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En France où la tradition du son direct est importante, la prise de son participe de la mise en scène artistique du film. Mais le processus de captation de son direct est de toute part fragilisé. Neutraliser certains bruits pour éviter qu’ils ne constituent une pollution, et parvenir à capter ceux qui sont susceptibles de constituer de la matière sonore cinématographique intéressante : tels sont les principaux défis auxquels sont confrontés les spécialistes du son sur un plateau de cinéma. Lorsque le travail consiste à capter certains bruits intimes, la difficulté d’enregistrer un « son propre » est redoublée, et ce d’autant plus que l’ingénieur du son et son perchman ne sont pas toujours en position de force sur un plateau de tournage. Comment s’articule le travail de maîtrise de l’environnement sonore et l’apprivoisement de l’imprévu susceptible de nourrir le film ? À partir d’une enquête sociologique en cours menée sur les professionnels du son au cinéma, l’auteur étudie les modalités de la maîtrise de la matière sonore sur un plateau et ses enjeux sociaux.

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Cet article porte sur l’artiste havrais Raymond Gosselin (1924-2017). La première partie présente sa biographie, de sa jeunesse ouvrière dans le Cotentin à sa reconnaissance au Havre, alors ville communiste. D’abord peintre et dessinateur, il réalisa ensuite des sculptures métalliques. La seconde partie s’intéresse à ses sculptures faites de pièces automobiles. Elle s’appuie sur une enquête menée en mars 2018 au Mans, où le sculpteur avait réalisé en 1986, à la demande du comité d’établissement de l’usine Renault, une sculpture en collaboration avec des ouvriers du site. Le responsable du comité d’établissement de l’époque et trois des ouvriers qui y avaient travaillé ont été rencontrés. La mémoire émoussée de cette histoire, le destin de la sculpture elle-même, retournée à la fonte, font un écho à l’évolution de ce site industriel aujourd’hui en crise. À travers ce cas, c’est à une réflexion sur les rapports entre l’art et l’usine et, plus généralement, sur les projets de démocratisation de l’art du xxe siècle qu’invitent les auteurs.

in L'histoire de la discipline à travers les correspondances Sous la direction de VANNIER Patricia Publié en 2020
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Entre le 6 octobre 1947 et le 10 novembre 1948, âgé de 26 ans, Michel Crozier passe plus d’un an aux États-unis . Il bénéficiait d’une bourse d’étude de six mois du gouvernement français afin de réaliser une recherche, dans le cadre de la préparation d’un doctorat de droit, sur le syndicalisme américain. Au cours de son séjour, il traverse le pays, en bus, en voiture, en train… et écrit régulièrement à ses parents. Ces correspondances donnent de ce premier séjour américain à valeur initiatique, une impression beaucoup plus contrastée que celle qu’il a restituée a posteriori dans ces récits biographiques où domine la découverte enchantée de l’Amérique en contraste avec les blocages de la société française Elles permettent aussi d’éclairer des dimensions cachées de son enquête sur les syndicats américains publiée dans un livre en 1951. Il s’agira dans ce chapitre de revenir sur un temps fort de son voyage : son expérience de travail pendant quinze jours dans une usine agroalimentaire à Walla Walla (État de Washington). Au moment même où Crozier expérimentait, comme ouvrier occasionnel, les rythmes de l’activité ouvrière et les pratiques de freinage ou de zèle, un élève d’Everett Hughes, Donald Roy (1911-1980), rédigeait sa thèse, précisément sur ce thème, à partir de son expérience de dix mois comme opérateur sur machine en 1944 dans une usine des environs de Chicago. A l’époque, l’absence de réflexion proprement sociologique de Michel Crozier sur son expérience ouvrière pourrait étonner mais en 1946, Michel Crozier n’est pas encore « sociologue », il ne rencontre par les universitaires de Chicago. Un rendez-vous manqué ?

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Tubulures de l'industrie chimique et grands pylônes électriques, pales de turbines et torchères pétrolières... La grande industrie moderne respire une beauté particulière, inquiétante et fascinante. Peu de peintres pourtant s'en sont saisis. Aucun, en tous cas, autant que Reynold Arnould (1919-1980), qui a transfiguré cette industrie dans des toiles d'apparence abstraite à l'occasion d'une grande exposition au musée des Arts décoratifs en 1959. Artiste typique de la génération d'après-guerre, Reynold Arnould a dirigé les musées du Havre de 1952 à 1965 et inauguré en 1961 dans cette ville le premier musée de conception moderne en France. André Malraux l'appela en 1965 à la direction des Galeries nationales du Grand-Palais. Mais cette brillante carrière de conservateur ne doit pas occulter son oeuvre picturale, inlassablement poursuivie pendant cinquante ans, dont les toiles industrielles sont une composante majeure. La première partie de cet ouvrage décline le thème de l'industrie chez Reynold Arnould, depuis ses portraits d'automobiles de 1955 jusqu'à ses oeuvres murales des années 1960-1970. La seconde partie éclaire cette peinture par le récit de la jeunesse de cet artiste, de sa rencontre avec le peintre et écrivain mondain Jacques-Emile Blanche en 1934 à sa nomination au Havre en 1952. A travers ce cas singulier : jeune prodige, premier Prix de Rome à vingt ans, professeur de beauxarts dans une université du Texas de 1949 à 1952, c'est aussi un pan d'histoire sociale de la peinture du XXe siècle qui est ainsi mis à jour.

