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in Le langage dans les organisations : une nouvelle donne Sous la direction de PÈNE Sophie, BORZEIX Anni, FRAENKEL Béatrice Publication date 2001
ROT Gwenaële
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Le travail et son organisation changent. On communique davantage, autrement. Les technologies de la communication et du travail à distance mais aussi de nouvelles attentes managériales expliquent cette évolution. L'informatisation des services, les call-centers, l'assistance téléphonique ou la visioconférence transforment le travail collectif, les relations de vente ou de conseil. Pour satisfaire un client, pour se coordonner, pour respecter des normes de qualité, le salarié écoute, écrit, signe, décrit, reformule, explique. Les hiérarchies éditent des scripts, des chartes, divers formats d'écriture et de parole. Comment les salariés s'accommodent-ils de ce cadrage ? En quoi les nouvelles formes d'organisation rendent-elles nécessaire cette tendance au calibrage ? Jusqu'où peut-on standardiser le langage ? Cet ouvrage collectif s'appuie sur des recherches de terrain variées (SNCF, EDF, industrie automobile et aérospatiale, chirurgie, commerce et conseil, presse écrite, vie syndicale, conseil municipal) pour interroger les liens entre langage et organisation. Car si la communication est évidemment la base de toute coopération, elle devient aujourd'hui une ressource de productivité très convoitée ! (Résumé éditeur)

in Artefact Publication date 2015
VATIN François
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in Le Mouvement social Publication date 2018
VATIN François
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Cet article étudie la politique de communication des grandes entreprises françaises et leur réaction face aux projets d’enquêtes de sociologie du travail à la fin des années 1950. Il s’appuie sur le cas de Saint-Gobain, dont la glacerie de Chantereine dans l’Oise est alors considérée comme un des fleurons industriels français. Cette compagnie fait partie des pionniers en France des « Relations publiques », doctrine selon laquelle les entreprises devraient être des « maisons de verre ». La glacerie de Chantereine fait l’objet d’une intense politique de communication et reçoit de nombreuses visites françaises et étrangères. Pourtant, le sociologue Pierre Naville, qui voulait en faire un des exemples majeurs dans sa grande étude sur l’automation, ne parviendra pas à convaincre la direction de la compagnie de le laisser mener l’enquête in situ. L’entreprise, qui était en train d’améliorer encore son processus de production, ne voulait pas laisser écorner l’image lisse qu’elle entendait donner de son organisation productive. Confrontée aux difficultés pratiques de l’automatisation de ses procédés, l’entreprise se manifestait, en dépit de ses prétentions à la transparence, comme le « laboratoire secret de la production » dénoncé par Karl Marx.

in Revue française de sociologie Sous la direction de BORZEIX Anni Publication date 2011
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En 1959, un quatuor de trentenaires entreprenants, Michel Crozier, Jean-Daniel Reynaud, Alain Touraine et Jean-René Tréanton, forts d’une dizaine d’années d’expérience dans la toute nouvelle profession de chercheur en sociologie, lancent Sociologie du travail (ST dans la suite de cette recension). En 1966, ayant démontré que la formule éditoriale de la revue était à la fois originale et viable, ils confient sa direction à une nouvelle équipe, en grande partie formée par eux, et se tournent chacun vers de nouveaux projets. [Premières lignes]

in Le monde du génie industriel au XXe siècle : autour de Pierre Bézier et des machines-outils Publication date 2015
VATIN François
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Le terme d’« automation » est, en français, un néologisme d’origine américaine apparu au début des années 1950. Le concept n’est pas nouveau car ce terme recouvre celui plus ancien d’« automatisation », avec lequel il est encore en concurrence. [...] La question n’est pas qu’affaire de défense de la langue française et l’enjeu consiste à savoir si ce mot nouveau désigne bien une réalité technique et/ou économique nouvelle. (premières lignes)

