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in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2014-10
SICSIC Pierre
WAECHTER Philippe
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Xavier Ragot : Dans le cadre des prévisions de l’OFCE pour 2014 et 2015, dans un premier temps sur la zone euro et le reste du monde, nous vous proposons de donner votre appréciation sur le risque de déflation en zone euro, sur comment vous envisagez la situation des États-Unis et du Royaume-Uni et si vous prévoyez la sortie de crise au Japon. Pensez-vous que la Réserve fédérale et la Banque d’Angleterre vont remonter leurs taux ou seulement mettre un terme au quantitative easing ? Combien de temps va durer l’austérité dans les pays industrialisés et y a-t-il un risque pour les pays émergents ? [Premier paragraphe du débat]

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La réforme de la zone euro est à nouveau à l’ordre du jour. Parmi les pistes envisagées, l’évolution des règles budgétaires devrait figurer en tête de liste. Celles-ci ont en effet engendré une austérité budgétaire excessive pendant la crise, aggravant et prolongeant ses conséquences économiques, sociales et politiques. Inversement, la réduction de la dette a été insuffisante dans de nombreux pays en période de conjoncture favorable dans les années 2000, les règles n’étant pas respectées ou insuffisamment rigoureuses. Ces règles souffrent en outre de graves problèmes de mesure : elles sont basées sur un concept légitime, le solde public structurel, mais celui-ci n’est pas observable et fait l’objet d’importantes erreurs d’estimation. Les erreurs de politique économique générées par les règles budgétaires ont conduit à reporter sur la Banque centrale européenne l’essentiel du rôle de stabilisation de l’activité. L’application du cadre budgétaire européen extrêmement complexe, peu transparent et sujet à erreurs a, par ailleurs, exposé la Commission européenne à des critiques des États membres, que la situation de leurs finances publiques soit solide ou dégradée. Les règles européennes, perçues comme du micro-management bruxellois portant atteinte à la souveraineté nationale, servent ainsi de bouc émissaire aux populistes antieuropéens. Les règles budgétaires sont cependant indispensables dans une union monétaire, afin d’assurer la soutenabilité de la dette publique et parce que la clause de nonrenflouement en cas de crise n’est pas crédible. Elles ne sont pas une solution miracle et ne peuvent se substituer au débat démocratique national sur les choix budgétaires et la soutenabilité de la dette, mais elles devraient aider à encadrer ce débat. Elles devraient être aussi transparentes et simples que possible en fixant des objectifs directement pilotables par le gouvernement (simplification), permettre de conduire une politique budgétaire contracyclique (stabilisation) et inciter à réduire la dette publique excessive (soutenabilité). L’objectif de cette Note est d’évaluer le cadre actuel et de proposer une profonde simplification. Nous recommandons de substituer aux nombreuses règles actuelles une règle simple : les dépenses nominales ne devraient pas croître plus rapidement que le PIB potentiel à long terme et plus lentement dans les pays où la dette est excessive. Les simulations effectuées pour cette Note suggèrent qu’une telle règle permettrait de concilier prudence budgétaire et stabilisation macroéconomique de l’économie. Dans un cadre institutionnel national et européen renforcé, nous recommandons d’élargir le mandat du Haut Conseil des finances publiques et de mieux l’intégrer dans le processus budgétaire national en lui confiant l’analyse des prévisions budgétaires et de la soutenabilité de la dette et en renforçant sa capacité à produire des prévisions macroéconomiques. Enfin, pour une application crédible et non bureaucratique des règles budgétaires, nous préconisons la combinaison de plusieurs instruments : surveillance, incitations positives, discipline de marché et responsabilisation politique.

Xavier Ragot : le débat autour des prévisions de l’OFCE s’organise en trois parties, économie mondiale, de la zone euro et de la France. Commençons par la conjoncture mondiale. Le risque porté par les pays émergents s’est-il dissipé ? Le cycle de croissance aux États-Unis est-il terminé ? Le ralentissement du commerce mondial est-il structurel ? Quelle en sera l’incidence sur la croissance ? Enfin après la reprise, les pays industrialisés sont-ils entrés dans une phase de faible croissance ? (Premier paragraphe)

This paper contributes to the literature investigating the role of global factors in determining Euro area inflation, using a wide list of potential candidates to measure global factors. We show that roughly 50 percent of inflation is explained by global factors; and that the ECB has an impact on the domestic part of inflation. This calls for adjusting the definition of the ECB target to the domestic-driven indicator of inflation which we develop.

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Près de quinze années après l’introduction de la monnaie unique, la zone euro est caractérisée par l’hétérogénéité croissante des situations économiques de ses États membres. Certains pays sont proches du plein emploi et connaissent des excédents de la balance courante très importants, comme l’Allemagne ; d’autres, comme l’Espagne ou l’Italie, connaissent des taux de chômage très élevés et un excédent courant bien plus faible, voire négatif. Ce chapitre vise à caractériser et à expliquer la divergence européenne.

in B.E Journal of Macroeconomics Publié en 2011-05
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Financial crises are often associated with an endogenous credit reversal followed by a fall in asset prices and serious disruptions in the financial sector. To account for this sequence of events, this paper constructs a model where excessive risk-taking by investors leads to a bubble in asset prices, and where the supply of credit to these investors is endogenous. We show that the interplay between excessive risk-taking and the endogeneity of credit may give rise to multiple equilibria associated with different levels of lending, asset prices, and output. Stochastic equilibria lead, with positive probability, to an inefficient liquidity dry-up, a market crash, and widespread failures by borrowers. The possibility of multiple equilibria and self-fulfilling crises is shown to be related to the severity of the risk-shifting problem in the economy.

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This paper analyses the e§ects of transitory increases in government spending when public debt is used as liquidity by the private sector. Aggregate shocks are introduced into a áexible-price, incomplete-market economy where heterogenous, inÖnitely-lived households face occasionally binding borrowing constraints and store wealth to smooth out idiosyncratic income áuctuations. Debt-Önanced increases in public spending facilitate self-insurance by bond holders and may crowd in private consumption. The implied higher stock of liquidity also loosens the borrowing constraints faced by Örms, thereby raising labour demand and possibly the real wage. Whether private consumption and wages actually rise or fall ultimately depends on the relative strengths of the liquidity and wealth e§ects that arise following the shock.

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La crise financière de 2007 a ouvert une nouvelle ère de la mondialisation. Que l’on pense à la politique énergétique des États-Unis qui les rapproche très rapidement de l’autonomie énergétique avec une utilisation massive des hydrocarbures non conventionnels, au retranchement de la Russie derrière un rêve de grandeur nationale, ou encore à l’enlisement européen, les économies mondiales se déplacent vers un nouvel équilibre où la concurrence économique domine les relations internationales. C’est à ce nouvel équilibre économique que s’intéresse Jean-Louis Beffa dans son livre Les Clés de la puissance. [Premier paragraphe]

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