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D’importantes recherches analysent comment les programmes de responsabilité sociale des entreprises sont utilisés pour absorber – et ce faisant neutraliser – les critiques émanant des mouvements sociaux et environnementaux et à répondre superficiellement aux nouvelles réglementations qui en découlent. Si les entreprises disposent d’outils internes puissants pour résister aux changements et affaiblir le sens de la loi, alors il est nécessaire d’enquêter sur la manière dont les mouvements sociaux développent des formes de mobilisation légale pour intervenir dans la conception des politiques au sein même des organisations. Tandis que la littérature sur les mouvements sociaux examine comment ces mouvements continuent de dénoncer et de surveiller de manière exogène les organisations, je me penche sur le cas des programmes diversité en France pour explorer les façons dont des militant.e.s cherchent à s’impliquer dans l’interprétation et la conception de ces politiques diversité souvent décrites comme symboliques. A partir d’un protocole d’enquête qualitatif (ethnographie, entretiens, analyses documentaires), j’explore comment les militant.e.s et les associations ont cherché à changer les programmes diversité d’organisations publiques ou privées. Ces acteurs utilisent des stratégies de création préfigurative des programmes diversité, concevant et proposant aux organisations de nouvelles pratiques pour trouver des candidat.e.s à l’embauche, les évaluer, sensibiliser à la discrimination, faire de la veille anti-discrimination, ou développer des politiques d’entreprises plus équitables, et ce dans le but que ces entreprises puissent se les réapproprier et les utiliser.

Dans un livre qui synthétise plus de trente ans de recherche, Lauren B. Edelman revient sur les fondements de sa théorie de l’endogénéité légale (TEL), enjeu clé des recherches en Law and Society. L’ouvrage condense les résultats de plusieurs dizaines d’enquêtes, qui reposent sur un matériel empirique extrêmement riche et diversifié (début du texte)