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in Revue de l'OFCE Publication date 2017-12
DE BASQUIAT Marc
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Un Revenu d’existence de 480 euros par mois est théoriquement réalisable fin 2017 en reconfigurant des mécanismes existants et sans mobiliser de budget additionnel significatif. Il s’agit d’abord de simplifier l’impôt sur le revenu actuel en supprimant la tranche 2, en transformant la tranche 3 en imposition de base mensuelle, en considérant les tranches 4 et suivantes comme une surtaxe annuelle et en remplaçant le quotient conjugal et le quotient familial par des abattements forfaitaires individuels. La combinaison des cotisations sociales non contributives et de la réduction Fillon contribue aussi à la redistribution, au même titre que le RSA et la Prime d’activité. La fusion de tous ces mécanismes, de natures diverses, permet d’instaurer un mécanisme fiscal universel où tous les ménages sont traités selon les mêmes règles de calcul simples, automatiques, sans stigmatisation. Les principaux ajustements concernent la prise en compte des couples. D’autres ajustements secondaires sont nécessaires, qui dépassent le cadre limité de cet article.

in Revue de l'OFCE Publication date 2017-12
EYDOUX Anne
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Les propositions d’expérimenter ou de généraliser un revenu universel ont refleuri dans le débat public en France, dans un contexte marqué par la récession et les élections présidentielles. Ce revenu universel est censé porter une redistribution de nature à éviter certains problèmes posés par la conditionnalité des minima sociaux classiques (non recours, non accès). Mais son universalité mérite d’être interrogée. Cet article commence par une analyse détaillée des propositions de revenu universel récemment débattues en France. Il étudie ensuite, à partir de l'examen d'expériences ou d'expérimentations se réclamant du dispositif, la possibilité d'une mise en œuvre à grande échelle. Il questionne également les propositions de revenu universel dans une perspective de genre, en montrant qu’elles sont au mieux aveugles aux inégalités, et en soulignant qu’elles s’inscrivent souvent dans un déni de la centralité du travail. L’article conclut à l’introuvable universalité du dispositif.

in Revue de l'OFCE Publication date 2009-10
CAVALIER Bruno
ZLOTOWSKI Yves
SCHWEISGUTH Danielle
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines, cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l’essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu’il n’existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d’information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l’activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés à une prévision sont éminemment fragiles, qu’ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que l’on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m’a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l’OFCE soient publiées en même temps qu’un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l’indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse qu’elle soit, n’est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d’en comprendre d’emblée les limites, pour ne point s’en servir comme d’un argument d’autorité, à l’instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Revue de l'OFCE Publication date 2010-07
FRAISSE Geneviève
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La démocratie s’est construite en tenant les femmes à l’écart : aucun énoncé systématique n’explicite leur exclusion, mais la démocratie n’a longtemps valu que pour les hommes. Celle-ci n’est donc pas excluante mais exclusive : « ni citoyenne, ni travailleuse, mais ’précieuse moitié de la République’ comme le dit Rousseau, tel fut donc le rêve de l’homme démocratique à l’égard des femmes ». Geneviève Fraisse revient sur le long parcours de 1830 à nos jours qui a conduit à l’inclusion progressive des femmes dans le système démocratique. De leur inclusion dans le « tout » démocratique, naîtra le processus de discrimination envers les femmes, processus qui consiste à séparer en jugeant, ainsi que l’idée qu’il y a bien deux gouvernements démocratiques, le domestique et le politique. La philosophe met l’accent sur le rôle moteur de l’Europe concernant l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations et sur les contradictions possibles, indépassables selon elle, inhérentes aux politiques de type gender mainstreaming (approche intégrée de l’égalité). Sa pensée se situe hors de la réflexion identitaire et se déploie face à la praxis, de sorte à formuler les problèmes autour de l’histoire de l’égalité et de la liberté des femmes.

