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Berceau des trois monothéismes, terre de conflits confessionnels et d’obsessions identitaires, le Moyen-Orient tend à déchaîner les passions, quand il ne suscite pas la résignation devant la répétition du malheur. Pour désamorcer une telle charge symbolique, Jean-Pierre Filiu adopte une démarche résolument laïque, éclairant d’un jour nouveau un millénaire et demi d’histoire de la région, à partir de la fondation, en 395, de l’Empire romain d’Orient. Son approche citoyenne et érudite invalide les amalgames contemporains qui ne font que projeter sur la réalité moyen-orientale les propagandes de guerre des uns et des autres. Elle éclaire le cynisme avec lequel dictateurs et jihadistes défigurent le passé pour légitimer leur barbarie. Une telle histoire devient alors bien plus riche et fascinante que les caricatures dans l’air du temps. Ce livre, qui fera date, offre la première synthèse sur une aussi longue durée de l’histoire de ce « milieu des mondes », carrefour de trois continents. Il s’appuie sur un solide appareil didactique, avec vingt cartes, dix chronologies et deux index. Il vise ainsi à rendre directement accessibles l’héritage et les enjeux du Moyen-Orient. Il se conclut par une analyse de la place et des ambitions de la France dans cette région. Car cette histoire est également la nôtre, aujourd’hui peut-être plus que jamais.

in Le nouveau monde Sous la direction de BURLAUD Antony Publié en 2021-09
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Ce texte présente de manière synthétique les principaux mécanismes de la financiarisation, et plus particulièrement de l'adoption de la "valeur actionnariale", en France. Il présente le périmètre des entreprises directement financiarisées et discute les conséquences de cette évolution pour les autres entreprises, pour les cadres dirigeants, puis pour les salarié·es.

Pierre Grosser est professeur agrégé en sciences politiques et enseignant à Science Po Paris. Spécialiste des questions de conflits armés et de relations internationales, il revient sur l’opération d’évacuation de civils à l’aéroport de Kaboul, encadrée par l’armée des Etats-Unis après la prise de la capitale afghane par les talibans le 15 août, et les comparaisons parfois établies avec des précédents comme la chute de Saïgon, au Vietnam, le 30 avril 1975.

En tant que forme d’organisation sociale de la production, la coopérative citoyenne lance un défi aux termes analytiques des sciences sociales : fréquemment analysée à l’aune de la « tension » entre ses objectifs militants et ses objectifs productifs, ses modes de régulation sont généralement stéréotypés. À partir d’une enquête portant sur trois coopératives citoyennes d’énergie renouvelable, cet article propose un modèle analytique permettant de poser à nouveaux frais la question de l’articulation des valeurs productives et militantes pesant sur les « entreprises sociales ». À travers les différentes épreuves d’organisation – formalisation du projet, recrutement des coopérants, financement, rédaction des statuts, décisions d’investissement, gestion des bénéfices –, l’analyse fait ressortir le caractère contingent et segmenté de l’articulation entre les performances militantes et productives de la coopérative. En dernière analyse, ce caractère contingent peut s’expliquer par l’existence d’une valeur spécifique orientant le travail d’organisation de l’entreprise sociale : l’augmentation de son rendement social.

in Sociologia política da ação pública : teorias, abordagens e conceitos Sous la direction de PORTO DE OLIVEIRA Osmany, HASSENTEUFEL Patrick Publié en 2021-05
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Ce chapitre consacré aux instruments d'action publique s'inscrit dans un ouvrage est le résultat d'une série de discussions entre les auteurs et un groupe de chercheurs brésiliens et français, initiées après avoir constaté l'absence d'un texte de référence au Brésil sur la réflexion et l'utilisation des approches de la sociologie de l'action publique. L'objectif de cet ouvrage est de présenter les perspectives françaises d'analyse des politiques publiques aux personnes intéressées par le sujet. Il s'agit d'un livre qui aspire à servir des publics variés, tels que les universitaires, les chercheurs, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, le secteur privé, les journalistes, les étudiants ou les citoyens intéressés par le sujet.