in Le monde du génie industriel au XXe siècle : autour de Pierre Bézier et des machines-outils Sous la direction de BENOIT Serge, MICHEL Alain Publication date 2016-02
VATIN François
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Récemment restauré dans sa version 35 mm, et édité en format DVD, le film Humain trop humain de Louis Malle mérite d’être redécouvert tant sa sortie en 1974 fut discrète. Ce long métrage documentaire offre l’occasion de s’interroger sur le changement des regards portés par notre société sur le monde ouvrier. On admet couramment aujourd’hui, en effet, que le monde ouvrier est devenu invisible. À côté de sa diminution, réelle mais somme toute relative – les statistiques, têtues, rappellent le poids des ouvriers dans la population active – l’effacement de ce groupe social apparaît souvent comme la perte d’un rôle reconnu dans la scène sociale et politique. Le cinéma illustre dans une certaine mesure cet effacement. Certes, nombre de films sortis ces dernières années témoignent d’un intérêt vivant pour les mondes du travail, et celui des ouvriers en particulier. Toutefois l’audience qu’ils rencontrent, vivace parfois, reste somme toute mesurée. [Premier paragraphe]

in Transferts culturels de part et d'autre de l'Atlantique : Europe, Canada, Amérique Publication date 2012
MICHEL Alain
HATZFELD Nicolas
JULIEN Michel
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À cinq années d’écart, un cinéaste québécois et un autre français ont filmé la même usine automobile de Citroën à Rennes. Les ressemblances et les différences entres les documentaires de Michel Brault (1967) et de Louis Malle (1972) témoignent de la richesse des échanges transatlantiques du « cinéma direct ». Elles illustrent aussi le changement du regard sur le travail ouvrier. Le temps et la façon de fimer ne sont pas les mêmes.

in Sociologie du Travail Publication date 2014-01
ROT Gwenaële
BORZEIX Anni
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Les écrits, on le sait, circulent en abondance dans les milieux professionnels les plus divers. Aussi nombre de recherches portent-elles sur les formats, les usages et les rôles des écrits dans le travail. Mais la piste suivie ici ne vise pas à rendre compte de ce qui est fait des écrits dans le travail. L’hypothèse centrale repose sur une vision performative des écrits, qui leur prête un pouvoir d’agir, une agency. Elle peut se résumer ainsi : qu’est-ce que les écrits « font » au travail ? Étudier le travail par ses écrits permet d’en articuler deux dimensions trop souvent séparées : les activités situées d’une part, les fonctionnements organisationnels de l’autre. En effet, les écrits sont des traces matérielles et robustes sinon toujours pérennes, des activités concrètes, et ils offrent une prise pour l’analyse rigoureuse du travail au plus près de ses conditions de réalisation. Mais les écrits voyagent et circulent. Ils tissent des liens entre travailleurs, groupes, ateliers, services, firmes, sans lesquels la production ne pourrait pas aboutir. Ils étirent le travail. Les suivre, c’est donc déplacer l’enquête vers d’autres moments que le présent de la situation observée, vers d’autres espaces de travail aussi, à côté, aux alentours. Se révèlent alors les dimensions processuelle et interactive des organisations, leur propriété intégratrice. Ainsi, considérer ce que les écrits font au travail, ce n’est pas seulement se placer à un niveau intermédiaire entre celui de l’action située et celui de l’action organisée. C’est, pour le sociologue, la possibilité d’articuler « sur pièces » ces deux perspectives, en inscrivant l’analyse du travail concret dans des actions collectives plus larges, spatialement et temporellement, et en documentant l’analyse organisationnelle à partir des situations de travail observées. C’est proposer une contribution à une écologie de l’activité plus extensive, plus clairement arrimée à son enveloppe organisationnelle.

in Entreprises et histoire Sous la direction de ROT Gwenaële, SEGRESTIN Denis Publication date 2016-09
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Il est malaisé de définir le champ exact de la sociologie des organisations ; de même quant au point d'origine des travaux de recherche sur le sujet. La théorie des organisations est multiple, partagée depuis un siècle entre les psychologues, les sociologues, les économistes et les sciences de gestion. La place qu'y occupe exactement la sociologie des organisation ferait l'objet d'un débat académique sur lequel on ne s'attardera pas ici. Quelle que soit la définition exacte qu'on en retienne, il est en tous cas difficile d'affirmer que les racines de la sociologie des organisations seraient essentiellement françaises : elles furent plutôt américaines. Ici cependant, il sera bien question de l'histoire de la sociologie des organisations en France, sous un angle restrictif. De surcroît, le propos se centrera en grande part sur une branche particulière de cette histoire : celle qui s'est incarnée dans le parcours d'un homme, Michel Crozier, et dans le développement d'un laboratoire, le Centre de Sociologie des Organisations (CSO), qu'il avait créé. [Premières ligne de l'éditorial]

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