in Revue de l'OFCE Publication date 2010-07
MILEWSKI Françoise
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L’insertion des femmes sur le marché du travail a connu à la fois des avancées et des reculs. Si davantage de femmes accèdent à l’éducation supérieure et aux emplois qualifiés, d’autres sont touchées par la précarité et connaissent une dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Face à ce constat ambivalent, on peut questionner la mise en œuvre et l’efficacité des politiques qui visent à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. Cet article a pour objectif de soulever quelques débats. Le plus souvent, les politiques publiques au sens large (y compris la protection sociale) sont définies en termes de compensation et de correction des inégalités et des discriminations. Mais elles ne concernent pas les causes effectives de l’extension du sous-emploi des femmes, qui relèvent du fonctionnement même du marché du travail. C’est donc la définition des politiques publiques qu’il faut interroger, en dépassant une vision binaire qui oppose d’une part un champ économique extérieur, d’autre part un champ social, juridique et culturel qui, seul, pourrait être l’objet d’inflexions. En réalité, le champ économique est aussi le produit des politiques publiques : la libre-concurrence et la prééminence du marché sont le résultat d’une action volontaire des États. Il faut donc réintégrer les politiques économiques dans le champ de la réflexion sur les moyens de combattre les discriminations à l’encontre des femmes.

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En s’appuyant sur la littérature existante, cet article décrit les transformations de la position des femmes sur le marché du travail aux États-Unis tant sous l’angle quantitatif que qualitatif. Les tendances sont mises en perspectives avec celles qu’ont connues la France et la Suède. Globalement, les inégalités entre les sexes dans la sphère professionnelle se sont fortement résorbées sur une longue période. Mais en moyenne elles restent plus marquées aux États-Unis qu’en Suède et qu’en France, même si les Américaines les plus qualifiées bénéficient d’un traitement plus favorable du point de vue du déroulement de carrière que leurs homologues françaises et suédoises. Deux traits marquants ressortent de cette étude. Tout d’abord la réduction moyenne des inégalités entre les sexes aux États-Unis s’est appuyée sur l’explosion des inégalités sociales à partir des années 1980. Ensuite, cette réduction des inégalités entre les sexes ne concerne pas toutes les femmes : pour les moins qualifiées les améliorations sont modestes, voire inexistantes sur certains points, et donc les inégalités entre les femmes qualifiées et celles n’ayant pas de diplôme ont augmenté.

