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in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publication date 2014-05
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Le consensus qui prévalait sur le rôle des banques centrales s’est fissuré. La poursuite du seul objectif de stabilité des prix est aujourd’hui insuffisante pour assurer la stabilité macroéconomique et financière. Un nouveau paradigme émarge dans lequel les banques centrales doivent à la fois veiller à la stabilité des prix, à la croissance et à la stabilité financière. Les évolutions institutionnelles récentes de la BCE vont dans ce sens puisqu’elle se voit confier la surveillance micro-prudentielle. En outre, la conduite de la politique monétaire dans la zone euro montre que la BCE est aussi restée attentive à l’évolution de la croissance. Mais, si la BCE poursuit de fait un triple mandat, la question de la bonne articulation entre ces différentes missions continue de se poser. La coordination entre les différents acteurs en charge de la politique monétaire, de la régulation financière et de la politique budgétaire est primordiale et fait défaut dans l’architecture actuelle. Par ailleurs, certaines pratiques doivent être clarifiées. La BCE a joué un rôle de prêteur en dernier ressort (des banques et dans une moindre mesure des États) sans que cette fonction ne lui soit précisément attribuée. Enfin, dans ce nouveau schéma, la BCE souffre d’une illégitimité démocratique, renforcée par le rôle croissant qu’elle joue dans la détermination de l’équilibre macroéconomique et financier de la zone euro. Il nous semble important que la BCE soit plus explicite au regard des différents objectifs poursuivis et qu’elle mette en oeuvre les conditions d’une coopération étroite avec les instances budgétaires et de régulation financière. Enfin, nous appelons à la création ex nihilo d’un organe de contrôle de la BCE, chargé de discuter et d’analyser la pertinence des politiques monétaires mises en place par la BCE.

The recent rise in Eurozone long-term interest rates could jeopardize the on-going recovery if interest rates went beyond what the fundamentals require. We investigate possible overshooting after identifying the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone and in some of its Member States since 1999. We include four categories of fundamentals (macroeconomic, financial, expectations, international). We find that monetary variables, spillovers from US financial markets, expectations and sovereign risks are the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone. The empirical model has a very good fit and does not identify recent overshooting. The observed rise since August 2016 is attributed to two factors. The first one is the increase in US long-term interest rates after the reversal in the Fed’s monetary stance. The second factor stems from the political tensions in France, Italy or Spain which generated higher perceived political risk. While the former factor might continue to drive Eurozone interest rates up, the second one might have receded with the results of the French presidential elections and drive interest rates down.

Ce travail évalue différentes caractéristiques de l’impact de l’évolution du prix du baril de pétrole sur l’activité économique en France. Nous montrons qu’il existe un décalage de cet impact sur le PIB, qui serait en moyenne, sur la période 1985-2015, de 4 trimestres. L’effet, à la baisse comme la hausse, n’est significatif que pour des variations des prix du pétrole supérieures à 1 écart-type. L’effet asymétrique est extrêmement faible : l’effet est identique dans le cas d’une hausse ou d’une baisse de ce dernier.

Cette thèse explore les implications de l’hypothèse d’information imparfaite pour la politique monétaire. Nous considérons la banque centrale comme le point d’ancrage des anticipations privées non plus grâce à son engagement envers une faible inflation, mais grâce à sa compétence : sa capacité à correctement prévoir les futurs états de l’économie. L’objectif de cette analyse est de montrer que la compétence permet d’influencer les anticipations privées et que cette influence permet de relâcher les contraintes pesant sur la politique monétaire pour atteindre ses objectifs macroéconomiques. Le premier chapitre procède à une revue empirique de la littérature traitant de la performance de prévision de la Réserve Fédérale. Le deuxième chapitre se concentre sur des banques centrales qui publient leurs prévisions en temps réel, afin de mettre en valeur le canal des anticipations de la politique monétaire et la question de la crédibilité via le lien entre performance de prévision et influence des banques centrales. Nous proposons de définir la crédibilité endogène comme la capacité d’influence provenant de meilleures prévisions, en opposition avec la crédibilité exogène pour laquelle les banques centrales n’auraient pas besoin de meilleure prévision pour être influentes. Le troisième chapitre examine les implications théoriques de l’influence endogène pour les décisions de politique monétaire, à travers un modèle Néo-Keynésien avec anticipations non-rationnelles. Enfin, le quatrième chapitre évalue les préférences monétaires de trois banques centrales qui ont adopté le ciblage d’inflation et communiquent leur prévisions en temps réel.

