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Given the strong correlation between the distribution of attractive school offer and the prices on the housing market, the middle classes are likely to face complex trade-offs between housing tenure and access to attractive educational resources. This research examines how the middle classes deal with these uneasy negotiations, by analyzing the effects of housing tenure on their residential segregation patterns and their relationships with spatial inequalities in school provision. First, I use a quantitative approach to show that proximity to attractive public schools in privileged urban contexts is associated with higher representation in the private and public rental sectors, which relates to the development of public housing units aimed at middle-class households in these areas. On the contrary, access to homeownership mostly unfolds in working-class areas with poorly performing schools. Second, building on fieldwork in the Paris metropolis, I show that the middle classes articulate different values and attitudes to deal with exacerbating constraints on the housing market and competition for better schools. Their compromises between housing tenure and place of residence reveal different relationships with other social groups and between generations within the family network. Overall, the interplay between housing tenure, the social profile of places and the unequal geography of education shapes different residential status within the middle classes, which is crucial to understand social stratification and class relations in large cities as well as to improve housing and education policies aimed at tackling the effects of place in the (re)production of inequalities.

Cet article explore la diversité des configurations locales du parc de logement social. Nous nous focalisons sur quatre dimensions : les caractéristiques des logements, le profil des locataires, les dynamiques récentes de production et les types d’acteurs intervenant dans leur gestion. À partir des données du Répertoire du Parc Locatif Social (SOeS, 2013) et du Recensement de la population (Insee, 2013), nous distinguons dix types de parcs sociaux dans l’unité urbaine de Paris. Notre approche quantitative et localisée montre d’abord que les contrastes des parcs sociaux sont liés aux caractéristiques des logements, largement hérités des politiques passées (1960-1970). Deuxièmement, la diversité actuelle des parcs sociaux tient aux types de logements produits récemment et aux catégories de locataires qu’ils visent. Enfin, la pluralité des objectifs et des intérêts des acteurs impliqués dans la production et la gestion des logements alimente de forts contrastes dans l’organisation de la politique du logement social, et ce même si les politiques du logement restent fortement centralisées en France. Plus largement, cet article enrichit notre compréhension des mécanismes qui façonnent les spécificités locales de l’habitat social et de la relation entre ce segment du parc de logement avec les dynamiques de ségrégation résidentielle.

Cet article explore la diversité des configurations locales du parc de logement social. Nous nous focalisons sur quatre dimensions : les caractéristiques des logements, le profil des locataires, les dynamiques récentes de production et les types d’acteurs intervenant dans leur gestion. À partir des données du Répertoire du Parc Locatif Social (SOeS, 2013) et du Recensement de la population (Insee, 2013), nous distinguons dix types de parcs sociaux dans l’unité urbaine de Paris. Notre approche quantitative et localisée montre d’abord que les contrastes des parcs sociaux sont liés aux caractéristiques des logements, largement hérités des politiques passées (1960-1970). Deuxièmement, la diversité actuelle des parcs sociaux tient aux types de logements produits récemment et aux catégories de locataires qu’ils visent. Enfin, la pluralité des objectifs et des intérêts des acteurs impliqués dans la production et la gestion des logements alimente de forts contrastes dans l’organisation de la politique du logement social, et ce même si les politiques du logement restent fortement centralisées en France. Plus largement, cet article enrichit notre compréhension des mécanismes qui façonnent les spécificités locales de l’habitat social et de la relation entre ce segment du parc de logement avec les dynamiques de ségrégation résidentielle.

Cet article explore la diversité des configurations locales du parc de logements locatifs sociaux. Nous réalisons une analyse quantitative et descriptive en nous intéressant aux caractéristiques des logements, au profil des locataires, aux dynamiques récentes de production et aux configurations d’acteurs intervenant dans leur gestion. Nous utilisons principalement les données du Répertoire du Parc Locatif Social (SOeS, 2013) et du Recensement de la population (Insee, 2013) pour construire une typologie des communes de l’unité urbaine de Paris. Notre approche localisée et systématique de l’offre de logement social fait ressortir dix types de parcs sociaux. Elle montre d’abord que le logement social n’est pas un habitat uniforme et n’accueille pas une population homogène. Outre les contrastes liés aux caractéristiques des logements, largement hérités des politiques passées (1960-1970), il ressort que la diversité actuelle des parcs sociaux tient aux types d’acteurs impliqués dans leur construction et dans la sélection des locataires. La pluralité de leurs objectifs, de leurs intérêts et de leurs pratiques alimente de forts contrastes dans la mobilisation de cet habitat à l’échelle locale, et ce même si les politiques du logement restent fortement centralisées en France

Les classes moyennes font l’objet de nombreuses controverses autour de leurs contenus, de leurs contours et de leur place dans la structure des inégalités sociales. Les travaux récents insistent sur leur dérive et leur déclassement, réel ou craint, et souli-gnent leur développement numérique et leur diversification croissante. Cet ouvrage prolonge ces débats à partir de l’analyse des relations des middle classes à l’espace urbain et à ladiversité sociale dans deux contextes spécifiques : Paris et Londres. Il est construit sur une double interrogation située au croisement de la sociologie de la stratification sociale et de la sociologie urbaine : comment les pratiques et les représentations des classes moyennes à l’égard des espaces urbains participent-elles de la définition et de la complexifica-tion de leurs positions sociales ? Enquoi les classes moyennes sont-elles actrices de la transformation des espaces dans lesquels elles évoluent et quelle place occupent-elles dans les processus de ségrégation à différentes échelles ? Ces questions s’ins-crivent dans un courant récent de la recherche urbaine qui, revisitant les caté-gories couramment utilisées pour analyser le rapport à laville des classes moyennes et ses effets sur la ségrégation, entend dépasser les analyses focalisées sur les stra-tégies de protection sociospatiale de ce groupe et leurs expressions emblémati-ques : lasécession urbaine et la périurba-nisation. Du même coup, le livre revient aussi sur la thèse de la gentrification, qui met en avant les pratiques locales de domi-nation des classes moyennes et leur parti-cipation à l’éloignement résidentiel des classes populaires. [Premier paragraphe]

Les anciennes communes de la banlieue rouge ne sont pas toutes en voie de gentrification, loin de là. Tandis que certaines demeurent populaires, d’autres connaissent des formes d’embourgeoisement rapide qui doivent beaucoup aux politiques du logement promues par leurs maires. Le recours fréquent à la notion de gentrification pour décrire les processus de mutations sociales et urbaines des quartiers populaires centraux ou de proche banlieue tend à masquer la complexité des dynamiques de transformation en cours dans la diversité des espaces populaires de la métropole parisienne...