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-04
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L’Amérique latine reste pour sa quatrième année consécutive sur un rythme de croissance soutenue. Avec 5 % en 2007, la croissance moyenne régionale aura été de 5,9 % entre 2004 et 2007, soit un record historique au regard des performances des vingt-cinq dernières années. La crise qui sévit sur les marchés financiers n’a pas trop affecté la confiance à l’égard de la zone qui bénéficie de la solidité de ses fondamentaux et de besoins de financements moindres. Le ralentissement de la croissance des États-Unis, et dans une moindre mesure des autres régions du monde devrait freiner la dynamique du commerce mondial et donc de la demande extérieure adressée à la zone tandis que la progression des demandes intérieures commence à buter sur les contraintes d’offre. La croissance pourrait atteindre 4,1 % en 2008 et 3,4 % en 2009. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-04
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Sur fond de crise financière encore aiguë en début d’année, l’économie américaine devrait connaître un repli nettement plus marqué de son activité en 2008 et 2009. Le risque d’une entrée en récession pointe au premier trimestre mais devrait être levé avec la mise en place d’un policy-mix très actif, destiné à très court terme à stabiliser les marchés et favoriser le retour de la confiance, et, à l’horizon des prochains trimestres, à soutenir la demande. Après 2,2 % en 2007, la croissance serait de 1,2 % en 2008 et 1,5 % en 2009, avec un rythme en fin d’année équivalent au rythme de la croissance potentielle. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 1999-10
BOUSSEMART Jean-Michel
MAAREK Gérard
FAYOLLE Jacky
PASSET Olivier
SIGOGNE Philippe
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l'interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l'intérêt est anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu'elle consiste à déduire des infor mations dont on dispose sur le présent une vision de l'avenir. Elle ne peut être formulée en dehors un cadre général d'interprétation, c'est-à-dire d'une théorie qui met en relation les informations que l'on privilégie et les variables que on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l'essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu'il n'existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d'information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l'activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés une prévision sont éminemment fragiles, qu'ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m'a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l'OFCE soient publiées en même temps un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l'indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse elle soit, n'est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d'en comprendre d'emblée les limites, pour ne point s'en servir comme d'un argument autorité, à l'instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Revue de l'OFCE Publication date 2006-04
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En dépit d’un besoin de financement croissant en 2005 aux États-Unis et d’une moindre croissance de la liquidité internationale, le taux de change du dollar s’est apprécié en 2005 face à l’euro, la livre et le yen, rompant ainsi avec le mouvement baissier qui s’était installé depuis trois ans. L’attrait des placements outre-Atlantique a pris le dessus sur la prise de risque liée à la montée des déséquilibres. Des perspectives de profits élevés liés à une forte croissance (3,5 % en 2005) et un différentiel de taux d’intérêt avec la zone euro largement en faveur des États-Unis ont été autant d’arguments susceptibles de mobiliser les capitaux étrangers privés sur des placements en dollar. Ces arguments ont en plus été relayés par des incitations fiscales exceptionnelles favorisant le rapatriement des bénéfices des filiales américaines travaillant à l’étranger. L’activité des banques centrales sur le marché des changes s’est en contrepartie assagie, fruit de l’arrêt des interventions de la Banque du Japon. En 2006, la dégradation du solde courant américain et surtout le retournement de la conjoncture économique dans la zone euro combiné à un nouveau cycle de hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient bouleverser les anticipations des investisseurs et modifier les arbitrages en faveur de l’euro et du yen. Le soutien de la Bank of China se maintiendra néanmoins. Le dollar se déprécierait donc à nouveau en 2006 et se stabiliserait en 2007. Il s’échangerait à 1,3 dollar pour 1 euro, après 1,2 dollar pour 1 euro au premier trimestre 2006 et à 107 yen pour 1 dollar, après 117 yen pour 1 dollar début 2006.

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L’année 2001 a été particulièrement mauvaise pour l’Amérique latine : 0,3 % de croissance après 4,4 % l’année précédente. Cette contre performance a touché tous les pays de la région. La crise financière est restée circonscrite à l’Argentine mais l’attentisme des investisseurs jusqu’à l’automne dernier a freiné l’activité, exposée par ailleurs à la contraction des marchés d’exportation et à la baisse du prix des matières premières. La situation devrait s’améliorer en 2002 à l’exception de l’Argentine. [Premier paragraphe]

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Depuis 2013, la croissance mondiale est désynchronisée entre d'une part, les pays développés dont la situation s'améliore de plus en plus, et d'autre part, le reste du monde qui voit au contraire sa situation se dégrader, sous le poids de plusieurs facteurs. En Chine, la réorientation du modèle de développement vers le marché intérieur s'articule avec une croissance structurelle désormais plus modérée. Ce ralentissement pèse sur la demande de produits primaires et fait baisser les cours dont un nombre important de pays émergents et en développement sont exportateurs. Enfin, les conditions financières internationale s se resserrent depuis 2014 avec la normalisation de la politique monétaire américaine. Or, le recyclage des liquidités internationales avait donné lieu à une montée de l'endettement dans les pays émergents qui avait soutenu la croissance au moment où le pilier commercial s'affaiblissait.Ce durcissement de l'environnement international marque la fin d'une période exceptionnelle (croissance chinoise à deux chiffres, emballement des cours des matières premières, et enfin liquidités financières abondantes) qui devait prendre fin. Or, pendant les années 2000, la dépendance au commerce international s'est accrue pour tous les pays, et surtout pour les émergents, dont la Chine. Les pays riches en matières premières ont accru leur exposition à la volatilité des cours de ces produits. Aujourd'hui, si tous les pays sont exposés au choc d'un retournement du monde émergent, notamment chinois, les pays émergents le sont encore davantage, du fait de leur forte intégration commerciale et de leur dépendance accrue aux exportations de matières premières. Ils doivent en plus gérer un fort endettement. Les pays développés, eux, le sont moins car ils bénéficient à l'inverse de l'amélioration de leurs termes de l'échange.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publication date 2014-04
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Sortie de la crise en 2010, l’Amérique latine a tiré parti jusqu’en 2012 d’un environnement international plutôt porteur. La crise des dettes souveraines dans la zone euro, combinée à une politique de bas taux d’intérêt aux États-Unis, a réorienté les flux de capitaux vers les pays émergents. Dès lors, l’amélioration de la situation économique et financière dans les grandes économies développées s’accompagne depuis l’année dernière d’un retournement en Amérique latine. Affaiblie par le fort ralentissement du commerce international depuis 2012 et par de moindres entrées des capitaux en 2013, la région enregistre depuis deux ans de piètres performances économiques qui contrastent avec l’embellie de 2010-2011, où au dynamisme de la demande étrangère, s’ajoutait un environnement financier anormalement porteur. Le problème est qu’aujourd’hui le retournement de l’environnement international fait apparaître les déséquilibres qu’il faut désormais corriger.