in Journal of Money, Credit and Banking Publication date 2014-09
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We explore empirically the theoretical prediction that public information acts as a focal point in the context of the U.S. monetary policy. We aim at establishing whether the publication of Federal Open Market Committee (FOMC) inflation forecasts affects the cross-sectional dispersion of private inflation expectations. Our main finding is that publishing FOMC inflation forecasts has a negative effect on the cross-sectional dispersion of private current-year inflation forecasts. This effect is found to be robust to another survey data set and to various macroeconomic controls. Moreover, we find that the dispersion of private inflation forecasts is not affected by the dispersion of views among FOMC members.

This paper investigates the instantaneous and dynamic effects of ECB forward guidance announcements on the term structure of private short-term interest rate expectations. We estimate the static and dynamic impact of forward guidance on private agents’ expectations about future short-term interest rates using a high-frequency methodology and an ARCH model, complemented with local projections. We find that ECB forward guidance announcements decrease most of the term structure of private short-term interest rate expectations, this being robust to several specifications. The effect is stronger on longer maturities and persistent.

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Focusing on a set of central banks that publish inflation forecasts in real time, this paper aims to establish whether central bank inflation forecasts influence private inflation forecasts. The response is positive in the five countries studied: Sweden, the United Kingdom, Canada, Switzerland, and Japan. Three hypotheses may explain this central bank influence: central bank forecasts are more accurate than private ones, are based on different information sets, and/or convey signals about future policy decisions and policymakers’ preferences and objectives. We provide evidence that the source of these central banks’ influence is not linked to their forecasting performance.

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We aim to investigate the simultaneous and interacted effects of central bank qualitative and quantitative communication on private inflation expectations, measured with survey and market-based measures. The effects of ECB inflation projections and Governing Council members’ speeches are identified through an instrumental-variables estimation using a principal component analysis to generate relevant instruments. We find that ECB projections have a positive effect on current-year forecasts, and that ECB projections and speeches are substitutes at longer horizons. Moreover, ECB speeches and the ECB rate reinforce the effect of ECB projections when they are consistent, and convey the same signal about inflationary pressures.

La politique monétaire américaine a commencé de se resserrer en décembre 2015, le taux directeur de la Fed passant d’une fourchette cible de 0 – 0,25% à 0,75 – 1% en 15 mois. Un élément complémentaire de sa politique monétaire concerne la gestion de la taille de son bilan, conséquence des programmes d’achat de titres financiers (aussi appelés programmes d’assouplissement quantitatif ou QE). Le bilan de la Fed pèse aujourd’hui 4 400 milliards de dollars (soit 26% du PIB), contre 900 milliards de dollars en août 2008 (6% du PIB). L’amélioration de la situation conjoncturelle aux Etats-Unis et les potentiels risques associés au QE posent les questions du calendrier, du rythme et des conséquences de la normalisation de cet outil non-conventionnel. [Premier paragraphe]

in OFCE Le Blog Publication date 2018-04
LE MOIGNE Mathilde
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La dynamique de l’inflation après la crise de 2007-2009 est-elle atypique ? Selon Paul Krugman : « si la réaction de l’inflation (ndlr : aux Etats-Unis) avait été la même à la suite de la Grande Récession que lors des précédentes crises économiques, nous aurions dû nous trouver aujourd’hui en pleine déflation… Nous ne le sommes pas. » En effet, après 2009, l’inflation aux Etats-Unis est demeurée étonnamment stable au regard de l’évolution de l’activité réelle. Ce phénomène a été qualifié de « désinflation manquante ». Un tel phénomène s’observe-t-il dans la zone euro ? [Premier paragraphe]

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