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Le 27 septembre dernier explosait à nouveau et avec une rare intensité la guerre du Karabagh opposant l’Arménie à l’Azerbaïdjan, un conflit communément considéré comme gelé mais dont les étincelles n’ont jamais cessé de faire rougeoyer les braises. Cette fois, la crise est plus profonde. Au point que devant la détermination des forces militaires azerbaïdjanaises qui sont entrées dans le cœur historique du Karabakh, la ville de Chouchi (ou Choucha), l’Arménie a dû accepter, le couteau sous la gorge, un cessez-le-feu qui s’apparente pour elle à une capitulation. En effet, au terme de l’accord scellé sous l’égide de la Russie dans la nuit du 9 au 10 novembre, l’Azerbaïdjan va récupérer ses sept districts adjacents du Karabagh dont il contrôlera la plus grande partie, Bakou ne laisse à l’Arménie qu’un corridor qui lui permet d’être connectée au reste du Karabakh qui demeurera arménien. L’Azerbaïdjan s’octroie aussi un corridor traversant l’Arménie qui lui permettra d’être connecté à sa province de Nakhitchevan située entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie et donc dépourvue de continuité territoriale avec l’Azerbaïdjan, ce qui établira une continuité entre la Turquie, l’Azerbaïdjan, la mer Caspienne et le reste du monde turc, soit les Etats turcophones d’Asie centrale, (Turkménistan, Ouzbékistan, Kirghizstan et Kazakhstan), un gain géopolitique précieux pour Ankara dont le rôle a été important dans cette guerre.

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Sous la houlette de la Russie, l’Arménie a accepté le 10 novembre 2020 un cessez-le-feu dans la guerre du Karabakh qui s’apparente à une capitulation. L’Azerbaïdjan triomphe, avec le soutien militaire et logistique de la Turquie. La leçon pourrait être amère pour la Russie, longtemps puissance dominante dans le Caucase et protectrice de l’Arménie. Mais dans le jeu complexe de confrontations et d’alliances entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan, chacun pourrait y trouver son compte.

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Hérité de l’ère soviétique, le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan à propos du territoire à majorité arménienne enclavé du Haut-Karabakh est en train de repartir. Mais la relance des hostilités le 27 septembre 2020 pourrait déboucher sur une entente turco-russe, déjà à l’œuvre dans d’autres conflits dans le monde, et la mise en place d’un condominium de fait pour encadrer le conflit et apporter à terme un début de solution.

Article du projet de recherche GSRL sur les enjeux liés à l’islam face au coronavirus.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2020-04-24
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Comme dans tous les pays du monde, le Covid-19 est au cœur de l’actualité en Turquie. Ce fléau mortel, cette menace qui opère sans distinction ethnique, confessionnelle ou politique auraient dû avoir pour conséquence la mise en place d’une union sacrée au sein de la population et d’une mobilisation de chacun pour le salut de tous. Or la classe politique demeure divisée et le pouvoir en place ne fait rien pour mettre fin à la polarisation dont souffre la Turquie depuis plusieurs années. Nous avons déjà évoqué le traitement politique de la catastrophe sanitaire en Turquie mais quid du traitement religieux ? Mesurer l’impact de cette crise sur l’islam au quotidien et analyser la manière dont les autorités religieuses turques interprètent cette épidémie et répondent à ses conséquences constitue notre objectif à moyen terme à travers une recherche approfondie, dont le présent article constitue le point de départ.

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Un nouveau couvre-feu sévère a été décrété dans plusieurs grandes villes, dont Istanbul et Ankara, pour le week-end des 18 et 19 avril. Face au Covid-19, les autorités ont agi avec retard, craignant de mettre l’économie en panne. Et si la société civile a fait front, avec civisme et souvent humour, les divisions du pays restent exacerbées par l’omniprésence de Recep Tayyip Erdoğan. En Turquie comme ailleurs, l’après-crise est déjà en débat.

in Revue internationale et stratégique Publié en 2020-01-22
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De nombreuses analyses expliquent le rapprochement entre la Turquie et la Russie par la bonne entente personnelle entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, qui seraient tous deux de même tempérament et style politique. Toutefois, ce rapprochement turcorusse n’est pas sans fondements idéologiques anciens, datant des premières années de l’Union soviétique et de la République kémaliste, durant lesquelles les deux jeunes États entretenaient des relations difficiles avec l’Occident. Aussi, la récente réactivation de leur bonne entente doit être replacée dans un contexte nouveau, dans lequel les deux anciennes nations impériales se sentent à nouveau rejetées par un Occident lui-même en manque d’imagination pour gérer ses relations avec ses deux voisins orientaux. Cette entente est cependant fragile et son avenir dépend de l’évolution de la crise syrienne, qui a également joué un rôle crucial dans ce rapprochement entre Ankara et Moscou.

