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Pays en pleine transition politique à la suite de la révolution populaire de 2014, le Burkina Faso connaît depuis une dégradation de sa situation sécuritaire dans un contexte marqué par la menace de la mouvance islamiste au nord du pays. Dans ce contexte de bouleversement sociopolitique, des groupes d’autodéfense se désignant comme Koglweogo, « les gardiens de la brousse » font leur apparition au cours de l’année 2015. Le mouvement se diffuse dans une large partie du pays et se fait connaître pour les châtiments violents qu’il inflige aux voleurs et délinquants présumés. Cet article revient sur la genèse de cette galaxie de groupes armés qui s’arrogent des prérogatives sécuritaires au nom du respect de la loi.

in Observatoire international du fait religieux (bulletin n°30-31 - août 2019) Sous la direction de DIECKHOFF Alain, PORTIER Philippe Publié en 2019-11
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Le 2 janvier 2018, quarante-neuf éleveurs peuls, selon le bilan officiel, ont été tués dans le village de Yirgou au Burkina Faso. En réalité, des ONG ainsi que le Collectif contre l'impunité et la stigmatisation des communautés estiment qu’il y aurait eu au moins deux-cent dix morts. Cette attaque est attribuée aux groupes d’autodéfense Koglweogo, qui auraient agi en représailles d’une attaque djihadiste ayant eu lieu la veille, durant laquelle un chef de village, son fils ainsi que quatre autres personnes furent tués. Suite à ce massacre, des manifestations ont eu lieu pour réclamer justice pour les victimes ainsi que pour dénoncer les agissements de ces groupes d’autodéfense, associés à l’ethnie mossi. Jusqu’à ce jour, personne n’a été inquiété par les autorités. Cette impunité témoigne de l’importance que ces groupes ont pris au fil des années, se multipliant sur l’ensemble du territoire burkinabè, afin de lutter contre le vol et l’insécurité...