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-10
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Si jusqu’à cet été, l’économie américaine a fait montre d’une bonne résistance à la crise immobilière qui sévit depuis le début de l’année 2006, les limites apparaissent actuellement de plus en plus ouvertement. La crise qui agite les marchés financiers depuis août vient s’ajouter à la crise immobilière. La montée des difficultés de paiements des ménages endettés à taux variables et la fermeture de plusieurs banques impliquées dans le secteur des mortgages ont créé la panique sur les marchés financiers qui a conduit à un assèchement temporaire des liquidités. Mais le surendettement des ménages demeure et les baisses de prix des logements dans de nombreux États ne permettent plus de faire jouer les refinancements pour rembourser. La Réserve fédérale a pris acte de ce revirement en amorçant une nouvelle phase de détente monétaire le 18 septembre dernier. Ce faisant, elle prévient une correction excessive et un enchaînement dépressif cumulatif qui conduirait l’ensemble de l’économie vers la récession, mais n’évite pas la propagation à l’ensemble des agents. La croissance devrait connaître un tassement plus marqué dans le courant du deuxième semestre 2007. Après 2,9 % en 2006, la croissance atteindrait 1,9 % en 2007 et 1,8 % en 2008. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-04
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Après révision de la croissance au quatrième trimestre à 0,6 % après 0,9 % annoncé, le PIB aura progressé de 3,3 % en 2006. En dépit de la crise sur le marché de l’immobilier et d’un environnement monétaire plutôt restrictif, l’activité est donc restée plutôt bien orientée même si le ralentissement est engagé depuis le deuxième trimestre 2006 et s’étend progressivement à l’ensemble des composantes de la demande. Cette résistance commence à connaître des failles fin 2006. L’économie américaine vit à crédit depuis trop longtemps pour qu’elle en ignore aujourd’hui les conséquences. L’ajustement qui s’est opéré sur le marché de l’immobilier devrait s’approfondir en 2007 et entraîner un relâchement monétaire par la Réserve fédérale suffisant pour contenir la crise. Au final, la croissance devrait ralentir à 2 % en 2007 et repartir en 2008. Après 1,9 % fin 2007, la croissance terminerait l’année 2008 sur un rythme de 3 % l’an. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2015-11
LÉVY Jacques
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Comment concevoir des territoires politiques dans les sociétés d'aujour-d'hui? Au-delà de la critique de la réforme récemment votée, il n'est pas inutile de redéfinir le local et le régional dans un cadre plus général comprenant l'espace comme environnement, les spatialités comme action des habitants, et dont le politique devrait devenir un complément bénéfique, pour contribuer à son développement et y promouvoir la justice – ce qui suppose une réflexion sur la composante spatiale de la justice. Cette contribution du politique suppose de solder l'héritage, souvent négatif, des relations entre l'État géopolitique et les échelons sur lesquels il a prise. Il convient ensuite de définir une architecture géographique, une articulation des compétences et un dispositif de circulation de l'argent public qui facilitent l'autonomie et la complémentarité des différents échelons. Le texte propose enfin une démarche alternative à celle suivie jusqu'à présent pour définir les échelons locaux et régionaux.

