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Recherche collective coordonnée par Danièle Kergoat, affiliée au laboratoire CRESPPA et s’intéressant au mouvement infirmier de la fin des années 1980. Elle vise à étudier le mouvement des femmes dans le milieu du travail, éclairé à travers une problématique en termes de rapports sociaux de sexe, en s’appuyant sur deux volets d’enquête réalisés entre 1988 et 1991 : données de première main sur le mouvement social des infirmières organisé en coordination ; contextualisation historique de la profession d’infirmière. L’enquête de terrain, menée en région parisienne et dans le sud-Est de la France, a donné lieu à la collecte de plusieurs types de matériaux - notes d’observation, entretiens individuels et collectifs, questionnaires et documentation diverse (écrite et photographies) - directement durant les actions de mobilisation, ou en dehors auprès d’infirmières (ou d’infirmiers). Le terrain a été principalement réalisé par Danièle Kergoat et Françoise Imbert, Danièle Sénotier et Hélène Le Doaré alimentant la réflexion sur l’aspect historique des hôpitaux et de la profession d’infirmière pour l’une et sur le mouvement social pour l’autre. La démarche d’analyse mêle : analyse de contenu ; triangulation entre notes d’observation et entretiens ; comptage des prises de parole respectives des hommes et des femmes ; exploitation des questionnaires. Globalement, l’enquête a montré que la configuration spécifique du mouvement, caractérisé à la fois par une mixité de sexes et une hégémonie des femmes avait bouleversé les rapports sociaux de sexe habituels dans ce milieu professionnel, favorisant une remise en cause de la domination traditionnelle des hommes. Les résultats proposés renouvellent des débats propres à la sociologie de l’action collective et à la sociologie du travail et des professions : émergence de la forme coordination dans les mobilisations sociales ; transformations des rapports à la qualification professionnelle ; nécessité, pour appréhender un mouvement social, de tenir compte des rapports sociaux de sexe. Le rapport de l'enquête est disponible sur cette page en téléchargement. Se reporter au plan de classement de l'enquête sur le site de beQuali (https://bequali.fr/fr/les-enquetes/contenus-de-lenquete/cdsp_bq_s10/) pour une présentation de l'organisation du corpus formé par les archives de cette enquête.

Enquête de Daniel Bizeul sur les militants du Front national. Il y décrit le travail de propagande et de mobilisation accompli par les membres d’un parti faisant figure d’ennemi politique et objet de répulsion y compris au sein de la communauté académique. En immersion ethnographique, il s’intéresse à un aspect du Front national peu étudié : les actions directement engagées par les membres d’une organisation en vue de convaincre, de recruter, de mobiliser. Le terrain, réalisé entre 1996 et 2003, a été mené principalement au sein d’une association caritative satellite du parti ainsi qu’auprès de cadres du siège national, de militants du Front national des jeunes et de militants de la section d’un arrondissement parisien. Les matériaux collectés se composent de 71 notes d’observation et de 28 entretiens. De la documentation a aussi été compilée, dont de nombreux articles de presse qui n’ont pas été joints au corpus. L’analyse, thématique, se fonde sur l'identification d’une trentaine de thèmes eux-mêmes composés de sous-thèmes. Les résultats publiés dans un ouvrage paru en 2003 invitent à reconsidérer plusieurs idées reçues sur ce parti. Rompre d’abord avec l’idée que l’engagement au FN s’explique avant tout ou uniquement par l’adhésion à des préjugés racistes et xénophobes. Rompre ensuite avec l’idée d’une homogénéité des militants ; ils forment un conglomérat d’expériences socio-historiques, de milieux socio-économiques et de positions idéologiques ayant peu en commun. Ces expériences ne sont pas réductibles à un même mouvement psychologique, comme le ressentiment. Un important travail d’unification est assuré par le parti autour de la diffusion ou du renforcement d’un sentiment de déni de justice. Le déclassement social et l’exacerbation des luttes de classement qu’il implique constituent un ressort sociologique important de l’adhésion au Front national. Le rapport de l'enquête est disponible sur cette page en téléchargement. Se reporter au plan de classement de l'enquête sur le site de beQuali (https://bequali.fr/fr/les-enquetes/contenus-de-lenquete/cdsp_bq_s11/) pour une présentation de l'organisation du corpus formé par les archives de cette enquête.