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Groupe ethnique proche des Turcs par la religion, la langue et l’ethnicité, les Ouïghours de la région autonome du Xinjiang en Chine subissent une répression féroce et systématique qui, dans la quasi-indifférence internationale, a déjà placé plus d’un million de ses membres dans des « camps de rééducation ». Même la Turquie semble les abandonner.

Abandonnée par ses alliés occidentaux lors du conflit syrien et rejetée par l'Europe, la Turquie tente de trouver sa place dans le monde. Aujourd'hui, son regard est tourné vers la Russie - un adversaire de longue date ou un ami imaginaire. Toutefois, pour Erdogan, le passage à l’eurasianisme n’est pas un choix volontaire, mais une mesure nécessaire...

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Abandonnée par ses alliés occidentaux dans l’imbroglio syrien et rejetée par l’Union européenne, la Turquie cherche sa place dans le monde. Elle se tourne du côté de la Russie, son ennemie ou faux amie de toujours. Pour Recep Tayyip Erdoğan, l’eurasisme n’est pas un choix, plutôt un dernier recours.

in Turkish Policy Quarterly Publié en 2019-04-24
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The academic literature on soft power is abundant with many case studies from around the world. Initially, Joseph Nye conceptualized the term “soft power” in his essay “Bound to Lead”...

in La Russie dans le monde Sous la direction de DE TINGUY Anne Publié en 2019-03-21
ARMANDON Emmanuelle
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Souverains et indépendants, mais encore jeunes et fragiles, les États issus de l'ex-URSS peinent à se dégager d'une emprise russe à la fois géographique, culturelle, voire mentale que l'Union soviétique a consolidée. Les actions de la Russie ayant souvent de fortes répercussions sur leur territoire, s'affirmer et se positionner sur la scène internationale sont pour eux une rude tâche. L'hypothèse développée ici est que la Russie se pense toujours comme le principal acteur et partenaire de son "étranger proche". Dans l'imaginaire russe, cet espace, qui a fait partie de son empire pendant plusieurs siècles, n'est pas une région comme une autre. Et de fait, malgré les efforts qu'ils ont faits pour diversifier leurs relations, la Russie demeure un partenaire incontournable pour la plupart de ses voisins...

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Le nouveau millénaire a vu l’accession au pouvoir de partis se réclamant de l’islam politique, que ce soit en Turquie ou dans le monde arabe. Les deux exemples les plus aboutis sont celui du Parti de la justice et du développement (AKP) et d’Ennahda en Tunisie. Une comparaison des deux expériences est éclairante.

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L’assassinat à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi révèle la forte tension entre la Turquie et l’Arabie saoudite. Ce sont deux conceptions de l’islam sunnite qui s’affrontent. C’est aussi une question de leadership sur le monde musulman. Ce n’est pas sans lien avec la question iranienne, ni avec la position des États-Unis qui hébergent le prédicateur Fethullah Gülen, ennemi numéro un du président turc.