in Revue de l'OFCE Publication date 2004-07
MILEWSKI Françoise
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Les discriminations dont les femmes font l’objet dans les pays européens sont à la fois similaires et différentes. Leurs multiples facettes peuvent être analysées à partir d’une typologie de pays, qui aide à dégager les traits communs, mais qui ne rendent compte qu’approximativement des différences produites par des histoires sociales singulières. Les progrès historiques de l’insertion des femmes sur le marché du travail sont indéniables : les taux d’emploi des femmes et des hommes se sont rapprochés. Mais de profondes inégalités demeurent : par exemple, le taux de chômage féminin reste supérieur à celui des hommes dans la plupart des pays, même si les écarts se sont réduits. De nouvelles inégalités sont apparues : précarisation de l’emploi, insertion par des temps partiels, imposés par les employeurs ou contraints par l’insuffisance des modes de garde des enfants, tant en qualité qu’en quantité. Les femmes sont plus vulnérables que les hommes sur le marché du travail, si bien que les formes d’emploi flexibles les concernent davantage. Mais parce qu’elles représentent près de la moitié de la population active (46 % en France, 44 % dans l’Union européenne à 15), c’est l’ensemble du marché du travail qui est atteint. Leur activité est ainsi, tour à tour, un enjeu pour la croissance économique, afin de compenser le recul à venir de la population active, ou un moyen de rendre plus flexibles les marchés du travail. Seule une approche pluridisciplinaire, économique, sociale, politique et institutionnelle peut permettre de comprendre la manière dont se forgent les discriminations en Europe. Les inégalités tiennent d’abord au cadre social dans son ensemble : l’école et la famille dès l’enfance, l’inégal partage des tâches familiales conditionnent la division sexuelle des rôles sociaux et influencent les comportements des femmes elles-mêmes, dans les choix d’orientation, puis dans les représentations qu’elles ont de leur rôle. La sphère professionnelle reproduit des inégalités et en produit de nouvelles. La compréhension des mécanismes à l’œuvre et de l’articulation entre les sphères professionnelle et privée permet de s’interroger sur les moyens de promouvoir l’égalité et sur le rôle des politiques publiques. En particulier, la cohérence des objectifs est questionnée et le débat sur l’efficacité de mesures incitatives ou contraignantes est soulevé.

in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publication date 2014-05
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Depuis sa fondation, l’Union européenne a connu une accentuation de la dispersion de ses systèmes sociaux. L’objectif d’une Union sociale, complétant l’Union économique et monétaire s’éloigne de plus en plus. L’absence d’un marché du travail régulé en commun par les pays de l’Union est un facteur de déstabilisation qui pousse à la concurrence sociale et à la déflation salariale. Pour éviter les risques liés à une telle situation il faudrait trouver un accord sur les politiques à mettre en oeuvre pour revenir au plein emploi et choisir entre partage du travail « libéral » ou « social ». L’absence de perspectives à court terme pour une unification sociale complète implique l’acceptation de frontières sociales gérées en commun qui permettent à la fois la mobilité et la protection effective des travailleurs.

