle.

in Revue de l'OFCE Publié en 2005-07
GAFFARD Jean-Luc
QUÉRÉ Michel
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Suivant la perspective standard, les délocalisations ne posent aucun problème dans la mesure où la pleine concurrence prévaut sur les marchés de produit, du travail et du capital. Des changements des coûts de transport et de production peuvent, par exemple, engendrer des changements de localisation des firmes du secteur manufacturier au bénéfice des pays moins développés. Dans les pays plus développés, les emplois sont déplacés du secteur manufacturier vers le secteur des services, et l’impact éventuellement négatif sur le pouvoir d’achat des ménages de salaires nominaux plus faibles sera plus que compensé par la diminution des prix des biens importés. Le chômage sera frictionnel et temporaire, à moins que les rigidités sur le marché du travail empêchent le déplacement des emplois. Suivant une perspective évolutionnaire, les délocalisations deviennent un réel problème dans la mesure où elles sont un aspect d’un processus de destruction créatrice qui se traduit inévitablement par des distorsions locales de la structure de la capacité productive et des déséquilibres de marché. Dans cette dernière perspective, la délocalisation s’inscrit dans un processus d’ajustement. Même dans un environnement concurrentiel, elle peut être associée à un taux de chômage croissant et rendre nécessaire une intervention publique. Tout dépend, en fait, de la manière dont les problèmes de coordination sont traités. Mettre l’accent sur l’attractivité et la compétitivité des territoires peut conduire les autorités publiques à considérer implicitement le commerce international comme un jeu à somme nulle et à engager des politiques d’offre fondamentalement inappropriées qui peuvent entraîner une aggravation des déséquilibres. Aussi est-il nécessaire de déterminer sous quelles conditions des relocalisations prennent place sur un sentier qui conduit à un quasi-équilibre dynamique. Des interventions publiques sont requises, qui consistent à combiner des politiques structurelles et des politiques macroéconomiques, les premières n’étant efficaces que si les dernières promeuvent la croissance.

in Revue de l'OFCE Publié en 2005-07
GAFFARD Jean-Luc
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La nouvelle économie géographique repose sur des modèles cœur-périphérie et conclut que les inégalités régionales sont nécessaires pour soutenir la croissance et assurer le bien-être par le canal de la baisse des prix. Il serait dès lors malvenu d’entraver le libre jeu du marché, de s’opposer aux inégalités utiles de capacités de développement ou aux mouvements nécessaires de localisation. Seul un principe d’équité devrait guider des politiques régionales, conçues comme des politiques structurelles et ramenées à des transferts de revenu. Cependant, le développement local est toujours possible pourvu que les relations de complémentarité, tant internes qu’externes, aient atteint un certain seuil de densité. En outre, les inégalités de développement sont préjudiciables à la croissance et au bien-être global. Dans cette perspective, les politiques régionales procèdent de stratégies de croissance. Plutôt que de focaliser sur les technologies et les institutions et d’exacerber la concurrence entre régions, elles doivent traiter des problèmes de coordination, c’est-à-dire contribuer à atténuer les fluctuations issues des mouvements de localisation en aidant à maintenir ou à rétablir les relations de complémentarité aux niveaux régional et interrégional.

in Revue de l'OFCE Publié en 2007-04
SCHWEISGUTH Danielle
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L’année lunaire du cochon doré a débuté le 18 février en Chine. Configuration rare et de bon augure, elle serait synonyme de richesse et de prospérité. Si l’on en croit l’horoscope chinois et l’optimisme qu’il suscite, l’heure de l’atterrissage en douceur de l’économie chinoise n’a pas encore sonné… La croissance du PIB chinois, révisée à la hausse par l’Institut statistique national, donne le vertige : celle-ci aurait atteint 10,7 % en 2006 après 10,4 % en 2005. C’est la meilleure performance enregistrée depuis la crise asiatique de 1997. Avec un PIB courant s’élevant à 2 688 milliards de dollars, la Chine occupe désormais le quatrième rang des puissances mondiales, devant la France et le Royaume-Uni. Avec un tel rythme de croissance elle rejoindrait l’Allemagne dès l’an prochain et dépasserait le Japon en 2010, s’élevant au rang de deuxième puissance économique derrière les États-Unis. Après avoir atteint un pic au deuxième trimestre 2006 à 10,9 % en glissement annuel, la progression du PIB est revenue à 10,7 % fin 2006. D’après les derniers indicateurs, elle devrait rebondir à 10,9 % au premier trimestre 2007 avant de retrouver des rythmes plus raisonnables de 9,5 % fin 2007 suite au ralentissement du rythme de progression des investissements. Nous prévoyons une croissance 10,1 % en moyenne annuelle en 2007 puis 9,5 % en 2008. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2007-10
SCHWEISGUTH Danielle
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Selon l’horoscope chinois, l’année du cochon doré promettait richesse et prospérité. Prophétie auto-réalisatrice, miracle des statistiques chinoises ou coïncidence heureuse, toujours est-il que le PIB a battu des records de croissance jamais atteints depuis 1995 avec un glissement annuel de 11,9 % au deuxième trimestre 2007 après 10,8 % en 2006 (tableau). Les déterminants de la croissance n’ont pas changé : l’investissement a crû à un rythme de 25 % en glissement annuel au deuxième trimestre, tandis que l’excédent commercial atteignait 162 milliards de dollars sur les huit premiers mois, soit une hausse de 64 % comparé à la même période de l’année précédente. Du côté de la consommation, l’indicateur des ventes de détail est resté stable à 12,8 % en glissement annuel. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2007-10
GAFFARD Jean-Luc
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La Pratique de la Chine est un ouvrage original. Écrit par un praticien des affaires, destiné à éclairer les entrepreneurs soucieux de s’implanter en Chine, il relève à bien des égards d’une réflexion philosophique fortement inspirée des travaux de François Julien. Ce n’est donc pas un de ses livres de recettes pour kiosque de gare ou d’aéroport, dont la vacuité n’a en général d’égal que la dangerosité. C’est un vrai livre qui aidera celui qui veut bien prendre le temps d’en comprendre la finesse. Le fil conducteur tient dans une double conviction de l’auteur. Les fondements de la pensée chinoise, qui la distinguent de la pensée occidentale, constituent, aujourd’hui, un atout pour le développement de la Chine, alors qu’ils ont pu apparaître, dans le passé, comme un obstacle. Il n’y a pas de réussite possible pour ceux qui ont la prétention de s’inscrire dans le bouleversement en cours s’ils ne comprennent pas le sens profond de cette pensée, souvent aux antipodes de la pensée occidentale. [Premier paragraphe]

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