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Si les objectifs énoncés pour 2020 par l’UE dans le cadre du Paquet Énergie-Climat de 2009 ne semblent pas hors d'atteinte, la valeur ajoutée de la transition énergétique en termes d'emplois et d'innovation fait débat. L'effort a en effet davantage porté sur les politiques de soutien à la demande que sur une structuration des filières permettant à l'offre européenne de s'imposer. L’UE comptait dans les différentes filières 1,16 million d’emplois en 2017, soit moins qu’en 2015. Alors que la filière photovoltaïque connait une forte dynamique dans le monde, elle continue de subir des pertes d’emplois. D’autres filières comme la biomasse ou la géothermie poursuivent, elles, leur croissance. L’UE a pris plusieurs initiatives (l’Airbus de la batterie étant la plus significative) mais la valeur ajoutée de la transition énergétique en termes d’emplois demeure faible, un constat d’autant plus préoccupant que les pertes d’emploi liés à la transition énergétique (dans les énergies fossiles, dans le nucléaire, dans la fabrication de voitures thermiques) s’annoncent, elles, conséquentes. Plus que jamais la transition énergétique apparaît comme une transition économique et sociale pour laquelle l’UE a des atouts mais pas de véritable stratégie. La situation varie néanmoins d’un pays à l’autre, du moins dans l’éolien.

Entretien avec Rachel Guyet, auteur avec François Bafoil et en coopération avec Lise Desvallées d'un rapport rédigé à l’attention de la Fédération des entreprises sociales pour l'habitat.

Ce rapport se compose d'un "executive summary" (1. Exposé de la problématique française qui se pose en matière de précarité énergétique aux acteurs que sont a. le bailleur b. le locataire c. les associations sociales d. l’État ; 2. Recommandations ; 3. Principaux résultats sous forme de tableaux comparés des trois sites français ; 4. Principaux résultats sous forme de tableaux comparés des trois pays étrangers) et de 6 monographies (Paris ICF – Les Hauts de France SIA ; Nancy Metz Batigère Nord Est ; Londres Poplar Harca ; Aberdeen Grampian ; Berlin ; Barcelone)

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Les participants au colloque qui s’est tenu les 15 et 16 octobre 2015 à Paris au CERI - Sciences po ont cherché à mettre en lumière les types de pauvreté énergétique qui affectent de vastes populations en Europe et en Asie. La comparaison a mis en évidence d’un côté les questions cruciales concernant les outils de mesure du phénomène de précarité énergétique, le profil des populations concernés et les clivages urbain/rural ; de l’autre, le rôle des politiques publiques et la diversité des dispositifs pour combattre ce manque d’accès ; enfin, les dynamiques territoriales et l’accroissement des polarisations dans les deux aires régionales considérées.

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Le nombre d’individus sur terre qui n’ont aucun accès à l’électricité est estimé à 1,3 milliard et à 2,5 milliards, ceux qui doivent se contenter de la biomasse traditionnelle pour le chauffage et la cuisson. Parmi eux, 600 millions d’Africains et 200 millions d’Indous n’ont pas accès à l’électricité. Ce manque d’accès touche principalement les pays en voie de développement au sein desquels les inégalités entre revenus sont croissantes, marginalisant toujours davantage les moins favorisés. Ces populations pauvres cumulent ainsi les inégalités. Non seulement elles n’ont pas accès au réseau ni au confort pour cause d’infrastructure inexistante ou déficiente, mais elles ont recours à des ressources alternatives polluantes qui menacent leur santé. Enfin, elles consomment un temps considérable à la corvée de bois, tâche dévolue aux plus démunis d’entre eux, les femmes et les enfants...