L’enquête « Les conditions de vie professionnelle des femmes enceintes » a été réalisée par Anne-Marie Devreux, directrice de recherche émérite au CRESPPA-CSU, laboratoire du CNRS. Cette enquête, financée par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), porte principalement sur l’articulation entre la vie familiale et la vie professionnelle dans le cadre d’une problématique production/reproduction. Un des objectifs de l’étude est de voir comment la fonction des femmes au moment où elles produisent la vie humaine, est prise en compte (ou non) sur leur lieu de production économique. Pour répondre à cette question, des entretiens ont été menés auprès de femmes actives enceintes issues de différentes catégories socio-professionnelles (ouvrières, employées, professions intermédiaires, cadres et professions intellectuelles supérieures). Au cours de leur troisième ou quatrième mois de grossesse, période où les enquêtées avaient prévenu leur hiérarchie de leur état, cinquante-quatre femmes ont donc été interrogées. Puis au cours du huitième ou neuvième mois, après l’arrêt d’activité ou parfois l’accouchement, environ la moitié de ces femmes ont été à nouveau interviewée. Cette enquête a notamment permis d’étudier l’évolution des motivations des femmes et également leur représentation entre le moment où elles sont encore insérées dans la vie professionnelle et celui où elles en sont éloignées. Cette enquête a donné lieu à plusieurs publications et communications. Le corpus de documents mis à disposition est complet et retrace l’ensemble des étapes de réalisation de l’enquête, pouvant être très utile notamment dans le cadre d’une réutilisation pédagogique. L’enquête pourrait également donner lieu à une comparaison. Deux entretiens ont été réalisés par l'équipe beQuali avec Anne-Marie Devreux au CDSP. doi:10.21410/dshs_2016/y568-nx23

Publié en 2019-12 Nom de la conférence Journée d'étude "Les enjeux de la réutilisation des jeux de données dans l'enseignement et la recherche"
FROMONT Emilie
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Objectif : Ce module vise à sensibiliser aux problématiques et enjeux de la réanalyse de deux manières : par une meilleure connaissance de l’état et de la littérature disponible sur la réanalyse en France et à l’étranger d’une part ; par une sensibilisation aux grandes questions qui organisent les réflexions sur les conditions de possibilité de la réanalyse d’autre part. Démarche pédagogique : On veillera à retracer les grandes lignes du développement de cette pratique dans les sciences sociales et l’état le plus actuel des recherches menées en France. Il s’agira notamment de souligner les conditions de la réanalyse à partir d’exemples de controverses. Nous aborderons ainsi plusieurs enjeux, notamment : - les intérêts de la réanalyse, tant du point de vue de l’utilisateur de données que de celui qui partage ses données ; - les formes de réanalyse selon le rapport aux chercheurs premiers et aux objectifs poursuivis ; - les étapes préalables nécessaires avant de se lancer dans une réanalyse (compréhension du lien entre orientations théoriques et méthodologiques de l’enquête ; appréhension de la structuration du corpus, etc.) ; - la contextualisation des données (documentation). Un atelier sur la mise en pratique de la réanalyse complète ce module.

Objectif : Il s’agira de proposer un panorama des banques de données qualitatives existant en France et à l’international Démarche pédagogique : La présentation dressera un éventail des ressources existantes, tant du point de vue des types d’enquêtes consultables (disciplines, objets de recherche, types de matériaux disponibles, etc.) que des conditions d’accès aux données (outils d’exploration, contrats et conditions d’utilisation, etc.).

