Co-auteur
  • LUTZ Gladys (9)
  • CLAVIER Carole (5)
  • LHUILIER Dominique (5)
  • DANIC Bruno (4)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (21)
  • Partie ou chapitre de livre (15)
  • Communication non publiée (11)
  • Rapport (6)
  • Voir plus
Ce travail étudie le processus social et politique qui a conduit les pouvoirs publics à considérer le problème que pose la consommation de produits psychotropes au volant comme une « crise » dont la dimension sanitaire justifierait des actions spécifiques de prévention et de répression. En particulier, nous nous interrogeons sur les raisons qui peuvent expliquer que les acteurs « traditionnels » de la santé publique – épidémiologistes, médecins de santé publique et agences – sont apparus marginalisés 1/ dans les opérations conduisant à la « sanitarisation » du problème et, plus précisément, 2/ dans son cadrage comme « crise sanitaire », qu’ils entendaient, justement, contester. Nous avançons que ce processus est notamment le résultat d’une lutte définitionnelle portée par deux réseaux d’acteurs qui structurent l’espace de prise en charge de ce problème : d’un côté, des acteurs issus principalement du monde académique et de l’expertise publique ; de l’autre, un réseau qui agrège des acteurs évoluant dans des espaces multiples. Nous tenterons de montrer que, au final, la réussite politique/publique d’une cause tient moins à la robustesse des savoirs qui l’étayent que, d’une part, à la cohésion des réseaux qui la portent, c'est-à-dire à la proximité et à l’importance des intérêts qui sont au principe de la formation du réseau et, d’autre part, aux conditions institutionnelles sans lesquelles il n’est pas sûr que la cause eut été entendue. Section Thématique 23 du Congrès de l'Association française des Sciences Politiques (AFSP - 2011) : "Les crises de santé publique : une question politique ?" cette communication s'inscrit dans l'axe 2 "Comment les crises de santé publique font jouer les frontières du politique".

in Addictions : recherches et pratiques Publié en 2019-03
LUTZ Gladys
CASTETZ Nathalie
3
vues

0
téléchargements
Le recours aux substances psychoactives a gagné le monde professionnel. Entretien avec Gladys Lutz, docteur en Psychologie du travail, présidente de l'association Addictologie et travail (Additra) et Renaud Crespin, docteur en science politique et chargé de recherche CNRS au Centre de sociologie des organisations.

19
vues

19
téléchargements
Depuis les crises sanitaires des années 1990, peu de travaux ont porté sur la façon dont les réformes de la transfusion sanguine ont transformé les pratiques médicales de cet espace professionnel. Comment les médecins du don, qui assurent quotidiennement la sécurité sanitaire en sélectionnant les donneurs de sang, s’approprient-ils les instruments normatifs qui cadrent leur activité de prévention des risques ? Sans réduire l’analyse à celle de l’homogénéisation des pratiques médicales, nous répondons en rendant compte d’une pluralité des usages des référentiels de contre-indications au don du sang, diversité qui permet de caractériser des points de critique et des lignes de résistance aux réformes sanitaires et managériales selon les trajectoires professionnelles et les positions que les médecins du don occupent au sein des différents sites bretons dans lesquels l’enquête a été menée.

in Se doper pour travailler Sous la direction de CRESPIN Renaud Publié en 2017-04
2
vues

0
téléchargements
Lors des trente dernières années, les systèmes de santé publique occidentaux ont fait l’objet de profondes réformes organisationnelles qui ont bouleversé leurs modes d’action et de gestion (Petersen et Lupton, 1996 ; Hassenteufel, 1998 ; Benamouzig et Besançon, 2005). La lutte contre les « fléaux sociaux » n’a pas été épargnée par ces bouleversements.

