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Comment les médecins établissent-ils un diagnostic ? Consacré à la détection de l’autisme chez les enfants vivant en Suisse romande, l’article d’Audrey Linder et collègues pointe deux éléments de changement dans ce domaine : la plus grande précocité du diagnostic et l’introduction d’outils standardisés. Au-delà, et plus généralement, il présente un cas d’étude très intéressant pour comprendre les conditions dans lesquelles le travail diagnostique est réalisé aujourd’hui. Le plus frappant dans l’article est que les médecins interviennent dans un environnement « surpeuplé » d’acteurs, humains et non-humains, qui contribuent à la construction des décisions d’une manière ou d’une autre, qu’il s’agisse des patients, de leurs familles, d’autres professionnels, de représentants associatifs, de référentiels administratifs, d’outils de dépistage ou encore de recommandations de santé publique. À cet égard, le champ de l’autisme est similaire à beaucoup d’autres, par exemple ceux du cancer ou de la gérontologie. En m’appuyant sur l’article d’Audrey Linder et ses collègues (et coll. vaut pour collaborateurs) et sur d’autres travaux, je propose de réfléchir ici aux transformations contemporaines du travail diagnostique et à leurs conséquences sur l’autonomie du jugement professionnel.

Cet article présente les résultats d’une étude quantitative visant à mieux connaître le devenir professionnel des 1 719 personnes sorties de l’une des quatre formations françaises en conservation-restauration de niveau I entre 1975 et 2018, ci-après dénommées « les diplômés ». Collectées entre novembre 2019 et janvier 2020, les données mobilisées sont issues de plusieurs sources : les informations fournies par les formations et les associations, les bases administratives répertoriant les entreprises créées en France, la multitude de « traces » numériques apparaissant sur les réseaux sociaux, les sites personnels des diplômés ou encore les articles de presse et d’autres documents accessibles en ligne. En dé nitive, il a été possible de coder de façon able la situation au 1er janvier 2020 de 1 531 personnes, soit 89 % des diplômés. L’article présente : la répartition de la population complète par formation, sexe et spécialité ; les enseignements généraux sur l’activité des diplômés par champ d’activité, lieu d’exercice et statut d’emploi ; la répartition des 400 diplô- més salariés en France et à l’étranger par types d’établissement ; l’analyse approfondie des 1 072 entreprises créées en France par les diplômés à partir des années d’ouverture et de fermeture, des adresses, des codes d’activité et des formes juridique. Les chi res d’a aire des entreprises et les revenus des diplômés restant inconnus, l’article conclut sur la nécessité de mettre en place un observatoire de leurs parcours professionnels et de leurs situations socio-économiques.

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Dans le prolongement de l’étude préalable effectuée sur « la commande publique en conservation-restauration » en 2017,1 le Département des études statistiques de la prospective et des statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture, à la demande et en étroite collaboration avec la Direction générale des Patrimoines, a souhaité la réalisation d’une enquête qualitative approfondie centrée sur les conditions de formation et d’emploi des professionnels intervenant sur les biens culturels publics relevant des différents domaines patrimoniaux définis par le Ministère : Archéologie, Archives, Bibliothèques, Monuments historiques et Musées. L’objectif de l’enquête est double. Il s’agit, d’une part, de comprendre comment ils et elles ont découvert ce champ d’activité, se sont formés, se sont installés comme indépendants ou sont devenus salariés, comment s’organise leur travail aujourd’hui et comment ils envisagent l’avenir. D’autre part, il s’agit de mettre en évidence les points de difficultés récurrents en fonction des parcours de formation et des conditions d’emploi pour identifier les meilleurs endroits et moyens d’intervention des pouvoirs publics pour soutenir leur activité. [premier paragraphe]

in Regards croisés sur l’économie Publié en 2020-06
RIFFAUT Hadrien
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Les professionnels indépendants qui interviennent dans un même domaine de spécialité sont, par définition, en concurrence les uns avec les autres : ils cherchent à conquérir les mêmes clients et à remporter les mêmes appels d’offres. Or, ils ont aussi besoin de coopérer pour réaliser des opérations d’envergure, échangent des informations, s’entraident, développent des amitiés fortes voire se mobilisent collectivement. À partir du cas des professionnels de la conservation-restauration, plus communément appelés restaurateurs et restauratrices d’œuvres d’art, l’article rend compte de la forte interdépendance qui lie de nombreux professionnels indépendants. Gérer les contraintes et les tensions afférentes à ces relations de « collègues-concurrents » fait entièrement partie de leur activité.

