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in Relief - Revue électronique de littérature française Publié en 2016-06
WAMBACQ Judith
RICHERT Camille
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Le roman de K. Schippers, De Bruid van Marcel Duchamp, publié en 2010 aux éditions Querido (Amsterdam), est l'expression de l’admiration nourrie depuis ses débuts par l'auteur pour Marcel Duchamp. Dans les années 1960, Schippers se distingue par l'introduction du ready made dans la poésie néerlandophone. Contrairement à la quantité d'ouvrages consacrés à Duchamp, Schippers a conçu l'écriture de ce roman en fonction de son contenu : pour restituer l'esprit duchampien, Schippers ne procède pas à une énième analyse ou à l'élaboration de nouveaux paradigmes d'étude, mais travaille sur le style. Son roman est un mélange des genres policier et biographique, ponctué d’éléments sur la réception de Duchamp aux Pays-Bas dans les années 1960. Schippers part de la question « Qui est la mariée qui figure si souvent dans l'œuvre de Duchamp ? ». Tel un enquêteur, il tente de résoudre cette question en se rendant sur les crime scenes, c'est-à-dire sur tous les lieux où Duchamp a vécu et travaillé. Il y mène des entretiens avec les amis de Duchamp ou leur famille afin de mieux comprendre qui était cet artiste qui aimait se draper de mystère et qui voulait faire de sa vie une œuvre d'art.

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Les mouvements sociaux actuels de contestation des conditions de travail et d’emploi ne manquent pas de « spectacularité ». Mais le panache de ces protestations collectives ne saurait éclipser des formes d’opposition plus sourdes. Le sommeil, le rêve, la pause ou bien encore le jeu constituent des micro-résistances à la violence du travail dont certain.e.s artistes témoignent depuis plusieurs décennies. Si le degré de visibilité de ces révoltes est moindre, leur efficience n’en est pas pour autant affaiblie : elles peuvent au contraire être envisagées comme l’instauration d’une agentivité au cœur d’un quotidien laborieux.

in Switch (On Paper) Publié en 2018-09
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Current social movements opposing work and employment conditions are not lacking “spectacularity”. But the panache of these collective protests cannot eclipse more subdued forms of opposition. Sleeping, dreaming, taking breaks or even playing constitute micro-resistances to the brutality of work, as certain artists have been showing us for several decades. Although the visibility of these revolts is negligible, this does not weaken their efficiency: on the contrary, they can be seen as the introduction of a kind of agency into the heart of a hard-working day-to-day life.

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Les choses occupent une place certaine dans la représentation du travail dans l’art. Représenter le travail implique en effet qu’on y voie travailleurs et travailleuses à l’œuvre, outil à la main, maniant l’artefact à venir. Le résultat du travail revêt une importance secondaire : on dépeint bien peu le blé, moissonné et battu, sans leurs agent.e.s, pas plus que l’acier transformé au laminoir sans les ouvriers et ouvrières à l’œuvre, ni même encore le service ou la production intellectuelle accomplie pour ce qui concerne les secteurs tertiaire et quaternaire. Ou plutôt : si on les représente comme telles, alors elles changent de nature, n’étant plus des choses du travail (en devenir), mais des choses en soi (devenues). Les choses du travail ne savent exister sans leurs outils ni sans leurs agent.e.s. Elles tiennent leur statut de la coexistence d’une projection (une finalité) et de sa mise en œuvre (des moyens). Et inversement. Il n’y a pas de représentation du travail qui vaille sans les choses. Comment reconnaître un.e travailleur.euse sans outils ni matière (ie sans causes matérielle et formelle) ? Même les représentations posées de ces agent.e.s de transformation — leur identité laborieuse magnifiée par la pose statique et l’attitude fière — ne peuvent être signifiantes indépendamment de leur lot de signifiés, discrètes métonymies de leur activité, symboles sociaux, si ce n’est identitaires, de ce en vue de quoi ils œuvrent : outils, vêtements ou lieux de travail, sont autant d’indices qui font signe vers ce qui est l’objet d’un faire. Jusque dans la blouse, le bleu, le col de chemise, à travers tous ces référentiels culturels, l’on décèle ce pourquoi l’on œuvre, ce à quoi l’on œuvre. Et qu’est-ce que travailler, sinon : produire des choses ? contribuer à peupler le monde de choses ? l’emplir de toutes ces choses à nouveau qui elles-mêmes bientôt redeviendront outils… pour d’autres choses. Travailler, c’est, fondamentalement, transformer : c’est contraindre une matière par un geste pour lui donner nouvelle forme, nouvel usage. L’objet de cette intervention sera de prendre pour terrain d’analyse les représentations artistiques afin d’examiner l’interdépendance des choses et de leurs agent.e.s. Ou, dit autrement : toute représentation du travail dans l’art ne saurait se passer des choses. A fortiori, lorsque s’évanouissent dans les lieux du travail les corps des travailleurs et travailleuses — poursuivant toujours, ailleurs, leur travail invisible —, demeure toujours ce plus petit dénominateur commun qui fait signe vers eux. Et plus encore : dans les représentations contemporaines du travail — ou, plus précisément, dans la représentation du travail dans l’art contemporain —, il est sans cesse question de lutter contre la réification. Il s’agira d’une part d’examiner l’hypothèse selon laquelle ce type de représentation repose en partie sur une rivalité entre les êtres et les choses. De façon plus large, cette réflexion se fonde sur l’idée d’un caractère éminemment subjectif des choses, autour desquelles et à partir desquelles se construisent les relations humaines, ce dont l’activité sociale qu’est le travail témoigne particulièrement.