in Revue de l'OFCE Publication date 2005-10
STANCANELLI Elena
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En dépit des inquiétudes de l'an dernier, l'économie japonaise a retrouvé le chemin de la croissance. Au premier semestre 2005, l'économie nippone a crû à un taux supérieur aux prévisions, grâce à la bonne tenue de la consommation des ménages et à la poursuite des investissements productifs. Le taux de croissance trimestriel du PIB a été respectivement de 1,4 % et 0,8 % aux deux premiers trimestres de l'année 2005. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2018-09
GAFFARD Jean-Luc
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This article aims to contrast modern macroeconomic analysis with a nonWalrasian or evolutionary macroeconomics. This debate, which returns to the forefront with each major economic crisis, concerns the nature of coordination problems and the means of resolving them. While modern macroeconomic models describe the inter-temporal optimization behaviour of consumers who are perfectly adapted to their environment and cleared markets, evolutionary macroeconomics focuses on market imbalances that require adaptive behaviours. This contrast affects monetary and fiscal policy as well as the nature of any structural reforms to be carried out. It also affects the type of modelling to be developed

in Revue de l'OFCE Publication date 2000-01
FRÉMONT Anne
MÉLITZ Jacques
ZUMER Frédéric
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Que deviendront les « spreads1 » de taux d'intérêt qui prévalaient encore récemment entre les dettes des différents États souverains de l'Union économique et monétaire? Ces spreads, bien sur, ne résulteront plus des primes de taux de change. Néanmoins, ils pourraient clairement persister. Ils proviendraient alors pour une part des différences de liquidité relativement aux émissions d'un emprunteur de référence, sûrement le « Bund » allemand ou le Trésor public français, ou une combinaison des deux (peut-être aussi avec le gouvernement néerlandais). Mais, de toute évidence, les spreads pourraient également persister en raison du risque de défaut. Dès lors, quelle sera l'ampleur de ces différentiels et jusqu'où pourraient-ils augmenter en fonction du risque ? Telle est l'une des questions importantes que se posent actuellement les économistes qui étudient l'UEM, en raison notamment de son lien étroit avec les préoccupations sous-jacentes au traité de Maastricht : dérapage possible des dettes publiques, risques de monétisation, refus proclamé du « bail-out » (renflouement).

in Revue de l'OFCE Publication date 2002-03
ZUMER Frédéric
MÉLITZ Jacques
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Quelle pourrait être la portée du partage du risque macroéconomique entre pays, dans l’Union monétaire européenne, face aux chocs asymétriques ? Pour tenter de répondre à cette question, essentielle par ses implications quant à la stabilité de la construction monétaire européenne, on cherche à estimer l’ampleur de la répartition du risque qui prévaut entre les régions d’un même pays, mais également entre différents pays. On en déduit alors plusieurs leçons pour l’Union monétaire. Ce sujet est exploré à partir d’un travail empirique effectué sur des données régionales, pour les États-Unis et le Canada, ainsi que sur des données nationales se rapportant à un échantillon de 23 pays de l’OCDE, qui comprend les 15 membres de l’Union européenne. Nous procédons à l’aide de notre version modifiée du modèle fondateur de Asdrubali, Sørensen et Yosha (1996), dont nous rappelons les principes. Nous mettons alors en évidence plusieurs résultats concordants du modèle révisé, qui prouvent que, même si l’abandon de la politique monétaire réduit la capacité théorique des membres de l’UE de lisser les chocs asymétriques via la politique macroéconomique, le nouveau régime dans lequel nous sommes entrés, qui génère une plus forte intégration économique, pourrait bien favoriser considérablement le lissage des chocs au travers des mécanismes de marché.

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-10
STANCANELLI Elena
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Le PIB japonais a augmenté plus rapidement que prévu aux deux premiers trimestres de l’année 2003, respectivement de 0,6 % et de 1 % en volume. Le taux de croissance de l’économie japonaise s’améliore progressivement depuis une année et demie, après avoir touché un point bas au premier trimestre 2002. Cependant la croissance du PIB en valeur est de 0 % au premier trimestre 2003 et de 0,3 % au deuxième, reflétant des variations encore négatives du déflateur du PIB. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 1993-01
MUET Pierre-Alain
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En éliminant l'incertitude de change et en achevant l'unification du marché européen, la monnaie unique est une étape importante dans un processus qui conduit inévitablement les modes de régulation économique à passer des états nation du dix-neuvième siècle aux états continents. Mais sur le chemin escarpé qui conduit à la monnaie unique, les contraintes deviennent plus précises et limitent d'autant les marges de manœuvre déjà faibles des politiques nationales. Les graves événements qui ont récemment perturbé le SME montrent que l'Europe est en avance d'un discours et en retard d'une action : les mots — acte unique, Union économique et monétaire, coordination, solidarité — et leschoses — financement de la réunification, détermination des taux d'intérêt — se sont mis à diverger. Pour éviter que la croissance des uns se fasse au dépens de celle des autres, il faut retrouver un ancrage nominal : d'abord reconstituer le SME, puis maîtriser les taux de change entre les grandes monnaies, ECU, dollar et yen pour qu'une logique de croissance se substitue à une logique de part de marché.