Cet article constitue la deuxième partie d’une étude quantitative en trois volets, consacrée aux personnes ayant obtenu le diplôme de l’une des quatre formations françaises en conservation-restauration de niveau I entre 1975 et 2018, ci-après dénommées « les diplômées » compte tenu du caractère très majoritairement féminin de cette population.1 Le premier volet décrivait la répartition de cette population (N = 1 719) par formation, sexe et spécialité. Le présent article porte sur l’activité des diplômées au 1er janvier 2020, analysée au prisme du champ d’activité (conservation-restauration ou autre), du lieu d’exercice (en France ou à l’étranger), et du statut d’emploi (exercice salarié ou indépendant). La prochaine et dernière partie étudiera de façon plus approfondie les 1320 diplômées travaillant aujourd’hui en conservation-restauration comme salariées ou indépendantes.

Cet article constitue la troisième et dernière partie d’une étude quantitative en trois volets, consacrée aux personnes ayant obtenu le diplôme de l’une des quatre formations françaises en conservation-restauration de niveau I entre 1975 et 2018, ci-après dénommées « les diplômées » compte tenu du caractère très majoritairement féminin de cette population. Le présent article étudie de façon plus approfondie les 1 320 diplômées travaillant aujourd’hui dans le champ de la conservation-restauration. En premier lieu, nous étudions les 400 diplômées en exercice salarié en France et à l’étranger. Nous analysons leur répartition par types d’établissement et utiliserons les données plus qualitatives pour caractériser la diversité des intitulés de poste, des faisceaux de tâches ou des environnements de travail. Dans un second temps, nous approfondissons notre connaissance des diplômées en exercice indépendant en nous concentrant sur le millier de diplômées qui ont créé en France des entreprises pour lesquelles nous avons pu collecter des données (année d’ouverture et éventuellement de fermeture, adresse, code d’activité et forme juridique). Nous concluons sur la nécessité de mettre en place un observatoire des diplômées permettant de recueillir des informations systématiques et approfondies sur leurs parcours professionnels et situations socio-économiques.

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Les EHPAD font la une des journaux à cause des nombreux cas de décès suite à l’épidémie de Covid-19. Les personnes âgées accompagnées à domicile - 60 % des 1,3 millions de bénéficiaires de l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), soit 800 000 personnes de plus de 60 ans - font moins parler d’elles, mais que deviennent-elles avec l’épidémie et le confinement ? L’identification des forces et des faiblesses de l’organisation des soins et des services à domicile est nécessaire, d’autant qu’un tel diagnostic pourrait nourrir les réflexions et les débats après la crise. A quelles conditions la qualité de l’accompagnement peut-elle être maintenue, et les effets perturbateurs de plus long terme minimisés ?

Cet article constitue la première livraison d’une étude quantitative en trois volets, consacrée aux personnes ayant obtenu le diplôme de l’une des quatre formations françaises en conservation-restauration de niveau I entre 1975 et 2018, ci-après dénommées « les diplômées » compte tenu du caractère très majoritairement féminin de cette population.1 Le premier volet décrit la répartition de cette population (N = 1 719) par formation, sexe et spécialité. Les deux prochaines livraisons, qui seront publiées ultérieurement, porteront sur l’emploi des diplômées au 1er janvier 2020.

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L’ouvrage dirigé par Claudie Voisenat et Christian Hottin est le produit réussi d’un pari, celui de faire changer de perspective et de sujet d’étude des chercheurs dont la plupart sont surtout connus pour leur contribution majeure à l’analyse du « tournant patrimonial » – la montée en puissance des communautés et l’appropriation ou réappropriation du patrimoine par le public depuis les années 1970 – en les invitant à s’intéresser cette fois aux professionnels du patrimoine.

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Dans le cadre de ce chapitre, je me propose d’évoquer les résultats de deux études que j’ai réalisées en France et en Angleterre sur la transformation des soins primaires. Dans chacun des deux pays, j’ai suivi la mise en œuvre d’un programme expérimental visant l’amélioration de l’organisation des soins primaires par l’introduction, entre autres dispositifs, de nouvelles formes de travail pluri-professionnel. En France, il s’agit de l’expérimentation PAERPA – ‘Parcours des Ainés’ ou ‘Personnes âgées en risque de perte d’autonomie’ – lancée en 2012 par le ministère des Solidarité et de la Santé dans neuf territoires. J’ai fait partie de l’équipe chargée, par le ministère, de réaliser une évaluation qualitative de la mise en place du programme en 2016 . En Angleterre, j’ai enquêté en 2014-2016 sur la mise en œuvre, dans le nord-ouest de Londres, d’un programme initialement appelé ‘Integrated Care Pilot’ (ICP) et déployé dans vingt-cinq territoires . Je vais d’abord donner quelques éléments sur ma façon de cadrer la réflexion sur le travail pluri-professionnel, puis je présenterai plus avant les deux programmes étudiés. J’en tirerai enfin des enseignements généraux, en insistant plutôt sur les similarités observées sur les deux terrains, quant à la mise en œuvre des outils et des modalités de travail pluri-professionnel et la transformation des pratiques.

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