Le mémoire de recherche de Master 2 que je soumets à l’appréciation du jury du prix Mnémosyne a porté sur les ouvrières à domicile du Rhône entre la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il a été réalisé dans le cadre de mon master à l’École normale supérieure de Lyon et dirigé par Sylvie Schweitzer, professeure à l’Université Lumière Lyon 2. J’ai choisi de traiter ce sujet d’histoire sociale à travers le prisme du genre, et plus spécifiquement du point de vue de l’interaction entre deux systèmes normatifs, celui du genre et celui du travail. Ainsi, la question qui a dirigé ce travail a été la suivante : dans quelle mesure les ouvrières à domicile du Rhône respectent-elles ces deux systèmes normatifs dans lesquels elles prennent place ? Ni artisanes, ni patronnes, les ouvrières à domicile de cette époque sont des maillons intermédiaires de la production industrielle, essentiellement dans le domaine textile. Elles ne sont maîtresses ni de la conception de l’objet, ni de sa commercialisation. En revanche, elles font partie intégrante de l’industrie de l’époque qui s’est recomposée autour de plusieurs types de main-d’œuvre, principalement celle travaillant en atelier et celle travaillant domicile. Cette dernière est une variable d’ajustement qui permet aux patrons de convoquer la main-d’œuvre nécessaire selon les périodes de presse et morte-saison. Les ouvrières à domicile formeraient même, selon l’inspection du travail, 50 % de la main-d’œuvre ouvrière féminine avant la Première Guerre mondiale. (Premiers paragraphes)

in www.scriptopolis.fr Publié en 2016-03
RICHERT Camille
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A-t-on jamais pensé l’odeur de l’art ? Les historiens du sensible ont historicisé l’odeur : sentir relève du construit social, d’une sensibilité olfactive qui s’est transmuée depuis l’époque moderne, nous prodiguant une aptitude à détecter des fumets autrefois inaperçus. Cela a forgé les représentations contemporaines des objets et des lieux « qui sentent » – de la bouche d’aération de boulangerie à la bouche de métro, sans oublier la bouche des autres. D’autres lieux ne doivent pas sentir. Comme les musées. Comme les white cubes. (Extrait)

Sous la direction de RICHERT Camille Publié en 2016-10
HOUZÉ Guillaume
QUINTIN François
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in Arts & Sociétés - Lettre du séminaire Publié en 2018-06
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Camille Richert is preparing a dissertation around the notion of labor in Contemporary Art. Starting from the principle that our age has been altered by some major technological changes, she takes an interest in artists who are sensitive to the tools, materials, and products of the new forms of work—to things but also to their active relationships with “human agents.” Laurence Bertrand Dorléac

in Arts & Sociétés - Lettre du séminaire Publié en 2018-06
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S’il est peu aisé de trouver un dénominateur commun aux œuvres produites durant cette époque non achevée de l’art contemporain, l’une de ses caractéristiques distinctives pourrait être de bénéficier d’évolutions technologiques majeures et d’innovations dans la recherche et le développement de matériaux synthétiques à faible coût 1. Si bien que l’on peut former l’hypothèse que l’histoire des techniques, de l’industrialisation, de l’informatisation des tâches laborieuses et, plus globalement, l’histoire du travail, constituent l’épine dorsale de ce temps de l’histoire de l’art. Ainsi, de la matière à la dé-matière, de l’industrie lourde à la mine de bitcoin, tout n’est que question de rapport aux choses. Ces choses du travail que sont les outils, les matériaux, les produits finis, au-delà de la finalité pour lesquelles elles sont manipulées, revêtent avant tout une utilité sociale, comme le montrent les œuvres présentées ci-dessous : elles sont le support tout autant que le péril de l’intégration et de l’identité sociales. (Premières lignes)

in Arts & Sociétés - Lettre du séminaire Publié en 2018-06
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Camille Richert is preparing a dissertation around the notion of labor in Contemporary Art. Starting from the principle that our age has been altered by some major technological changes, she takes an interest in artists who are sensitive to the tools, materials, and products of the new forms of work—to things but also to their active relationships with “human agents.”

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