Les temps de paix et d’harmonie sont bien rares entre hommes et sociétés, entre religions et cultures, entre ordre spirituel et ordre politique. La relation conflictuelle et ambiguë entre religion et politique semble inhérente entre autres à l’islam tant elle est ancrée dans son histoire depuis les origines, depuis la disparition de Mahomet, considéré comme le Prophète de l’islam et celui par qui la Révélation a été faite. Nombreux ont été ceux qui, parmi les successeurs du prophète et les califes, sont morts assassinés. Tous les empires musulmans qui se sont succédé dans l’histoire – omeyyades, abbasides, fatimides, safawides, timourides, moghols etc. – ont connu une cohabitation difficile voire sanglante entre le temporel et le spirituel. Dans l’empire ottoman, le dernier des grands empires musulmans, le pouvoir politique a toujours réussi à subjuguer la religion, tout en l’instrumentalisant pour lui conférer un rôle central. Cette suprématie de l’État sur le religieux a, par la suite et dans une certaine mesure, facilité la tâche à Mustafa Kemal Atatürk quand, dès la fondation de la république, ce dernier a imposé le système laïque. Il ne s’agissait cependant pas d’une laïcité entendue comme séparation des pouvoirs et neutralité de l’État ; l’islam, religion officielle était organisée (et le reste) dans le cadre d’un ministère du Culte, et le culte est administré par des fonctionnaires. Cette conception autoritaire de l’État et la mise sous tutelle de la religion ont donné lieu à des dérives d’autant qu’elles impliquaient que l’État définît et cantonnât le religieux...

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2019-01
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Sollicités par les grandes nations, les cinq Etats d'Asie centrale diversifient les partenariats. Mais leur processus d'intégration régionale piétine.

in Insight Turkey Publié en 2018-12
LILES Thomas
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Following the collapse of the Soviet Union, Turkey emerged as an influential player in the Muslim and ethnically Turkic republics of Central Asia. Despite an unrealistic initial policy approach aimed at creating a wide-spanning Turkic union, Turkey reoriented its foreign policy toward the region and since the mid-1990s has relied on a sophisticated combination of bilateral engagement, multilateral institutions, economic linkages, and soft power vis-àvis Central Asia. The recent thaw in Turkish-Uzbekistan relations offers new opportunities for cooperation, while Central Asia as a whole is likely to gain importance in Turkish foreign policy against the backdrop of Turkey’s deteriorating relations with traditional Western allies.

Publié en 2018-09 Collection Comparative Politics and International Studies Series
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With the end of the Soviet Union in 1991, a major turning point in all former Soviet republics, Central Asian and Caucasian countries began to reflect on their history and identities. As a consequence of their opening up to the global exchange of ideas, various strains of Islam and trends in Islamic thought have nourished the Islamic revival that had already started in the context of glasnost and perestroika—from Turkey, Iran, the Arabian Peninsula, and from the Indian subcontinent; the four regions with strong ties to Central Asian and Caucasian Islam in the years before Soviet occupation. Bayram Balci seeks to analyse how these new Islamic influences have reached local societies and how they have interacted with pre-existing religious belief and practice. Combining exceptional erudition with rare first-hand research, Balci’s book provides a sophisticated account of both the internal dynamics and external influences in the evolution of Islam in the region.

in Politics, Religion & Ideology Publié en 2018-03
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Fethullah Gülen’s Turkish socio-religious movement has been active in Europe for over a decade in the spheres of education and interfaith dialogue. Operating outside Turkey and with relative freedom of association and expression, the Gülen movement has begun to carve out its niche in European Islam. Unlike in the United States, where supporters have chartered full-time schools, members of the Gülen movement in France and Germany mostly offer after-school tutorial services. It is within these programs that Fethullah Gülen’s moral and ethical worldview is being exposed to increasing numbers of young people of mainly Turkish descent. These activities elude easy categorization as religious commitment. Yet the Gülen movement remains an Islamic organization that is directly implicated in the religious sphere because of its explicitly universalistic and humanistic approach. Rather than aiming at literally spreading the religion of Islam, the organization works to improve Islam’s public image in Western contexts.

