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Cet article a pour objectif d’étudier les effets des variations du prix du pétrole sur les prix à la consommation et les prix de production pendant la période de la crise de la Covid-19. Pour ce faire, nous réalisons une double décomposition des prix de production (entre ses différentes composantes et entre secteurs) et nous construisons un indice des prix à la consommation « confinement » correspondant au panier de consommation en cette période particulière. Nous utilisons ensuite un modèle non-linéaire afin d’identifier spécifiquement l’effet d’une baisse, forte, et en période de récession, des prix du pétrole. Nos estimations suggèrent que le choc pétrolier du début d’année 2020 n’aura que très peu d’effets sur l’inflation. Les ménages ne bénéficieraient donc pas d’une hausse de leur pouvoir d’achat. Du côté des entreprises, l’effet de la baisse des prix du pétrole sur leur prix de production est réel et leur permettrait de restaurer leurs marges unitaires. Nos résultats indiquent que cette baisse du prix du baril pourrait améliorer les marges unitaires des entreprises de plus d’1/2 point en 2020, estimation qui pourrait même s’élever à 1 point pour les secteurs des transports, de l’énergie et de l’agriculture. [Premier paragraphe]

Depuis 2009, les banques centrales achètent massivement des titres de dette publique. Cette politique d’assouplissement quantitatif (QE) a fait exploser la taille de leur bilan et certains y voient de facto une monétisation des dettes publiques. La monétisation, concept flou dans le débat public, est associée à l'image d'une banque centrale « faisant tourner la planche à billets », ce qui en pratique ne correspond pas aux opérations conduites aujourd'hui. La monétisation devrait se traduire par i) une économie d'intérêts payés par le gouvernement, ii) une création de monnaie, iii) permanente (ou durable) et iv) refléter un changement implicite de l'objectif des banques centrales ou de leur cible d'inflation. Le QE se distingue de la monétisation parce qu'il ne crée pas de la monnaie mais des réserves excédentaires. Les caractéristiques de ces réserves sont très différentes de celle de la monnaie. Elles sont soumises à un taux d'intérêt et ne circulent qu'au sein du système bancaire. Le QE permet de réduire la charge d'intérêts payée par le gouvernement mais ne modifie pas ses obligations à l'égard du remboursement de la dette. Cette politique est efficace pour limiter la hausse des taux d'intérêt souverains, notamment leurs écarts dans la zone euro, et améliorer la soutenabilité des dettes publiques. Elle montre cependant ses limites en tant qu'outil de stabilisation macroéconomique. Une politique de monétisation, qui elle crée de la monnaie, serait probablement plus efficace en termes de stabilisation de la croissance nominale. Elle requiert cependant une plus forte coordination avec la politique budgétaire, ce qui la rend plus difficile à mettre en œuvre dans la zone euro. L'annulation de dette publique détenue par les banques centrales est une autre option possible. Son objectif est de donner des marges de manœuvre supplémentaires à la politique budgétaire. Ce choix n'aurait pas d'incidence sur l'orientation de la politique monétaire. Cependant, le signal envoyé aux investisseurs est ambigu : en suggérant qu'un défaut souverain est possible, il pourrait se traduire in fine par une hausse des taux d'intérêt. L'annulation pourrait donc être contreproductive alors que les gouvernements n'ont actuellement aucun mal à financer leur dette et que les taux d'intérêts souverains sont négatifs dans de nombreux pays.

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ECB’s asset purchase programmes have been implemented at different times in different economic environments and may pursue different objectives. From the point of view of removing financial fragmentation and taming sovereign stress in the euro area, the PEPP has been successful so far. Moreover, this outcome was obtained without fully using its potential resources. To date and contingent on the available set of information, the current monetary stance has not gone too far and it retains some ammunitions. This document was provided by Policy Department A at the request of the Committee on Economic and Monetary Affairs (ECON).

in Economics Letters Publication date 2020-07
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This paper investigates whether economic activity dynamics predict GDP revisions using panel data from 15 OECD countries. We find that economic activity predicts GDP revisions: early releases tend to overestimate GDP growth during slowdowns — and vice-versa. We also find that the source of the predictability could be related to the sampling of information collection. Finally, the predictability comes from short-term economic activity dynamics rather than business cycle position.

in OFCE Policy Brief Publication date 2020-06-08
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Au-delà de la stabilité des prix, les traités de l’Union européenne attribuent à la Banque centrale européenne (BCE) une série d’objectifs secondaires qui lui permettent, dans certaines limites, d’élargir le spectre de ses interventions. Se pose cependant la question de la capacité de la BCE à poursuivre effectivement ces objectifs secondaires tout en respectant son mandat initial. Nous étudions le lien existant entre la stabilité des prix et ces objectifs en vue d’établir si ces derniers sont indépendants, complémentaires ou substituables, ce qui est déterminant pour préciser la définition du mandat. Selon notre analyse, la BCE ne dispose pas d’une marge de manœuvre suffisante pour atteindre les autres objectifs dans le cadre de son mandat actuel. Nous proposons donc d’élargir le mandat afin d’y intégrer l’emploi et la stabilité financière et de renforcer la coordination avec les États membres de la zone euro pour favoriser la satisfaction de ces objectifs.

in OFCE Policy Brief Publication date 2020-06-08
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In a statement announcing the review of its monetary policy strategy, the Euro-pean Central Bank (ECB) stated that it will, in addition to price stability, also take into account how “other considerations, such as financial stability, employment and environmental sustainability, can be relevant in pursuing the ECB's mandate”. The key question is which precise objectives shall be taken into account and how the ECB might reach them, keeping in mind that some trade-offs vis-à-vis the primary objective may arise. [First paragraph]

Publication date 2020-06 Collection Monetary Dialogue Papers
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Beyond price stability, the EU Treaties assign to the ECB a range of secondary objectives. We investigate the linkages between price stability and these objectives to assess whether they are independent, complementary or substitutable, which is important to refine the definition of the mandate. Keeping the current mandate would not provide leeway for the ECB to reach other objectives. We propose to broaden the mandate to include employment and financial stability. Enhanced coordination should contribute to fulfilling the objectives. This document was provided by the Policy Department for Economic, Scientific and Quality of Life Policies at the request of the committee on Economic and Monetary Affairs.

Publication date 2020-04 Collection OFCE working paper : 12/2020
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Is the effect of US monetary policy on stock price bubbles asymmetric? We use a range of measures of excessive stock price variations that are unrelated to business cycle fluctuations. We find that the effects of monetary policy are asymmetric so responses to restrictive and expansionary shocks must be differentiated. The effects of restrictive monetary policy are more powerful than the effects of expansionary policies. We also find evidence that the asymmetric effect of monetary policy is state-contingent and depends on monetary, credit and business cycles as well as stock price boom-bust dynamics.

in Alternatives économiques. Hors-série Publication date 2020-01-31
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Les taux d’intérêt bas sont accusés de pénaliser l’épargne ainsi que les banques et les assurances. La critique, excessive, fait l’impasse sur les effets positifs de cette politique pour les ménages, les entreprises et les Etats.

Publication date 2020 Collection OFCE working paper : 04/2020
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This paper investigates whether economic activity dynamics predict GDP revisions using panel data from 15 OECD countries. We find that economic activity predicts GDP revisions: early releases tend to overestimate GDP growth during slowdowns –and vice-versa. We also find that the source of the predictability could be related to the sampling of information collection. Finally, the predictability comes from short-term economic activity dynamics rather than business cycle position.

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