Publié en 2021-05 Collection Sciences Po Economics Discussion Papers : 2021-03
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We ran a large randomized controlled experiment among about 150,000 recipients of unemployment benefits insurance in France in order to evaluate the impact of part-time unemployment benefits. We took advantage of the lack of knowledge of job seekers regarding this program and sent emails presenting the program. The information provision had a significant positive impact on the propensity to work while on claim, but reduced the unemployment exit rate, showing important lock-in effects into unemployment associated with part-time unemployment benefits. The importance of these lock-in effects implies that increasing the marginal tax rate on earnings from work while on claim in the neighborhood of its current level would not decrease labor supply and would decrease the expenditure net of taxes of the unemployment insurance agency.

Publié en 2021-05 Collection Sciences Po Economics Discussion Papers : 2021-04
KRAMARZ Francis
NEVOUX Sandra
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To understand which firms take-up short-time work and which workers they enroll in this program, we provide a model which shows that short-time work may save jobs in firms hit by strong negative revenue shocks, but not in less severely-hit firms, where hours worked are reduced, without saving jobs. Using detailed data on the administration of the program covering the universe of French establishments in the 2008-2009 Great Recession, we find that short-time work did indeed save jobs and increase hours of work in firms faced with large negative shocks. These firms have been able to recover rapidly in the aftermath of the Recession thanks to short-time work. We also provide evidence of large windfall effects which significantly increased the cost of the policy per job saved; yet we also find that short-time work remains more cost-efficient at saving jobs than wage subsidies.

in L’action publique face à la pandémie Sous la direction de PAUL Christian Publié en 2021-05
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Extrait - 1ères lignes : Il a fallu attendre le 23 mars 2020 pour qu’une personnalité politique utilise à propos de la pandémie de Covid-19 le terme « précaution ». Encore faut-il noter qu’il ne s’agit pas d’un membre du Gouvernement, ni d’un expert de santé publique en charge de ce dossier, mais de Corinne Lepage, avocate et ancienne ministre de l’Environnement. Elle écrit : « On pourrait […] avoir un débat sémantique sur le point de savoir si en janvier, puisque c’est là que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a tiré la sonnette d’alarme au niveau gouvernemental (et apparemment au niveau de la direction générale de la santé dès décembre 2019), il fallait parler à propos du coronavirus de prévention ou de précaution. Le débat pourrait paraître secondaire mais en réalité, il ne l’est pas. On rappellera que la précaution s’applique en cas de risque incertain et pour lequel le calcul des probabilités est impossible. Il s’agit en revanche de prévention lorsque le risque est connu dans ses effets et que les probabilités peuvent s’appliquer quant à l’importance de ses conséquences ». Comme l’indique Corinne Lepage début janvier et même en deçà, les pouvoirs publics français se trouvent face à la pandémie montante dans une situation d’incertitude qui relève typiquement de la précaution. Quatre indicateurs permettent d’avancer cela.

in Etudes du CERI Sous la direction de Centre de recherches internationales Publié en 2021-02-03
ANDRIEU Pierre
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En accentuant les faiblesses structurelles des pays qui composent l’espace postsoviétique, frappé comme le reste du monde par la pandémie de Covid-19, la crise sanitaire y a modifié les équilibres internes et externes, et accéléré l’apparition de crises, comme au Bélarus, dans le Haut-Karabakh et au Kirghizstan. En Ukraine, le conflit est toujours dans l’impasse. Des puissances extérieures, comme les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine et la Turquie ont confirmé à des degrés divers leur influence dans la région. Face à ces évolutions, la Russie semble quelque peu prise au dépourvu.

