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Si la fermeture des frontières de l’espace Schengen s’est effectuée en quelques jours, la levée progressive de ces restrictions se fait dans le plus grand désordre.

in Les Dossiers du CERI Publication date 2020-05-04
BENKER Elisa
CANTAT Céline
FINE Shoshana
GEMENNE François
JAULIN Thibaut
PÉCOUD Antoine
REDDY Michelle
SAVATIC Filip
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Pour limiter la propagation du coronavirus, la plupart des gouvernements a fermé leurs frontières et multiplié les restrictions de circulation. Un des effets notables de la fermeture des frontières est d’avoir placé nombre d’Européens dans une position - certes temporaire - d’immobilité. Rarement, sauf en temps de guerre, les citoyens européens, dont le passeport permet habituellement de visiter autour de 180 pays sans autorisation préalable, ne s’étaient vu imposer de telles restrictions à leur mobilité, aussi bien vers d’autres continents qu’au sein même de l’ Europe. Cette restriction des mouvements revêt ainsi une dimension inédite : elle s’applique aux populations du nord alors qu’elle s’impose en temps normal aux « migrants » du sud.

in Toute l'Europe.eu Publication date 2020-05
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La crise du Covid-19 a poussé les 26 Etats membres de l'espace Schengen à restreindre la circulation des personnes aux frontières extérieures de la zone, mais aussi en son sein. Ces mesures ont des implications politiques, économiques et juridiques, et menacent l'avenir de cet espace de libre circulation, qui n'avait jamais été aussi contrarié depuis son entrée en vigueur en 1995. D'un côté, une liberté constitutive de l'identité européenne, de l'autre, une menace sanitaire sans précédent dans l'histoire contemporaine. Depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 150 000 morts sur le continent, l'Europe fait face à une équation insoluble. Elle a dû en effet largement revenir sur la suppression des contrôles aux frontières intérieures, un principe fondateur de l'espace Schengen. Créé en 1985, ce dernier, qui compte 26 États (22 États membres de l'UE + l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse), n'avait jamais été aussi contrarié dans son fonctionnement : des contrôles stricts ont été réinstaurés sur l'ensemble de son territoire, et à ses frontières extérieures. Dans quelle mesure peut-on encore entrer dans l'espace Schengen et circuler entre ses pays membres ? Quelles sont les implications de cette situation exceptionnelle ? Et comment préparer au mieux la levée de ces restrictions, alors que la Commission européenne a présenté mercredi 13 mai des orientations pour un retour "coordonné" et "progressif" à la normale ? Toute l'Europe fait le point aux côtés de Virginie Guiraudon, directrice de recherche en sciences politiques au CNRS et spécialiste des questions migratoires en Europe.

Extrait : "Les Etats européens devraient respecter leurs engagements internationaux en matière de sauvetage en mer et de droit d'asile. Le Covid-19 n'empêche pas l'arrivée des personnes qui peuvent être (...) si nécessaire mises en quarantaine 14 jours comme d'autres personnes qui arrivent de l'étranger", abonde auprès de l'AFP Virginie Guiraudon, spécialiste des questions de migrations à Sciences-Po à Paris et directrice de recherches au CNRS. "Pour rappel, l'Allemagne, qui a demandé aux bateaux humanitaires allemands de cesser leurs opérations le 6 avril, fait venir 60.000 travailleurs saisonniers pour récolter des asperges, d'autres pays font de même, donc clairement, quand on veut, on peut accueillir pendant la pandémie", ajoute Mme Guiraudon.

Les 27 tiennent, jeudi 26 mars, un « télé-sommet » avec pour défi de démontrer l’utilité de l’échelon européen. La Commission mise avant tout sur sa compétence économique pour « panser » l’après Coronavirus. Extrait 1 : « Ce n’est pas le moment de baisser les bras, cela pourrait être la crise de trop si nous n’arrivons pas à faire vivre la notion de solidarité inscrite dans les traités », estime Virginie Guiraudon, du CNRS, experte des mobilisations transnationales. Extrait 2 : Une logistique européenne à inventer Pour venir au secours des pays manquant de matériel médical, une réserve stratégique, rescEU, a été formellement créée pour fournir les respirateurs et masques de protection manquants. Les États membres y participeront sur la base du volontariat. « C’est le moment de voir s’il y a une plus-value à être à 27 plus que seul dans la panade », estime Bruno Palier, du Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po.