La crise syrienne, dont l’impact sur les relations entre la Russie et l’Occident a bouleversé l’ordre régional et international, et ainsi ravivé le spectre d’une nouvelle guerre froide, entre dans sa septième année. Calquée sur l’aspiration populaire démocratique de la Tunisie, la révolte du peuple contre la dictature de Bachar al Assad a dégénéré en de multiples guerres entre différentes forces ethniques ou confessionnelles syriennes, toutes soutenues ou instrumentalisées par une puissance extérieure régionale : la Turquie, l’Iran, les Etats-Unis, la Russie et les Etats européens. Après des années de chaos, il semble que la guerre perde en intensité et que le pays se dirige vers une reconstruction nationale aux contours et à la forme encore imprécis. Alors que les Etats-Unis et l’Europe, mais aussi leur allié turc, avaient à tort misé sur une chute rapide de Bachar al Assad, il apparaît que la fin des hostilités en Syrie dépende grandement des puissances régionales que sont la Russie, l’Iran et la Turquie. Ce n’est pas un hasard si les pourparlers sur la fin du conflit et l’après-guerre en Syrie ont réuni ces acteurs à Astana. Dans les instances internationales et sur place, ces trois puissances jouent leurs atouts et leurs intérêts en exerçant des pressions sur les protagonistes, qu’il s’agisse du régime ou des divers groupes rebelles. Se pose alors la question de la nature des liens qui font d’eux des « faiseurs de roi » dans le conflit syrien. Si alliance il y a, combien de temps durera-t-elle, et quels en sont les points d’achoppement ? Les motivations paraissant divergentes et même inconciliables, quelles seront la solidité et l’efficacité de leur entente ? Ce manque de clarté suscite l’inquiétude à l’échelle régionale. En effet, les divisions et les rivalités sont trop nombreuses pour ne pas relativiser l’optimisme d’aucuns.

Sous la direction de BALCI Bayram, YAVUZ Hakan Publié en 2018-01
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On July 15, 2016, a faction of the Turkish military attempted to overthrow the government of President Recep Tayyip Erdoğan. The Turkish government blamed the unsuccessful coup attempt on Gülenists, adherents of an Islamist movement led by Fethullah Gülen. They had helped elect Erdoğan and his AK Party, with the goal of bringing an ostensibly “soft” version of Islam into the secular Turkish government. In alliance with the AK Party, Gülenists steadfastly increased their representation in various government institutions, including the military, the police, and the judiciary. This volume focuses on the historical and sociopolitical contexts of the Gülen Movement’s origins and political ascendancy along with its possible role in the failed coup.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°14 - décembre 2017) Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-12
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Devenu indépendant avec la dislocation de l’URSS, l’Azerbaïdjan fait partie de ces six ex-Républiques soviétiques dites musulmanes, du fait leur appartenance historique à la civilisation arabo-islamique et leur auto-identification au monde musulman. Toutefois, dans cet ensemble en apparence homogène un pays occupe une place à part. Situé aux confins de trois Empires, russe, ottoman et iranien qui s’y sont affrontés tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, l’Azerbaïdjan est la seule République ex-soviétique à être majoritairement chiite, tandis que tous les musulmans de l’ex-URSS s’identifient traditionnellement à l’islam sunnite. 96,9% de la population est ainsi musulmane, dont environ 75 % de chiites. Deuxièmement, pays multiconfessionnel et multiethnique l’Azerbaïdjan vante sa tradition ancienne de tolérance religieuse. Et troisièmement, depuis l’indépendance, il revendique un attachement fort à la laïcité, héritée de l’expérience soviétique. Tolérance et laïcité font dès lors l’objet d’une instrumentalisation politique et les dirigeants en usent et en abusent à des fins tant de politique intérieure qu’extérieure.

Soumises à l’œil de Moscou et au contrôle étroit du fait religieux durant toute la période soviétique, les sociétés centrasiatiques ont longtemps vécu isolées du reste du monde musulman. La fin de l’URSS, en 1991, est venue rompre ce confinement. Elle coïncide avec l’entrée des nouveaux États d’Asie centrale et du Caucase dans le phénomène de la mondialisation du religieux. Étudier dans le temps long l’islam centrasiatique et caucasien, ainsi que l’influence de la Turquie, de l’Iran, de l’Inde et de l’Arabie Saoudite sur les phénomènes religieux de cette zone, telle est l’ambition de cette riche étude qui applique la méthode de l’histoire connectée aux enjeux les plus contemporains de notre monde globalisé. Circulation des hommes et des idées, clivage entre sunnites et chiites, héritages croisés de plusieurs empires, moghol, safavide, ottoman et soviétique, poids des confréries soufies, mausolées faisant de certaines villes de grands lieux de sainteté…. Autant de thèmes abordés par Bayram Balci au fil de ce vaste tour d’horizon, qui souligne également l’influence des organisations prosélytes qui se sont répandues dans tout l’espace post-soviétique. À l’heure où l’islam, plus que jamais divisé, suscite controverses et incompréhensions, Bayram Balci nous invite à reconsidérer l’influence de cette religion en étudiant son développement récent dans les confins d’Asie centrale et du Caucase. Un essai majeur à la croisée de l’histoire, de l’anthropologie et de la science politique.