in Politique internationale Publié en 2021-02-02
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Le 15 septembre 2020, Donald Trump parraine la cérémonie de signature, à la Maison-Blanche, des deux « accords d’Abraham » entre Benyamin Nétanyahou, d’une part, et les ministres des Affaires étrangères des Émirats arabes unis et de Bahreïn, d’autre part. Le texte israélo-émirati est un « traité de paix » au sens plein du terme, qui s’inscrit dans le cadre ambitieux d’un « agenda stratégique pour le Moyen-Orient » voué à développer « la stabilité et la sécurité régionales ». Israël et Bahreïn s’accordent en revanche pour une simple « déclaration de paix », que signe le président américain, tout comme le texte précédent, en qualité de témoin. Le fait que le premier ministre israélien ait conclu ces deux accords avec, non pas ses homologues, mais le chef de la diplomatie des Émirats et celui de Bahreïn tranche avec les trois précédentes cérémonies de paix israélo-arabe à la Maison-Blanche, sous les mandats de Jimmy Carter, puis de Bill Clinton. Car c’est Anouar el-Sadate qui avait signé en 1979, avec Menahem Begin, le traité de paix israélo-égyptien ; c’est Yasser Arafat qui signa en 1993, avec Yitzhak Rabin, les accords de paix israélo-palestiniens ; et c’est le roi Hussein qui acta, en 1994, toujours avec Rabin, la fin de l’état de guerre entre Israël et la Jordanie . Mais le déséquilibre protocolaire des accords d’Abraham ne retire rien à leur portée historique...

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La chaîne Arte propose actuellement à ses spectateurs un documentaire réhabilitant la politique du président Reagan. Il veut démontrer que si l’homme fut raillé à l’époque, il remporta la croisade contre l’Union soviétique en l’asphyxiant économiquement puis en lui imposant des accords de désarmement. Au même moment, les États-Unis rendent hommage à George Shultz, qui fut secrétaire d’État de Reagan de 1982 à la fin de son second mandat en janvier 1989, et qui vient de décéder, le 6 février dernier, à l’âge de 100 ans. Or les nécrologies consacrées à M. Shultz affirment volontiers que c’est sa volonté de négocier avec Moscou qui a eu raison de la guerre froide. Deux versions contradictoires de la fin de la guerre froide sont donc en présence...

in La France dans le monde Sous la direction de CHARILLON Frédéric Publié en 2021-02
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Puissance globale ou acteur européen ? Référence culturelle mondiale ou nation oubliée ? Le rang de la France dans le monde, ainsi que sa marge de manœuvre, posent aujourd'hui de nombreuses questions. Les bouleversements géopolitiques récents, comme la montée en puissance de l'Asie, le Brexit ou le développement de populismes illibéraux, impliquent la redéfinition de l'action extérieure de la France. Du couple franco-allemand à l'alliance atlantique, en passant par le rapport aux Suds marqué par l'héritage colonial, c'est toute la relation de la France à ses voisins plus ou moins proches qui est étudiée ici. Les instruments à sa disposition sont aussi passés au crible : l'outil diplomatique, la compétence militaire, bien sûr, mais aussi la promotion de son modèle laïc. Un livre pour mieux comprendre et penser le rôle international de la France, adapté aux temps qui viennent.

in Harmoon Center for Contemporary Studies Publié en 2021-01-28
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Le monde arabe dix ans après la chute de Ben Ali -- Le soulèvement populaire qui a renversé le dictateur tunisien, le 14 janvier 2011, s’est vite étendu dans le monde arabe, où il a été combattu par une campagne contre-révolutionnaire d’une extrême violence, pourtant incapable de restaurer le statu quo.

Cette thèse porte sur les régulations de la mixité conjugale au Japon. Ce sujet permet d’aborder plusieurs enjeux majeurs du Japon contemporain, en particulier la définition des frontières de la communauté nationale et les modalités de (re)production du genre à l’œuvre dans le droit et les politiques publiques. Cette recherche analyse l’évolution des modalités d’inclusion et d’exclusion des familles issues de mariages binationaux à la communauté nationale de 1873 à nos jours qui sont à la base de la « politique de l’appartenance ». L’étude montre la centralité du genre jusqu’en 1985, aussi bien en matière de transmission de la nationalité que d’octroi de facilités de séjour aux conjoints de Japonais. Nous analysons en particulier les formes et les effets des dispositifs instaurés afin de contrôler l’authenticité des mariages, dans un contexte de répression croissante des « mariages blancs ». L’originalité du Japon est de faire assurer une partie de la mise en œuvre des régulations migratoires par des professions du droit : des conseillers-experts en procédure administrative (CEPA). Nous interrogeons leur rôle en tant qu’intermédiaires au statut privé et tenant une place importante dans la mise en œuvre d’une politique, ce qui conduit à élargir la réflexion sur les contours de l’action publique. Nous avons mené des entretiens semi-directifs et une observation participante auprès de ces acteurs. Nous montrons que les logiques d’action des CEPA sont déterminées par les contraintes propres à leur positionnement professionnel qui les place en tension entre le service et leurs clients et les attentes de l’administration. Ce travail, circonscrit au cas japonais, se situe au croisement de la sociologie de l’action publique, la sociologie des professions juridiques et les études sur le genre.