Objectif : Il s’agira de faire le point sur l’étape préalable à l’analyse de corpus textuels, qu’elle soit assistée par logiciels ou complètement libre (méthode “papier-crayon”), en l’illustrant de plusieurs méthodes tirées de la banque d’enquêtes beQuali. L’idée est de montrer comment l’étape de préparation peut être menée en pratique, à partir d’enquêtes exemplaires de ces différentes démarches. Démarche pédagogique : Nous aborderons la fabrique de “métadonnées”, visualisations ou documents supports qui permettent de garder trace des principales informations que l’on souhaite pouvoir facilement mobiliser sur un terrain donné, à propos de tel ou tel individu ou groupes d’individus. Cela va de la remise en mots ou en forme des données brutes à une conceptualisation plus ou moins poussée des données, permettant de construire des hypothèses, une théorisation. En particulier, nous montrerons les principales formes que ces documents supports peuvent prendre : mémos, résumés, synthèses d’entretiens, graphes ou cartes mentales, etc. à partir d’enquêtes du catalogue beQuali 3 exemples contrastés de documents seront ainsi commentés - schéma, texte, tableau - dans le but de montrer comment ils se situent dans une chaîne d’analyse et comment l’information y est organisée selon le processus intellectuel et la démarche d’analyse - représentation graphique, textuelle, quantifié.

Publié en 2019-07 Nom de la conférence Conférence annuelle de la Digital Humanities, SP-24: Society, Media, Politics, Engagement
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Publié en 2019-02 Nom de la conférence Journée d'études Tracés "Quelles données pour quelle recherche ?"
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L’enquête Dilapidation et prodigalité a été réalisée par Anne Gotman, directrice de recherche émérite du CNRS (CERLIS, Université Paris V Descartes) et spécialiste de sociologie urbaine et de l’habitat, ainsi que de sociologie de la famille et du lien social. Elle a été menée entre 1989 – date de la première formalisation du projet d’enquête – et 1995 – date d’édition de l’ouvrage éponyme, soit la publication majeure qui en a été tirée. Elle s’appuie sur l’agrégation de plusieurs volets dont les terrains ont été réalisés entre 1990 et 1993 et qui portent sur des dilapidateurs d’héritage et des informateurs sur la dilapidation, des familles surendettées bénéficiant de l’aide sociale ou inscrites à la commission de surendettement, des membres d’un groupe de « débiteurs anonymes », ainsi que des « experts » des différentes situations couvertes (assistantes sociales, psychiatres, juristes et juges des tutelles) et des « prodigues » faisant l’objet protection judiciaire. Elle mobilise principalement 75 entretiens – parfois complétés par des questionnaires ainsi que quelques observations – réalisés essentiellement en région parisienne et dans une ville moyenne de l’Ouest ainsi que, secondairement dans trois autres villes de province. Anne Gotman a aussi réutilisé des entretiens tirés d’enquêtes menées précédemment sur l’héritage et sur l’accession à la propriété, dont une partie a été intégrée au corpus de matériaux mis à disposition. La recherche s’appuie également sur d’autres sources, historiques, juridiques, romanesques et autobiographiques, dont seule une partie – pour l’essentiel les notes prises à partir de la consultation de dossiers de tutelle et de curatelle – a pu être conservée ou mise à disposition . L’ouvrage éponyme de 1995, centré sur les dilapidations d’héritage, mêle analyse sociologique de cas et approche historique des définitions sociales et juridiques de la prodigalité. L’interprétation proposée repose sur une dualité de logiques de réception de l’héritage, entre "culte" et "profit", qui manifestent toutes deux un trouble de la transmission-réception (l’héritage est ainsi intégralement dépensé, abandonné ou donné). Deux figures typiques, les dilapidateurs ou "mangeurs d’héritage", et les prodigues ou "renonçants", sont finement décrites, à travers une exploration de l’histoire familiale et patrimoniale des héritiers, de leurs conduites économiques, et des rapports et des liens entretenus avec les membres de la parentèle. Sur le plan historique, est retracée l’évolution des modes de saisie de la prodigalité, entre interdiction et tolérance, jusqu’aux dispositifs socio-juridiques actuels de protection. Les documents mis à disposition ont été collectés auprès de la chercheuse. Certains matériaux produits autour du surendettement ont été volontairement écartés de l’ouvrage en 1995. Ils sont regroupés ici tels qu’ils étaient pensés par Anne Gotman à l’origine. Deux entretiens ont été réalisés par l'équipe beQuali avec Anne Gotman. La transcription de ces entretiens est disponible dans la rubrique des "Contenus de l'enquête", sous l'axe des "Documents complémentaires" (/ADD).

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