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Publié en 2021-02 Collection Guide thématique "Covid-19", Bibliothèque de Sciences Po
LA VALLE TORRES Natalia
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Dans le cadre de la gestion sanitaire de la pandémie de Covid-19, le premier confinement décidé par le gouvernement français, de mars à mai 2020, a instauré une relation particulière entre l’école et les parents, ces derniers ayant dû - en lien avec les enseignants - prendre en charge l’instruction de leurs enfants jusque-là assurée essentiellement par les établissements éducatifs. Cette expérience massive et inédite d’“école à la maison”, dont le but était d’assurer la “continuité pédagogique”, a produit des effets socialement différenciés, souvent problématiques pour les secteurs les plus modestes. Elle a parfois stimulé le choix de l’instruction en famille (IEF) pour la rentrée 2020-21. Ce contexte exceptionnel résonne fortement avec mon travail de thèse sur l’IEF. Commencée en octobre 2017, ma recherche aborde les relations entre familles et institutions, notamment scolaires, le continuum pédagogique école-maison ainsi que l’effet de l’école sur les pratiques familiales afin de comprendre les conditions sociales permettant l’engagement des parents dans un choix de scolarisation “alternatif”. L’apport de chercheurs en SHS, en particulier en sociologie, s’avère précieux pour esquisser des typologies de profils parentaux mais aussi pour proposer et discuter des concepts, parfois émergents, tels que celui de “parentocratie”. Si les parents-instructeurs rencontrés lors de mon enquête définissent eux-mêmes leur rôle, et, en ce sens, construisent un pouvoir, cette construction est loin d’aller de soi, aussi bien sur le plan individuel et familial que pédagogique et social. À ces enjeux qui existent de longue date, s’ajoutent ceux liés à l’actuelle séquence politique. Celle-ci est marquée d’une part par la loi du 26 juillet 2019 sur l’âge obligatoire de scolarisation ainsi que par le projet de “loi confortant les principes républicains” qui sera examiné en séance au Sénat à partir du 30 mars, et dont un des articles vise à limiter l’IEF, et d’autre part, par une dynamique globale de restructuration et de marchandisation des systèmes éducatifs que la pandémie semble avoir accéléré et mis en exergue. Autant de questions qui méritent réflexion.

in Lien social et Politiques Publié en 2020-12
LEGAVRE Amelia
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Les choix scolaires dits « alternatifs » se développent en France depuis quelques années. Nous nous intéressons dans cet article à l’influence des réseaux en ligne sur ces choix. L’article s’appuie sur le croisement de données variées ayant permis le recueil du discours de parents au sujet des choix scolaires alternatifs : prises de parole lors d’événements publics, entretiens biographiques, conversations informelles, questionnaires en ligne, observation de forums en ligne. Les réseaux en ligne constituent une vitrine des possibles éducatifs, et permettent le développement de réseaux affinitaires de parents.Les parents accèdent ainsi à des informations qui ne sont pas disponibles au sein de leur entourage proche, les réseaux en ligne relayant les témoignages d’usagers, mais aussi des informations sélectionnées et filtrées par des pairs afin de coller au plus près à leurs besoins pour procéder au choix scolaire. Sans minimiser les prédispositions des parents interrogés, nous concluons à un renforcement et à une confirmation des orientations éducatives par l’usage de ces réseaux.

En France, certains parents font le choix de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Ils décident de donner eux-mêmes une instruction à leurs enfants, à rebours des apprentissages programmatiques de l’Éducation nationale. Cette contribution analyse leurs représentations du monde de l’enfance et interroge le rôle qu’ils s’octroient en tant que parent. Elle apporte un éclairage particulier sur la remise en cause du partenariat parents-école par la prise en compte des valeurs et croyances dans les choix de non-scolarisation.