in Confluences Méditerrannée Publié en 2021-01-06
RAVENEL Bernard
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En revenant sur l’ancrage passé des mouvements révolutionnaires arabes, l’historien Jean-Pierre Filiu souligne ici l’influence des origines historiques sur les mouvements nés à partir de 2011. La négation de l’autodétermination des peuples arabes opérée à la fois par les Européens au XIXème-XXème ainsi que par leurs successeurs arabes autoritaires constitue la pierre angulaire de l’explosion populaire de la décennie 2010. En déconstruisant les préjugés simplistes des occidentaux autour de l’idée de « dégagisme », l’historien met en avant le fort sentiment de manquement démocratique ainsi que la volonté de refonte de leur système par lesquelles sont guidés les peuples arabes. Tout en retraçant l’importance du caractère pacifique des soulèvements arabes au cours de l’histoire, cet entretien pointe du doigt les limites auxquelles les populations doivent faire face.

in Computational Statistics and Data Analysis Publié en 2021-01
CHABERT-LIDDELL Saint-Clair
BARBILLON Pierre
DONNET Sophie
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A multilevel network is defined as the junction of two interaction networks, one level representing the interactions between individuals and the other the interactions between organizations. The levels are linked by an affiliation relationship, each individual belonging to a unique organization. A new Stochastic Block Model is proposed as a unified probabilistic framework tailored for multilevel networks. This model contains latent blocks accounting for heterogeneity in the patterns of connection within each level and introducing dependencies between the levels. The sought connection patterns are not specified a priori which makes this approach flexible. Variational methods are used for the model inference and an Integrated Classified Likelihood criterion is developed for choosing the number of blocks and also for deciding whether the two levels are dependent or not. A comprehensive simulation study exhibits the benefit of considering this approach, illustrates the robustness of the clustering and highlights the reliability of the criterion used for model selection. This approach is applied on a sociological dataset collected during a television program trade fair, the inter-organizational level being the economic network between companies and the inter- individual level being the informal network between their representatives. It brings a synthetic representation of the two networks unraveling their intertwined structure and confirms the coopetition at stake.

in The future of work Sous la direction de SUTER Christian, CUVI Jacinto, BALSIGER Philip, NEDELCU Mihaela Publié en 2021
BATAILLE Pierre
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« Faire un postdoc », « partir à l’étranger », « publier », comptent au nombre des multiples injonctions auxquelles les jeunes docteur·e·s en quête d’un poste académique stable sont encouragé·e·s à se conformer. Porté par de nombreuses institutions académiques européennes, ce discours intervient dans un contexte marqué par la forte augmentation du nombre de postdoctorant·e·s depuis le début des années 1990 (Theodosiou et al. 2012), et une internationalisation croissante du champ scientifique et des carrières des personnels académiques (Goastellec 2017). Les données analysées dans cette enquête rassemblent des questionnaires et entretiens réalisés auprès de postdoctorant·e·s ayant travaillé dans une même université suisse au cours des années 2010. Nous montrons que si l’expérience postdoctorale à l’étranger tend à s’imposer comme une des conditions sine qua non pour accéder à un poste académique stable dans le contexte helvétique, ce modèle de carrière s’hybride avec des formes plus anciennes de structuration des carrières académiques, en lien avec l’histoire particulière du système universitaire suisse. Notre contribution est organisée comme suit : nous contextualisons questions de recherche dans un premier temps en rappelant les mutations récentes de l’emploi académique et la manière dont elles ont été interprétées dans la littérature contemporaine. Nous présentons ensuite les particularités de l’emploi académique suisse et détaillons le modèle analytique mobilisé pour rendre compte des logiques guidant les parcours et expériences des postdocs que nous avons rencontré·e·s. Nous proposons enfin une analyse de l’espace des carrières caractérisant nos enquêté·e·s. Nous observerons qu’au-delà des marqueurs d’excellence mis en avant par les instances évaluatrices – parmi lesquelles le nombre de publications dans des revues à comité de lecture ou encore la mobilité internationale – certains éléments de parcours comme la socialisation conjugale participent fortement à orienter les carrières. Enfin, nous verrons comment ces éléments objectifs de structuration des carrières permettent de rendre compte et d’éclairer la pluralité des expériences qui se font jour dans les entretiens que nous avons menés.