in L'Enjeu mondial. Religion et politique Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2017-09-14
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Issu de l’islam politique, Recep Tayyip Erdogan s’est considérablement éloigné de l’idéologie des Frères musulmans dès son arrivée au pouvoir et a entrepris des réformes qui ont fait de la Turquie un « pays modèle » où islam et démocratie semblaient parfaitement coexister. Ainsi, jusqu’en 2011, l’action du gouvernement était guidée par les principes de dialogue et de démocratie. Pourtant, enivré par ses successives victoires électorales et piégé par la crise syrienne dans laquelle le pays s’est enlisé, le pouvoir a vite oublié la démocratie pour promouvoir une « nouvelle Turquie » où islamisme et nationalisme font bon ménage. (Résumé éditeur)

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D’une remarquable originalité dans le monde musulman, le mouvement de Fethullah Gülen est une nébuleuse combinant islam, soufisme, nationalisme turc et esprit missionnaire qui a grandement contribué à la diffusion d’une influence turque à travers le monde. La confrérie a progressivement dérivé vers une excessive politisation sous forme de coopération poussée, puis une violente rupture avec le pouvoir d’Erdoğan qui présage à terme sa fin en Turquie mais pas forcément à l’étranger, où il a des chances de se maintenir.

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L’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche a été accueillie avec satisfaction à Ankara. Les relations entre la Turquie et les États-Unis s’étaient sérieusement détériorées sous la présidence de Barack Obama. Pourtant, il est peu probable que Washington modifie ses positions sur le dossier syrien (et notamment son appui aux Kurdes) ou revienne sur son refus d’extrader Fethullah Gülen, exilé en Pennsylvanie et accusé d’avoir organisé le coup d’État raté du 15 juillet 2016.

Le 28 juin 2016, des djihadistes originaires d’Asie centrale attaquent l’aéroport d’Istanbul, faisant quarante-quatre morts. Parmi les dizaines d’arrestations liées à l’attentat on retrouve des Ouzbeks, des Kirghizes, des Tchétchènes, des Daghestanais, des Russes. Le 1er janvier 2017, un certain Abdulkadir Masharipov, lui aussi originaire d’Asie centrale, commet la tuerie de la discothèque Reina à Istanbul. Quelles sont les sources et les ressources de ce phénomène djihadiste en ex-URSS et pourquoi vise-t-il la Turquie ?

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Le concept d’Asie centrale désignait en 1991, selon l’acception la plus répandue, les cinq pays musulmans, turcophones et persanophone issus de l’ex-Union soviétique : le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Or vingt-cinq ans après leur accession à l’indépendance, ces Etats ont connu des transformations sociales, économiques et politiques si différentes, voire même contradictoires, qu’il est difficile à l’heure actuelle de parler de l’Asie centrale comme d’une entité unie. L’affirmation de leurs singularités et leur progressive prise de distance les uns par rapport aux autres semble condamner la pertinence du concept régional.

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This chapter focuses on a concrete case study in Turkey’s close neighborhood. I examine the exceptional role played by a social and religious organization that is unique in the Muslim world, namely the movement of Fethullah Gülen. The following questions are addressed: To what extent did the Gülen movement contribute to the development of Turkey’s soft power in both the South Caucasus and the Middle East? Reciprocally, how did the Gülen movement benefit from the government’s support and prestige to develop its own influence? Finally, I question the durability of the bond between Gülen and Turkey’s soft power through the lens of the clash between Gülen, the charismatic leader of the hizmet movement, and Recep Tayyip Erdoğan, the even more charismatic leader of the Turkish executive power since 2002.

En accueillant trois des cinq millions de personnes ayant fui la Syrie, la Turquie fait figure de pays modèle. Pourtant, cet afflux n’est pas sans poser de graves problèmes dans le pays d’accueil. Et Ankara a décidé de monnayer cette carte des réfugiés dans ses relations avec l’Union européenne.

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