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Pourquoi la reprise américaine des années 1983 et 1984 n'a t-elle pas entraîné celle de l'Europe ? Pourquoi le chômage de ce côté-ci de l'Atlantique a-t-il continué de croître pour atteindre en 1985 son niveau le plus élevé depuis la « grande depression » ? Pourquoi enfin les perspectives de la reprise qui s'annonce à la suite du « contre-choc » pétrolier sont-elles si médiocres ? La théorie économique dominante ne permet pas vraiment de répondre à ces questions. La raison en est que les amples mouvements de change et de taux d'intérêt qui sont survenus au cours des années quatre-vingt, qui n'ont jamais eu d'équivalents, n'ont pas été suffisamment pris en compte. Une reconstruction de l'analyse macroéconomique des économies ouvertes permet d'apprécier le caractère singulier des évolutions récentes. On peut alors comprendre pourquoi et comment le changement de politique économique aux Etats-Unis intervenu au début de la présente décennie a affecté défavorablement l'emploi en Europe et ailleurs. L'explication résulte des effets d'offre, qui, au-delà des effets de demande, ont été suscités par la dépréciation réelle des monnaies européennes et la hausse sans précédent des taux d'intérêt réels. Trois éléments sont essentiels à l'explication : le jeu des marges des entreprises sur des marchés imparfaits ; le comportement des salaires, et les effets sur les coûts et sur les prix relatifs du taux d'intérêt. C'est ainsi que l'on peut effectivement constater que les comportements de détermination des marges des entreprises dépendent des évolutions du taux de change et du taux d'intérêt réel, que l'indexation des salaires accroît le caractère récessif des chocs d'offre et que la hausse des taux d'intérêt affecte défavorablement la demande de facteurs de production et le prix relatif des biens d'investissement. Les perturbations dues au changement de politique économique aux Etats-Unis conduisent alors en Europe à une augmentation du prix d'offre de la production et modifient ainsi profondément les termes de l'arbitrage politique entre inflation et chômage. A ces effets récessifs s'est ajouté celui de l'inversion de la hiérarchie des objectifs de la politique économique en Europe.

in Revue de l'OFCE Publication date 1993-06
SIGOGNE Philippe
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Pourquoi publier, en 1993, un ouvrage sur les cycles économiques ? Posée il y a seulement cinq ans une telle question valait à peine ďêtre débattue. Dans de nombreux pays la croissance paraissait alors s'être durablement installée ; le contre-choc pétrolier marquait la fin des turbulences qui avaient fait dévier l'économie mondiale de son sentier de croissance équilibrée. L'idée ressurgissait qu'une politique économique rationnelle, associée à une coopération internationale bien comprise, permettrait ďanticiper les écarts de comportements et de prévoir tout dérapage. (Premier paragraphe)

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publication date 2012-05
SCHWEISGUTH Danielle
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La timide reprise de l’économie espagnole qui s’était enclenchée au premier trimestre 2010 a tourné court fin 2011 avec une contraction du PIB de -0,3 % au quatrième trimestre. La consommation des ménages, qui avait plutôt bien résisté au cours de l’année 2011, grâce à la baisse du taux d’épargne, s’est effondrée au quatrième trimestre. Cette baisse de 1% en rythme trimestriel aurait pu être beaucoup plus violente étant donné le recul de l’emploi (-1,6 %) conjugué à la dégradation des salaires réels (-1,5 %). Mais la baisse du taux d’épargne a permis d’amortir l’effet de la diminution des revenus sur la consommation. Tout au long de cette phase de reprise, le commerce extérieur avait largement contribué à maintenir à flot l’économie espagnole. Sa contribution moyenne s’élevait à 0,5 point par trimestre, alors que celle de la demande intérieure était de -0,3 point. En l’absence de demande externe, l’économie espagnole aurait connu quatre années consécutives de récession de 2008 à 2011. La demande interne s’est en effet contractée de 12,3 % entre fin 2007 et fin 2011. (Premier paragraphe)