Sous la forme d’une magistrale enquête philosophique et historique, ce livre propose une histoire inédite : une histoire environnementale des idées politiques modernes. Il n’ambitionne donc pas de chercher dans ces dernières les germes de la pensée écologique (comme d’autres l’ont fait), mais bien de montrer comment toutes, qu’elles se revendiquent ou non de l’idéal écologiste, sont informées par une certaine conception du rapport à la terre et à l’environnement. Il se trouve que les principales catégories politiques de la modernité se sont fondées sur l’idée d’une amélioration de la nature, d’une victoire décisive sur ses avarices et d’une illimitation de l’accès aux ressources terrestres. Ainsi la société politique d’individus libres, égaux et prospères voulue par les Modernes s’est-elle pensée, notamment avec l’essor de l’industrie assimilé au progrès, comme affranchie vis-à-vis des pesanteurs du monde. Or ce pacte entre démocratie et croissance est aujourd’hui remis en question par le changement climatique et le bouleversement des équilibres écologiques. Il nous revient donc de donner un nouvel horizon à l’idéal d’émancipation politique, étant entendu que celui-ci ne peut plus reposer sur les promesses d’extension infinie du capitalisme industriel. Pour y parvenir, l’écologie doit hériter du socialisme du XIXe siècle la capacité qu’il a eue de réagir au grand choc géo-écologique de l’industrialisation. Mais elle doit redéployer l’impératif de protection de la société dans une nouvelle direction, qui prenne acte de la solidarité des groupes sociaux avec leurs milieux dans un monde transformé par le changement climatique.

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Au cours de la dernière décennie, le mot « capitalisme » a fait un retour remarqué dans le débat politique et dans la recherche. Ce livre s’appuie sur les travaux les plus récents en histoire et en sociologie économiques pour raconter les trois âges du capitalisme, de la fin du XVIIe siècle à nos jours. Ce récit permet de répondre à des questions concrètes et variées : comment la satisfaction des actionnaires est-elle devenue une valeur dominante ? L’ubérisation est-elle un retour au XIXe siècle ? En quoi le commerce d’esclaves a-t-il contribué à la naissance du capitalisme ? Une finance chrétienne ou musulmane est-elle possible ? Qui a conquis les droits associés au salariat, et comment ? On apprend aussi qu’il n’y a pas vraiment eu de « révolution industrielle », que les dilemmes des mouvements de consommation engagée vers 1900 ressemblaient à ceux d’aujourd’hui, ou encore en quoi la crise financière de 2008 diffère de celle de 1929.

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French public debate on Islam has recently sparked a wave of international controversy. Emmanuel Macron is the latest in a long line of French presidents who have sought reform of the faith.

In the following interview, Pierre-André Taguieff, philosopher and historian of ideas, analyzes for Valeurs Actuelles what he calls the “ideological corruption of anti-racism” and its consequences. His new book on this topic, L’imposture décoloniale: Science imaginaire et pseudo-antiracisme (Paris: Éditions de l’Observatoire/Humensis), was just published in October. An abridged version of this interview previously appeared in Valeurs Actuelles on July 7, 2020, under the title “Comment le ‘nouvel antiracisme’ a banalisé le racisme anti-blanc.” The interview was conducted by Bastien Lejeune and is published here by permission of Pierre-André Taguieff. [First paragraph]

