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La France s'est dotée en 2015 d'une stratégie nationale bas-carbone qui vise à atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050. Cette neutralité sera effective dès lors que les émissions de GES d'origine anthropique subsistantes sur le territoire national seront intégralement compensées par des puits naturels et/ou artificiels de carbone. Alors que la version révisée de ce document vient d'être officiellement publiée le 24avril 2020, il nous semble important de mettre en exergue un autre point de vue dans la comptabilisation des émissions de GES qui considère non plus les activités de production mais celles associées à une consommation finale comme celles faisant référence dans l'imputation des émissions. Si cette différence peut sembler conceptuelle et sans implication directe dans la démarche de transition écologique d'une société, le degré avancé de fragmentation de la chaîne de valeur globale scindée en plusieurs unités de production, disséminées sur l'ensemble du globe, la rend essentielle à son évaluation. Des objectifs complémentaires à celui de la neutralité carbone inscrits dans la SNBC intègrent déjà des indicateurs relatifs à ces émissions hors du territoire national; cependant Il n'existe pas de système d'information standardisé comme celui officiel des Inventaires Nationaux d'Émissions défini par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changement Climatiques (United Nations Framework Convention on Climate Change). [Premières lignes]

Dans un contexte où l'humanité doit réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre afin de limiter la hausse des températures, la mesure des émissions carbone est devenue un enjeu essentiel du XXIe siècle. L'essor des échanges commerciaux et la globalisation de la chaine de valeur rendent par ailleurs de plus en plus difficile la traçabilité des impacts climatiques et environnementaux des biens et des produits que nous consommons en France. Le concept d'empreinte carbone s'inscrit dans une démarche complémentaire de celle des inventaires nationaux de gaz à effet de serre généralement utilisés dans le cadre des négociations internationales autour des enjeux climatiques, en proposant d'imputer l'ensemble des émissions induites par un processus de production d'un bien ou d'un service à son consommateur final. [Premier paragraphe]

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La mesure des émissions carbone est devenue un enjeu essentiel du XXIe siècle, dans un contexte ou l’humanité doit réduire drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre si elle souhaite pouvoir limiter la hausse des températures à un niveau de 2°C. L’essor des échanges commerciaux et la globalisation de la chaine de valeur rendent par ailleurs de plus en difficile la traçabilité des impacts climatiques et environnementaux des biens et des produits que nous consommons en France. Le concept d’empreinte carbone s’inscrit dans une démarche complémentaire à celle des inventaires nationaux de gaz à effet de serre généralement utilisés dans le cadre des négociations internationales autour des enjeux climatiques, en proposant d’imputer l’ensemble des émissions induites par un processus de production d’un bien ou d’un service, à son consommateur final.

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Les pays de l'Union européenne en font toujours trop peu pour décarboner leurs économies. Et leur "dette climatique" s'accroît. On assiste tous les ans au même scénario. D’un côté, la dégradation de l’environnement devient de plus en plus évidente, les perspectives du climat de plus en plus dramatiques et l’avenir dépeint par les rapports du Groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du climat (Giec) de plus en plus sombre ; de l’autre, la mise en oeuvre de politiques climatiques vigoureuses ne dépasse pas ou presque pas le stade des slogans. Le prix du carbone reste bas lorsqu’il est introduit : la Banque mondiale calcule ainsi qu’un peu moins de 20 % des émissions de carbone sont couvertes par un prix dont la valeur moyenne est de... 7,20 $ par tonne1 ! Même s’il faut se féliciter du fait que les investissements dans les énergies renouvelables dépassent désormais ceux dans les énergies conventionnelles, leur part dans la production mondiale, lorsqu’on exclut l’hydroélectrique, reste autour de 12 %. Ainsi, les émissions globales de CO2 continuent d’augmenter à un rythme de 1,5 % par an2. Un rythme certes moins rapide que pendant les années 2000, mais on reste encore bien loin d’un début de décarbonation.

From COP24’s disappointing final agreement to France’s abandonment of the carbon tax increase due to the “gilets jaunes” movement… it seems that concerns about climate change have fell to the very bottom of the global political agendas. (First paragraph)

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2019-02
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Transition Le mouvement des gilets jaunes l'a rappelé : les politiques visant à faire changer les comportements par les prix sont difficiles à manier. Zoom sur les différentes solutions possibles. Le mouvement des "gilets jaunes" apparu en octobre 2018 avait pour motivation initiale le rejet de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Le gouvernement a renoncé finalement à la nouvelle augmentation de cette taxe prévue pour le 1er janvier 2019. Venant après les tentatives infructueuses de 2000 et 2010 de mise en place d’une fiscalité carbone, ce recul fait apparaître la difficulté d’utiliser des instruments de politiques économiques visant à modifier les comportements des agents via les prix, alors même que l’urgence de la lutte contre le changement climatique est reconnue par une majorité de Français.

COP24 laborieuse, taxation carbone suspendue dès le début de la crise des « gilets jaunes »… la préoccupation climatique semble être passée au second plan de l’agenda politique mondial et hexagonal ces dernières semaines. Quelle sera sa place au sein du grand débat national, lancé ce mardi 15 janvier, et qui propose d’y consacrer l’un de ses quatre thèmes ? (Premier paragraphe)

Le processus de coopération internationale pour lutter contre le dérèglement climatique a essuyé plusieurs revers depuis la signature des Accords de Paris en 2015 et la question des responsabilités respectives n'est toujours pas tranchée. La problématique sous-jacente, à savoir comment partager les efforts pour atteindre la neutralité carbone, est toujours en suspens et l'approche par les contributions déterminées au niveau national (INDCs en anglais) n'en a pas encore permis la résolution. Ces dernières années, le concept de budget carbone s'est imposé comme l'un des plus efficaces pour objectiver la contrainte climatique. Il repose sur l'idée que seule une quantité limitée d'émissions de carbone peut être relâchée dans l'atmosphère si l'on veut limiter la hausse de la température mondiale à +2°C par rapport à l'ère préindustrielle, et dans la mesure du possible à +1,5°C, comme décidé lors des Accords de Paris. En comparant ce à quoi notre budget carbone nous engage à ce qui est fait pour réduire notre empreinte carbone, nous calculons une distance à cette contrainte climatique. Exprimée en euros, cette distance, dénommée dette climatique, évalue ce que nous ne payons pas en reportant la mise en œuvre de mesures d'atténuation. En utilisant plusieurs règles de répartition de l'effort, et reconnaissant qu'elles ne font pas encore l'objet de négociations ni de consensus sur comment y parvenir, nous calculons cette dette climatique pour les principaux pays de l'UE. Trois recommandations de politiques publiques émergent de ce travail. Premièrement, il ne reste plus que quelques années avant que les principaux pays européens aient épuisé leur budget carbone compatible avec la cible de +2°C. Concernant celle de +1,5°C, la majorité des pays de l'UE ont déjà épuisé ce budget et sont donc en situation de déficit climatique excessif. De plus, la dette climatique apparaît comme l'un des enjeux majeurs des décennies à venir dans la mesure où elle représente déjà plus de 50 % du PIB de l'UE si l'on prétend rester sous la barre des 2°C de hausse de température (120 % pour rester sous celle des +1,5°C). Enfin, les résultats de notre étude sont sujets à de nombreuses hypothèses, à la fois éthiques et techniques, qui appellent à un approfondissement de cette évaluation, primordiale pour les politiques environnementales, de la part des institutions publiques et de centres de recherche indépendants.

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