Si le Royaume-Uni a été pionnier dans la lutte contre la précarité énergétique et a contribué à stimuler un débat sur l’accès à l’énergie parmi les autres États membres de l’Union européenne, il semble toutefois que la question de justice énergétique ne soit pas traitée. Cet article vise à rendre compte des défis multidimensionnels qui sont liés aux notions de précarité énergétique et de justice sociale en Europe. Il cherche également à évaluer les impacts des politiques publiques sur la justice redistributive. Enfin sur la base des recherches conduites par certains chercheurs en Europe, à l’instar de Gordon Walker, il examine en quoi l’introduction d’un droit à l’énergie pourrait ou non améliorer l’équité énergétique.

in Décentralisation énergétique et innovations territoriales Sous la direction de BAFOIL François Publié en 2016-02-04
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A l’instar de l’Ecosse, le modèle énergétique de la ville d’Aberdeen se caractérise par un paradoxe : comment transformer une économie reposant essentiellement sur le gaz et le pétrole en un modèle de développement bas carbone ? Sans renier la manne financière que représente encore à court terme les énergies fossiles, l’Ecosse poursuit également une stratégie de déploiement d’énergie bas carbone dans le secteur de l’électricité et de la chaleur. Elle a même défini des objectifs renouvelables ambitieux visant à atteindre 100% de la demande d’électricité et 11% de la demande de chaleur d’ici 2050. Si l’Ecosse est en bonne voie pour réaliser son ambition dans le secteur électrique, il n’en va pas de même dans le secteur du chauffage pour lequel les incitations et régulations ont été mises en place tardivement...

Penser l’autonomie énergétique par le biais des énergies renouvelables, c’est penser plusieurs formes de changement qui affectent le secteur énergétique et la gouvernance, et plus généralement les échanges entre acteurs publics, privés, associatifs et citoyens pour un questionnement qui porte d’un côté sur les relations d’échanges au sein des gouvernances nationales et de l’autre, sur l’action collective. La question ultime est de savoir si les innovations mises en œuvre dans le secteur énergétique à l’échelle des territoires traités dans cette étude favorisent une plus grande inclusion sociale et une participation démocratique accrue. Les territoires en question sont Malmö, Brest, Grenoble, Aberdeen, le Land de Brandebourg, la région du Haut-Adige et Katowice...

in L'énergie éolienne en Europe. Conflits, démocratie, acceptabilité sociale Sous la direction de BAFOIL François, BAFOIL François Publié en 2016-02
DICKO Moussa
LAMARI Farida
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Ce chapitre tente de modéliser les travaux empiriques exposés précédemment sur la base d'un travail collectif qui a réuni chercheurs en sciences sociales et en sciences de l'ingénieur. Les auteurs de ce travail ont établi un référentiel commun, des hypothèses et un outil graphique de réflexion partagée en déterminant les contraintes reproductibles et quantifiables (techniques et normatives principalement) et en isolant les données irréductibles au contexte territorial. En soulignant les préalables minimums à respecter avant d'envisager la construction d'une installation renouvelable, le modèle Soc&Phy permet d'alerter les décideurs sur les prérequis nécessaires. La modélisation donne à penser les sciences sociales comme des aides à la décision et permet de reformuler de manière originale le concept d'européanisation en réfléchissant aux éléments de permanence à l'échelle des régions européennes.

in L'énergie éolienne en Europe. Conflits, démocratie, acceptabilité sociale Sous la direction de BAFOIL François Publié en 2016-02
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Le cas de la procédure d'octroi d'un permis de construire pour un parc éolien dans le South Lanarkshire en Écosse montre que, quand bien même un projet bénéficie d'un discours politique positif et de règles d'aménagement favorables au déploiement éolien et respecte l'ensemble des normes légales et réglementaires, l'acceptabilité n'est pas acquise. La dynamique de construction de l'acceptabilité sociale de ce projet renvoie d'abord à la capacité de l'acteur privé à garantir des arènes de dialogue avec les autorités et les communautés locales. Elle découle ensuite du rapport de force entre autorités locales et gouvernement central, ce dernier l'emportant pour aboutir à une conciliation d'intérêts a priori divergents mais encadrés par la loi. Enfin, elle dépend de la capacité d'un secteur énergétique actuellement dominé par les intérêts de quelques grands énergéticiens à entendre les revendications des communautés locales, à partager les bénéfices issus de la production éolienne et à s'adapter à l'émergence de projets indépendants et communautaires.

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