Over the past five decades, anti-racism institutionalized itself within all democratic nations. Yet the movement also turned against itself by intellectualizing and politicizing itself among minorities actively engaged in a “radical critique” of dominations of class, gender, and race. From the 1970s onward, these tendencies increased, giving rise, in the United States and then in many Western democracies, to “political correctness” as a form of policing of ordinary and expert language, as well as of political opinions and beliefs. It is within this framework that the reversal of antiracism occurred, based on two correlative operations:The proliferation of identity postures led to a tendency of monopolizing the fight against racism according to the principle “to each group identity its ‘racism’ and its ‘anti-racism,’” thereby fueling competition between self-victimized groups. In parallel, the racialization of models of intelligibility of the social adorned the confused notion of “race” with explanatory value in the social sciences, while the word “race” is flown like a flag by activists of this or that “racial community.” It is in the name of this equivocal “anti-racism,” with its many competing and contradictory meanings, that a racialist worldview is thus being recast. [First paragraph]

Ce travail met à jour la prévision de croissance pour l’économie française en 2020 et 2021 présentée le 14 octobre 2020 et qui prenait en compte les informations disponibles au 9 octobre 2020 (OFCE, 2020). [Premier paragraphe]

in Discursive Approaches to Populism Across Disciplines. The Return of Populists and the People Sous la direction de KRANERT Michael Publié en 2020-12
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This chapter aims at explaining the populist political strategies implemented by Rafael Correa and Evo Morales. The formation of their respective majorities was based on different ideological stances. Therefore, the first thesis of the chapter is the following: even if both governments adopted populist strategies and were both situated on the Left, they were ideologically different. I provide an empirical argument against Cas Mudde’s thesis which presupposes a common ideological background to all forms of populism. These different national strategies are, however, projected internationally along one common ideological line: international ecology is considered by both diplomacies as a conflict between the people and the wealthiest countries.

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Depuis les années 1970, on dénonce le « mythe du progrès », on s’indigne devant les « dégâts du progrès », on met en accusation le « progrès meurtrier », on annonce la « fin du progrès ». Le diagnostic d’une « crise du progrès » n’est pas nouveau : en 1936, le sociologue Georges Friedmann lui avait consacré une étude critique d’une grande acuité. Elle s’est doublée, depuis les années 1970, d’une « crise de l’avenir ». En 1998, l’historien Marc Ferro s’interrogeait sur les « sociétés malades du progrès ». Mais, depuis près de trois décennies, les jurés du grand procès fait au progrès ont rendu leur verdict : la mort. Certains polémistes s’en félicitent, persuadés que le progrès est porteur de maux inédits dans l’histoire, qu’il produit des souffrances sociales nouvelles, voire des catastrophes de divers ordres jusqu’alors imprévisibles. Et d’évoquer le changement climatique, la destruction de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Tous veulent en finir avec le progrès, qu’ils le croient agonisant ou agissant toujours comme une machine folle et dévastatrice. [Premier paragraphe]

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À partir du cas de la première forêt tropicale du monde, cet article entend proposer une nouvelle définition des communs environnementaux. Ceux-ci étant des espaces dont l’existence est intimement liée à la possibilité de perpétuation des milieux de vie favorables à l’espèce humaine, leur gouvernement est une question de vie ou de mort. Cette situation nouvelle implique une reconfiguration considérable des rapports de pouvoir et de l’appareil conceptuel pour les penser : c’est pourquoi l’article défend le concept d’écopouvoir comme pouvoir de faire mourir l’espèce et le vivant vertébré ou de les laisser vivre, dépassement de l’opposition foucaldienne entre pouvoir souverain et biopouvoir. L’écopouvoir est un moyen conceptuel pour saisir la reconfiguration politique posée par l’Anthropocène.

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“Notre travail, c’est d’établir des diagnostics sur le monde comme il va” : Pierre François, Doyen de l’École de la recherche (ex-École doctorale) revient sur les spécificités et les atouts de la formation à la recherche, vocation plus indispensable et plus exigeante que jamais à l’heure où la pandémie bouscule “le fonctionnement routinier du social".