First Lines: In the midst of Europe’s coronavirus problem, a new border crisis has flared up. On Feb. 29, Turkish President Recep Tayyip Erdogan declared Turkey would open its European borders. Thousands of migrants from Syria and Afghanistan soon gathered near the Greek border and along the Turkish coast. What has provoked the current migration crisis and what will happen now? Buses from Istanbul transported Syrian and Afghan migrants to the no man’s land between Greece and Turkey — but Greek border guards violently repelled them with tear gas and stun grenades. On March 2, 22-year-old Aleppo-born Mohamed El-Arab died after being hit by a rubber bullet.

Ils auraient dû se retrouver à Istanbul, mais la pandémie de coronavirus en a décidé autrement. Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont plutôt parlé par visioconférence. Au menu des discussions des présidents turc et français et de la chancelière allemande, les migrants auxquels la Turquie a permis de se diriger vers l'Europe et qui se retrouvent coincés face à une frontière grecque fermée désormais à double tour, pour ne pas revivre la crise migratoire de 2015, et pour empêcher la propagation du Coronavirus. Entre protection des frontières, droit d'asile et soucis humanitaire, l'Europe fait-elle ce qu'elle a à faire sur la questions des migrants ? Avec : - Virginie Guiraudon, directrice de recherche au CNRS, en poste au centre d'études Européennes et de politique comparée à Sciences Po, Paris - Emmanuel Blanchard,un des co-fondateurs du réseau Migreurop (2002), président de 2015-2019. Il est encore aujourd'hui un militant actif

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Après avoir annoncé l’ouverture de sa frontière, Recep Tayyip Erdogan a finalement donné l’ordre samedi 7 mars aux services de garde-côtes d’empêcher les migrants de traverser la mer Egée. La décision initiale du président turc avait provoqué un tollé chez les Européens, qui feignent d’ignorer que la délégation du contrôle de l’immigration à des États tiers est en réalité une politique par défaut, faute d’accord sur une politique commune en matière d’immigration. Quand elle échoue, le seul « plan B » est la militarisation de la frontière, des opérations de Frontex, et comme en Grèce des « camps fermés ».

En signant avec la Turquie un "accord" sur l'immigration (en fait, une déclaration commune sans valeur juridique), l'Europe a placé Ankara dans une position de force, et s'est laissée prendre elle-même dans son propre piège. Entretien avec Virginie Guiraudon, chercheuse au CNRS. L'Union européenne refuse de céder aux injonctions de Recep Tayip Erdogan, qui utilise la pression migratoire à des fins politiques. Elle soupçonne d’ailleurs le président turc de mentir sur le nombre de personnes qui seraient sur le point de rejoindre la Grèce, 150 000 d'après lui… Tout comme elle suppose qu’Ankara a permis de franchir la frontière avec l’Europe, à des réfugiés déjà présents depuis un moment en Turquie, et pas nécessairement syriens. Toujours est-il qu’appelée à l’aide par la Grèce, l’Europe ne prévoit guère pour l’instant que des mesures sécuritaires, de contrôle des frontières.

in Political Science in Europe. Achievements, Challenges, Prospects Edited by BONCOURT Thibaud, ENGELI Isabelle, GARZIA Diego Publication date 2020-03
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First lines of the introduction: This chapter reflects on the diversity of approaches in political science and its associated challenges, comparing them with the risks of conforming to a single doxa and praxis. Alongside the fashionable and ubiquitous term “diversity,” I will use the concept of “pluralism.” It refers to the desirability of multiple opinions, even if they are not equally valued. John Stuart Mill powerfully argued that science would be “dead dogma” if it dismissed eccentrics and defenders of unpopular minority opinions (Lloyd, 1997). He insisted on the importance of pluralism and the pursuit of liberty, not just for political debate, but also for scientific progress. First, I will establish whether there is a dominant paradigm, as defined by Thomas Kuhn, with an aligned ontology and methodology (Hall, 2003), or parallel “research programmes,” a term coined by Imre Lakatos to designate concomitant scientific inquiries, based on each with a hard core of theoretical assumptions and auxiliary hypotheses. This implies distinguishing two levels of analysis: first, the existence of a consensus on the scientific method, the boundary work on what constitutes political science and what does not; second, the multiplicity of more specific theories that may be context-bound and fleeting in nature—what the “epistemological anarchist,” Paul Karl Feyerabend, referred to as scientific “fads” in Against Method (1975). There are plenty in political science: “the cultural turn,” the “neo-institutionalist” decade, the return of political psychology, and so forth.

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