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Aux premiers temps des « théâtres de prise de vues », le cinéma emprunte à la décoration de théâtre privilégiant la toile peinte en trompe-l’œil (parfois mise en mouvement). Mais, souligne Jean‑Pierre Berthomé, rapidement, à partir de 1905, apparaît « un espace de représentation envahi par une foule d’accessoires qui prétendent attester sa réalité ». Progressivement, les décorateurs deviennent « de moins en moins peintres et de plus en plus constructeurs et ensembliers ». [Premier paragraphe]

Publié en 2019-04 Collection Académique
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Comme les autres secteurs productifs, le cinéma s’inscrit dans une concurrence internationale, pour la diffusion des œuvres, mais aussi pour l’accueil des tournages. Les politiques publiques de soutien à la production, directes et indirectes, nationales et locales, contribuent à organiser cette concurrence en cherchant à attirer les tournages. Mais le choix d’un lieu de tournage n’est pas uniquement déterminé par ces stimulations économiques. Les territoires, et en particulier les villes, doivent être considérés, à la fois, comme des matériaux signifiants pour la création cinématographique et comme des espaces de travail éphémères, où les tournages s’accomplissent. L’organisation des tournages repose donc sur une combinaison des activités des travailleurs de la ville et des travailleurs du cinéma. A partir des exemples de Paris et de Marseille, et en combinant les niveaux d’échelle, cet ouvrage prend l’espace du cinéma comme analyseur des nouvelles concurrences métropolitaines, mais aussi de l’activité des travailleurs créatifs. Pour comprendre la fabrique des films aujourd’hui, la sociologue Gwenaële Rot a suivi de nombreuses productions, assisté à des tournages et interrogé directeurs de production, réalisateurs, repéreurs, régisseurs, décorateurs, ventouseurs, etc. Grâce à ce riche matériau collecté de Marseille à Paris en passant par Los Angeles, l’auteure ouvre les portes des plateaux, montre comment s’opère le choix de lieux à partir du scénario, comment ceux-ci sont patiemment transformés en décors de cinéma, devenant l’espace de travail d’une équipe, puis celui d’un récit porté sur grand écran.

in Les mutations du travail Sous la direction de DUBET François Publié en 2019
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« La force du film réside dans le mélange d'imagination et de réalité, dans le caractère réel de cet imaginaire, dans le caractère imaginaire de ce réel » écrivaient les sociologues Georges Friedmann et Edgar Morin (Friedmann et Morin, 1952). Ceci vaut pour les personnages mais aussi pour les décors dans lesquels ils évoluent. Simple silhouette ou véritable personnage du film, le décor de cinéma fournit une image réaliste ou imaginaire d’un espace en trois dimensions, qui fixe une ambiance, qualifie ceux qui vont l’habiter ou le traverser le temps du film. Mais le décor, tel qu’il apparaît sur l’écran, a lui-même pour support des structures matérielles « réelles », construites ad-hoc ou travaillées sur l’image ou une composition de deux ou trois de ces modes. Le passage à l’image numérique a favorisé le développement de ce troisième mode. Au moment où les « nouvelles frontières du travail à l’ère du numérique » sont interrogées (Flichy, 2017) notre enquête vise à étudier les recompositions professionnelles induites par le développement du traitement numérique de l’image. (premier paragraphe)

in Les enquetes ouvrières en Europe Sous la direction de NULL Null, HATZFELD Nicolas, LEPINET MORET Isabelle, VIGNA Xavier Publié en 2019
VATIN François
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Les enquêtes sociologiques se multiplient en France comme ailleurs en Europe occidentale au cours des années 1950 à l’initiative de l’Etat, mais aussi du monde économique, lesquels éprouvent les nouveaux besoins d’une connaissance des « goûts » (marketing), mais aussi des « opinions » et des « attitudes », qui marquent les comportements politiques, comme professionnels. La lecture de la littérature de sociologie du travail rédigée à cette époque produit sur le lecteur contemporain, un sentiment étrange, tant le terrain y semble absent, sauf à de rares exceptions. Il ne l’était pas pourtant des investigations, mais il est occulté par le mode de restitution, et les codes de l’écriture sociologique du temps. Il faudra attendre la diffusion en France d’une nouvelle vague intellectuelle, elle aussi venue des Etats-Unis, celle de l’école dite « de Chicago » pour que l’enquête trouve droit de cité dans l’écriture savante. Au-delà des problèmes de méthode, c’est, comme nous allons le voir, l’objet même du discours sociologique qui est ainsi rendu problématique par l’évacuation de l’enquête de l’espace du questionnement.

in Le laboratoire des sciences sociales Sous la direction de LAFERTÉ Gilles, PASQUALI Paul, RENAHY Nicolas Publié en 2018-09
VATIN François
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in Journal for a Progressive Economy Publié en 2018-07
VATIN François
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« Travail-salariat », « travail-énergie », « travail à vocation productive » : plusieurs définitions du travail existent, révélant ainsi les débats entre sociologues, économistes et historiens.

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