0
vues

0
téléchargements
Les travaux qui conçoivent les prisons comme des instruments de maintien de l’ordre social soulignent leur permanence et leur résistance au changement. Cet article poursuit cette réflexion en revenant sur le processus d’appropriation et de régulation des tests de dépistage du VIH comme instrument de maintien de l’ordre interne des prisons. Antérieurs à l’épidémie de sida, les premiers usages des tests VIH s’inscrivent dans une logique de police sanitaire. Cependant, l’inadéquation entre ce dispositif et les exigences spécifiques de la lutte contre le sida conduit les pouvoirs publics à une régulation spécifique de ces instruments, dans le cadre notamment de la réforme de la médecine pénitentiaire. Cette dernière entérine le rejet d’un recours systématique et coercitif aux tests VIH pour les cantonner dans un registre axé sur le diagnostic individuel et le soin. Mais cet usage clinique masque un usage plus sécuritaire qui se manifeste dans les pratiques quotidiennes des acteurs du système carcéral. Ainsi, les dimensions sécuritaires et cliniques tendent à s’imbriquer, voire à se confondre.

Publié en 2017
LHUILIER Dominique
LUTZ Gladys
25
vues

0
téléchargements
Cet ouvrage collectif qui associe universitaires, chercheurs, syndicaliste et acteurs du soin et de la prévention entend éclairer sous un nouveau jour les liens multiples entre travail, usages de substances psychoactives, santé, prévention et action publique. A contrario des ouvrages qui privilégient le repérage, le dépistage et le soin des personnes usant ou abusant de substances psychoactives, cet ouvrage collectif entend éclairer les fonctions professionnelles de ces usages de produits, licites ou illicites. Il entend rompre avec la tendance dominante à assimiler usage et conduite addictive, et remet en cause nombre d’affirmations répétées telles que « ces consommations sont risquées pour la santé et la sécurité », « elles nuisent à la production »… Tout au contraire, les auteurs montrent qu’elles peuvent prévenir d’autres risques au travail, et être, dans certaines conditions, des instruments de la production. (résumé de l'éditeur)

in Lien social et Politiques Publié en 2017-05
CLAVIER Carole
2
vues

0
téléchargements

in Politiques de communication Publié en 2016
FERRON Benjamin
14
vues

0
téléchargements
Depuis le milieu des années 1990, la question de la pollution de l’air dans les lieux d’habitation s’est introduite en toute discrétion dans l’agenda politique et médiatique français. Confiné en périphérie du marché hautement concurrentiel des problèmes de santé publique, dominé par des « scandales » comme celui de l’amiante, le problème de l’exposition prolongée des habitants aux polluants domestiques fait l’objet d’un traitement médiatique relativement faible qui relève pour l’essentiel du registre didactique ou pédagogique. Pris en charge par des journalistes non spécialisés et occasionnels, le problème échoue généralement dans des rubriques qui, d’un point de vue journalistique, occupent des places secondaires (santé, environnement, bien-être, maison). Le présent article s’attache à rendre compte des conditions sociales du confinement médiatique de cet enjeu, pourtant décrit par certains comme un « fléau sanitaire » participant d’une inquiétante épidémie de maladies chroniques. Cette enquête sur la carrière du problème de l’air intérieur dans la presse française entre 1995 et 2015 repose sur l’analyse d’un corpus de publications écrites et audiovisuelles (n=746) et une campagne d’entretiens auprès de journalistes et de « communicants » ayant travaillé à publiciser cet enjeu (n=16). L’analyse des données permet de saisir quelques-uns des mécanismes qui assurent l’exposition médiatique contrôlée des publics à ce problème : d’une part, les rapports inégaux entre les journalistes et leurs sources (scientifiques, institutionnelles, administratives, politiques, etc.), qui contribuent à les entretenir dans un rôle de relais des politiques sanitaires ; d’autre part, des tendances propres au champ journalistique, telles que les transformations des conditions de production de l’information et de travail des journalistes dans un contexte de renforcement des logiques économiques et de montée en puissance d’une communication institutionnelle elle-même soumise à la contrainte médiatique.

Suivant