L'avenir des systèmes de retraite est un sujet essentiel dans ses trois dimensions, humaine, sociale et économique. Cet avenir, à tort ou à raison, apparaît sombre pour l'instant, sous l'effet conjugué de deux nouvelles, l'une bonne, l'autre qui l'est moins : l'espérance de vie est élevée et continue de s'accroître; les évolutions démographiques sont par ailleurs telles que le ratio du nombre de retraités au nombre d'actifs va augmenter de 38 % environ aujourd'hui à 50 % en 2020, pour atteindre 70 % en 2040, en supposant inchangé l'âge de la retraite. Ces données sont de nature à inquiéter les populations car elles ne peuvent que conduire à l'anticipation d'une baisse du niveau de vie pendant la retraite. L'immobilisme et l'absence d'engagement clair de l'Etat auraient, dans ces circonstances, des effets pervers. Mais il n'est nul besoin d'inquiéter (en publiant des chiffres alarmistes), pour agir. Cela ne peut qu'aggraver la perte de confiance des français dans le système de solidarité mis en place en 1945. L'incertitude croît en effet parmi les générations du baby-boom qui subissent l'assaut de compagnies d'assurances et de banques cherchant, par tous les moyens, (y compris par des campagnes publicitaires à la limite du mensonge et de l'intimidation) à placer leurs produits d'épargne. Les grandes entreprises ont aussi trouvé un moyen de s'attacher leurs salariés, particulièrement les cadres, à moindre coût, en développant des produits financiers « maison » offrant des garanties de retraites surcomplémentaires. L'idée de la faillite inéluctable des régimes de répartition s'installe peu à peu. Alors que la logique même de ces régimes - les actifs payent directement les retraites - offre la protection la plus sérieuse aux futurs retraités en gageant les prestations sur les salaires courants. Il résulte de cette évolution une inquiétude et une défiance propices à la recherche de solutions individuelles. Ceux qui en ont les moyens épargnent à long terme, non pas en vue d'accroître leur bien-être futur par la consommation ou l'investissement, mais pour se prémunir contre la chute annoncée des retraites.

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L'ambition de l'Europe sociale, malgré les discours, est en voie de redéfinition, pour mieux satisfaire des critères d'efficacité et d'adaptation à la mondialisation. Cet article montre que le programme consensuel qui émerge des conférences européennes, même s'il tente de prendre aussi en compte les exigences de la cohésion sociale, est davantage adapté à la période de turbulences que l'Europe a traversée dans les deux dernières décennies qu'à la période qui s'ouvre devant nous. Nous abordons trop souvent nos réflexions sur l'avenir avec des réflexes hérités des temps de crise. Or les conditions de la croissance européenne ont radicalement changé sous l'effet d'une part de l'adaptation des acteurs depuis la « fin de l'inflation » — notamment des salariés — et d'autre part de la création de l'euro. Les défis que l'Europe doit affronter pour l'avenir — la mondialisation, la « révolution » technologique — représentent, compte tenu de ces conditions nouvelles, autant d'opportunités. Il est d'autres critères possibles pour évaluer la réforme structurelle que celui de la seule efficacité. Mais l'Europe reste confrontée à un problème de souveraineté qui constitue sa principale faiblesse, et qui l'empêche de s'engager dans des réformes structurelles de plus grande ambition.

in Revue de l'OFCE Publication date 2018-12
Observatoire français des conjonctures économiques
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