Sous la direction de GRANGÉ Ninon, MOREAU Pierre-François, RAMEL Frédéric Publié en 2020-11-18 Collection Constitution de la modernité : 23
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Günther Anders (1902-1992) a voulu penser la situation de l’humanité après Auschwitz et Hiroshima et la possibilité de sa destruction totale. Ce volume rassemble des études sur son anthropologie, son rapport au judaïsme, ses conceptions de la morale, des catastrophes, de la guerre nuclé

La notion de populisme est utilisée la plupart du temps pour décrire des scènes politiques nationales, et la pluralité de ses usages peut donner une impression d’indéfinition. Le populisme écologique, concept proposé ici, est décrit comme une stratégie dont les éléments peuvent être articulés au niveau national aussi bien qu’international. L’étude des politiques internationales bolivienne et équatorienne sous les gouvernements de Rafael Correa et d’Evo Morales permet de défendre la thèse selon laquelle cette stratégie politique se caractérise par un renouvellement de l’anti-impérialisme des années 1970 et l’usage d’un signifiant vide singulier, la Pachamama, ou Terre nourricière. Cette stratégie permet non seulement de réunir les milieux altermondialistes autour des diplomaties en question, mais aussi de renforcer la cohésion interne des blocs qui soutiennent les gouvernements Correa et Morales. Cependant, même s’il donne une visibilité inédite à ces pays au sein du multilatéralisme environnemental, le populisme écologique ne parvient pas, faute de puissance et d’intégration des propositions formulées, à transformer le cadre multilatéral contesté.

Ce travail de prévision a été réalisé sur la base d'un retour progressif à une situation sanitaire moins contrainte (i.e. des mesures prophylactiques proches de celles de l'été 2020) à partir du deuxième trimestre 2021. Dans le monde, la valeur ajoutée ne retrouvera son niveau de fin 2019 qu'à la fin 2021, après une chute de plus de 10 % au deuxième trimestre 2020, impliquant ainsi la perte de deux années de croissance du fait de la crise sanitaire. En partant de notre prévision réalisée en octobre 2019, l'évaluation de cette perte d'activité liée à la crise de la Covid-19 fin 2021 se situe entre -2 points (Allemagne et Italie) et -6 points de PIB (Espagne). Pour la Chine, la perte serait de 2,3 points de PIB. Dans les principaux pays développés, une épargne «forcée» s'est constituée durant la crise sanitaire. À la mi-2020, nous l'évaluons à près de 90 milliards de livres sterling pour les ménages britanniques soit 12 points de leur revenu disponible (RdB), à plus de 60 milliards d'euros en France et en Allemagne (respectivement 8,6 et 7,6 points de RdB) et est proche de 40 milliards d'euros en Espagne et en Italie (respectivement 10 et 6,4 points de RdB). Cette épargne moyenne cache la dynamique de la pauvreté. En France, sur l'ensemble de l'année 2020, nous prévoyons une baisse de 9% du PIB. 55% du choc serait absorbé par les administrations publiques. Les entreprises verraient leur revenu se réduire de 56 milliards (ce qui correspond à 41 % du choc) et leur taux de marge baisserait de 4,2 points de valeur ajoutée sur l'année. La baisse de revenu pour les ménage serait limitée (-5 milliards) et l'accumulation d’«épargne Covid» serait élevée, représentant 86 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année 2020. Pour 2020 le déficit atteindrait -8,9% de PIB, un maximum historique depuis que les comptes nationaux sont disponibles. En 2021 le déficit public s'établirait à -6,3% du PIB. Le nombre de chômeurs augmenterait de 810 000 sur l'année 2020 et le taux de chômage atteindrait 11% en fin d'année. Le chômage baisserait de 400 000 personnes en 2021 et le taux de chômage serait de 9,6 % de la population active fin 2021, soit 1,5 point de plus que son niveau observé fin 2019. Le Plan de relance améliorerait le PIB à hauteur de 1,1% pour 2021 et la croissance serait de 7%. Le calibrage budgétaire des mesures de réponse à la crise sur deux ans couvre environ 30% des pertes cumulées d'activité sur 2020-21, soit une part similaire au plan de relance de 2009-2010. En 2022, les nouvelles mesures issues du Plan de relance auraient un impact de 0,9 point de PIB sur l'activité.

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